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5 astuces géniales pour bien vivre la messe du dimanche avec des petits

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Comment assister à la messe dominicale sans casse ni fracas avec nos chères têtes blondes ? Des mamans témoignent et nous livrent quelques clés pour vivre ce rendez-vous hebdomadaire le plus sereinement possible, en union de patience et d’amour !

Le Pape Francois a dit : « Je n’aime pas qu’à l’église on éloigne les petits enfants qui pleurent pendant la messe. Leur plainte est la meilleure prédication. Elle ne dérange pas. Cela peut être la voix de Dieu. » Formidable encouragement à ne pas renoncer à cette rencontre hebdomadaire avec Jésus sous prétexte que nos enfants ne tiennent pas en place avant cinq ans ! Il n’empêche, une messe avec des petits, pour qu’elle soit bénéfique à tous et à chacun, cela se prépare. Et les mamans interrogées ont mille expériences à partager…

Anticiper pour mieux gérer

Une messe avec de jeunes enfants se prépare : Petits livres, couches et lingettes, éventuellement des boudoirs pour les plus jeunes. Marie- Emmanuelle prévoit « des petits livres de messe, quelques petits jeux non-bruyants et en rapport avec la foi, comme des animaux de l’arche de Noé ».

Pourquoi ne pas lire la lecture du jour sur le chemin de l’église ? Cela peut être un bon moyen de les préparer à ouvrir grands leurs oreilles pour écouter la Parole de Dieu. Anne anticipe déjà ses futures messes avec enfants : « Plus tard je pense que nous lirons ensemble les lectures avant la messe pour qu’ils soient plus attentif. J’aime beaucoup le Magnificat junior qui accompagne les enfants pendant la messe. ». Sophie, mère de deux jeunes enfants, « les fait courir et se dépenser avant ! Il faut donc partir assez à l’avance. » Partir suffisamment à l’avance permet aussi de choisir votre place, celle qui sera stratégiquement la meilleure.

Un placement stratégique

Certains parents préfèrent se placer discrètement au fond de l’église, à proximité de la porte d’entrée et de sortie ! En cas d’hurlements, «on évacue très vite ! » explique Céline.
Mais pour Marie, maman de 7 enfants de 7 mois à 10 ans, hors de question de se cloîtrer au fond de l’église : « Chez nous c’est au premier rang pour qu’ils voient bien. Nous expliquons régulièrement le sens de la messe et son déroulé. Jusqu’à 2 ans, nous leur laissons un jouet ou un doudou, pour les autres éventuellement un livre de messe pendant l’homélie. Il est important de les sensibiliser tôt ! Nous essayons de leur faire comprendre au maximum LE mystère. Après je ne dis pas qu’il n’y a pas de « raté ».
Pour Anne, le placement est très simple : « Je me mets à côté des gentilles personnes ! Mon fils se retrouve dans les bras des grands-mères qui sont ravies et moi je prie pendant ce temps- là ! ».

Garderies, éveil à la foi, salle vitrée…

Des solutions pour les familles existent. Cela dépend beaucoup des églises, des prêtres et des communautés. Les garderies rendent un grand service à de nombreux parents qui peuvent – enfin – trouver un temps de recueillement et de prière au cœur d’une semaine bien agitée.

Marie-Emilie, mère de trois tout-petits de 3 ans, 2 ans et 2 mois, n’a pas de garderie dans sa paroisse mais « en rêve » ! Pour elle  « il est préférable de les mettre [à la garderie] et passer une bonne messe plutôt que de les gronder et d’empêcher ses voisins de prier. C’est une messe pas autre chose… il faut avoir du respect pour le Bon-Dieu, pour les prêtres et les autres personnes. Un abbé disait qu’il valait mieux les mettre à la garderie plutôt que de passer sa messe à essayer de les tenir parce qu’ils verraient la messe comme quelque chose de pénible. Je pense qu’il a raison. »

Catherine n’est pas d’accord, selon elle les enfants ont toute leur place à la messe : « Les prêtres n’ont pas tous les mêmes retours. Celui de la paroisse de mes parents apprécie énormément de voir des petits enfants à la messe car, comme il dit, c’est de plus en plus rare et c’est tout petit qu’il faut les y habituer. Un enfant fait du bruit, c’est normal. On ne va pas le museler ! »

Ingrid, mère de trois enfants, profite régulièrement de la garderie pendant la messe : « Mais on commence à culpabiliser que nos enfants viennent comme des touristes ! »

Dans d’autres églises, une salle vitrée, quelquefois munie d’un écran pour suivre la messe sans déranger l’assistance, est réservée aux familles. Cette solution n’est pourtant pas au goût de tous. Claire explique : « Je trouve ça très pénible d’être mis de côté, sous couvert de bienveillance, dans une salle avec un mauvais micro, un aquarium sur le côté de l’église où tout le monde hurle en plus sous prétexte qu’on ne nous entend pas !  Dans notre paroisse ici il y a une salle avec plein de bouquins en tout genre et des jeux de toute sorte, du coup mes filles de 5 et 3 ans 1/2 pleurent pour y aller alors qu’il est largement temps pour elles d’apprendre à suivre la messe ! »

Anne abonde dans le même sens : « Testé une fois… j’avais envie de leur dire dans ces cas-là je reste chez moi et je regarde France 2. » Ludivine nuance : « J’aime bien en tant que maman que l’on puisse avoir un endroit où aller avec les petits pour s’isoler. Mais tout est dans la mesure et l’état d’esprit. J’ai moi aussi souvent l’impression que l’invitation à se rendre dans ce genre de salle est en fait une sommation impérative et urgente ! Assez déplaisant et peu fraternel comme message. »

La solution de l’éveil à la foi  à partir de 3 ans, est quant à elle, très appréciée. Ce temps passé « hors de la messe » prend tout son sens avec une explication de la liturgie faite spécifiquement pour les enfants.  «Même les agités sont plus calmes du fait d’avoir eu un moment adapté à leur âge avant » explique Anne.

Habituer les enfants au silence et au calme

Comment prier avec des enfants remuant, chouinant, s’agitant dans les jambes ? Comment se recueillir en sachant que nos enfants dérangent nos voisins ? La grande majorité des parents fait son possible pour tenir ses chérubins en place mais quelquefois les plus grands efforts ne sont rien face à l’obstination… d’un enfant énervé.

« Il n’est pas facile de prier avec un enfant agité alors aidons-nous les uns les autres, demande Catherine. Expliquons à l’enfant pourquoi il faut chuchoter, faisons lui visiter l’église pendant la messe, montrons lui les statues, le chemin de croix, la Vierge-Marie… Ainsi nous l’éveillerons à la foi. Il est important de rester calme et d’éviter de gronder son enfant pendant la messe. Plus on s’énerve, plus ils s’énervent et plus ils font du bruit. Personnellement, je préfère entendre un enfant jouer dans son coin pendant la messe, qu’un enfant en train de râler sans arrêt avec des parents sur les nerfs. »

Céline est d’accord : « J’ai trois enfants et je trouve que le mieux c’est d’être tout devant pour qu’ils soient plus attentifs et surtout les laisser faire… bon, s’ils hurlent je les sors bien sûr, mais j’ai remarqué que quand je leur demande de ne pas faire de bruit c’est pire ! ». Anne conclut : « D’autant que parfois, les parents sont plus bruyants que leur enfant ! »

Ne pas s’énerver, Ophélie aimerait bien. La jeune maman d’une famille très nombreuse nous confie  sa peine : « J’appréhende la messe avec tous les enfants… et ce, dès le samedi ! Ils bougent tellement… dès qu’il y en a un debout, un autre se lève ! Avec sept enfants, dont cinq garcons,  la messe est devenue un calvaire pour moi. »

Lâcher du lest et prier !

Sophie se fixe un objectif chaque dimanche : « Leur faire comprendre que l’endroit et le moment sont sacrés, et que c’est le lieu pour recevoir la force pour aimer. On s’y dirige par des montagnes russes, on s’en approche, on s’en éloigne… quand ils s’excitent ou s’énervent, j’essaye autant que possible de les confier à l’amour de Dieu. »

Ne pas désespérer devant le comportement de nos enfants à la messe, demander de l’aide au Seigneur et, pourquoi pas, à l’assistance quand le petit dernier hurle et que les ainés souhaitent aller communier ! Jésus était le premier à « laisser venir à lui les petits enfants », ne les excluons pas des églises mais ne les érigeons pas en rois pour autant. Tout semble être dans l’équilibre et le bon sens.

Fanny, mère de trois enfants, a trouvé la solution en s’expatriant en Afrique, la messe étant en plein air, ses enfants vont et viennent plus facilement. Elle nous raconte une anecdote déculpabilisante : « Dimanche dernier, des poules se baladaient au milieu de l’église en plein air, les enfants couraient après, bien-sûr, à grand renfort de « Cot coooooooooot ! » Et soudain, mon fils m’a dit : « Maman ! Les poules ne sont vraiment pas sages à la messe heeeeeeinnnn ?! »

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