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Arrêtez de dire que vous êtes trop vieux pour faire les choses !

© Shutterstock
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L'âge, c'est bien connu, c'est dans la tête ! Pourquoi, alors qu'on est en bonne santé physique, persistons-nous à dire qu'on est trop vieux pour ceci ou cela ? Fausses excuses, état d'esprit négatif ? Lisez plutôt ces témoignages...

En tant que trentenaire, je ne compte même plus le nombre de fois où j’ai entendu des personnes de ma génération utiliser l’expression « ça n’est plus de mon âge. » J’ai une amie en particulier qui « a passé l’âge » d’aller à un concert et qui est « trop vieille » pour regarder un film passé 21 h. À plusieurs reprises, j’ai entendu l’une de mes connaissances, qui est architecte d’intérieur et qui a 42 ans, dire qu’il « passait un moment de vieux ! »

Mais ça va encore plus loin. Apparemment cette mentalité a aussi imprégné la génération Y. Lors des fêtes d’anniversaire des jeunes ayant la vingtaine, une phrase revient souvent qui rappelle le temps où ils étaient lycéens et étudiants : « Je me sens tellement vieux. » Les célébrités (qui sont bien sûr un peu obsédés par la jeunesse) se lamentent, elles,  d’être « vieux » à 30 ans, parfois même à 25 ans.

Bien sûr, beaucoup de ces phrases sont dites avec ironie et humour, mais la vraie ironie est que ces phrases sont de plus en plus à la mode à une époque où les Hommes vivent plus longtemps qu’avant. On pourrait également dire que nous sommes en quelque sorte tous plus jeunes qu’avant. En effet, si l’on vit jusqu’à 100 ans, on n’a donc pas encore vécu la moitié de notre vie à trente ou même quarante ans. Donc si à la vingtaine on se plaint déjà d’être « vieux », c’est que l’on prévoit d’être trop vieux pour les 70 ou même 80 années qui nous restent à vivre ! Est-ce que les jeunes, et les moins jeunes, adultes s’empêcheraient de vivre leur vie sous prétexte d’être prématurément séniles ?

L’âge n’est qu’un nombre, ce qui compte c’est le regard que l’on porte sur son parcours

D’après Galit Nimrod, professeur associée au département des sciences de communication et chargée de recherche au centre multidisciplinaire du vieillissement à l’université Ben Gurion de Negev (Israël), cette tendance à moins à voir avec l’âge d’une personne et plus avec le regard qu’elle porte sur son parcours. « Le fait de se dire “je suis trop vieux pour ça” n’a rien à voir avec la condition physique d’une personne, mais plutôt avec là où elle en est dans sa vie et la perception qu’elle a de ce qui est attendu d’elle à ce moment-là », explique-t- elle.

Par exemple, dans certaines cultures, aller en boîte est réservé aux jeunes et aux célibataires. Une fois mariés, ils arrêtent cette activité, bien qu’ils soient toujours capables de danser et qu’ils apprécient probablement ces sorties. « Ils disent certes “je suis trop vieux”, mais ce qu’ils veulent vraiment dire, c’est qu’ils « sont passés à autre chose » ajoute-t- elle.

Cette plainte récurrente serait en fait un état d’esprit, et une excuse, que les experts du vieillissement croient infondée. Ces dernières années, divers changements culturels et technologiques ont commencé à faire évoluer les choses. De nombreuses personnes cherchent encore l’amour passé la quarantaine ou redeviennent célibataires à un âge plus avancé. « Ce phénomène a pour conséquence que de moins en moins de personnes font ce qu’elles sont “sensées” faire à leur âge » nous apprend le professeur Nimrod qui ajoute que, les contraintes que représentent l’âge et l’espérance de vie deviennent de plus en plus faibles dans la participation à diverses activités. « Nous voyons maintenant des personnes ayant la quarantaine dans des aires de jeux et d’autres passé soixante ans traversant l’Himalaya » !

Bien que certains éprouvent un malin plaisir à annoncer à tous qu’ils sont « trop vieux », ce concept de vieillir jeune n’empêche pas, la plupart d’entre nous, de prendre des risques et de se réinventer au cours de leur vie. Plusieurs femmes témoignent du fait que, même si elles ont dépassé la vingtaine, elles disposent encore de beaucoup de temps pour découvrir de nouvelles choses.

 

Il n’y a pas d’âge pour démarrer de nouvelles activités

À 50 ans, Lynn Tejada a mis entre parenthèses sa carrière de 22 ans en relations publiques le temps d’un job saisonnier en tant que vendeuse pour son magasin de vêtement préféré au central commercial à côté de chez elle. « J’ai pensé “Pourquoi pas ? » explique-t- elle. « Cette expérience de 4 mois m’a beaucoup appris et je recommande vivement de vivre des expériences complètement nouvelles à n’importe quel âge.  »

Pour Eaddy Sutton, 46 ans et qui a commencé de nombreux nouveaux loisirs ces dernières années, l’âge n’est vraiment qu’un nombre. « Le secret [bien gardé], c’est que la plupart des individus suivent de nouvelles passions tout au long de leur vie. Nous sommes juste issus d’une culture obsédée par la jeunesse et qui tend à nous faire oublier à quel point la vie est longue et intéressante. »

À l’âge de 30 ans, Liane Yvkoff, qui en a maintenant 39, a laissé derrière elle une carrière très lucrative pour se consacrer à sa passion et devenir auteur. « Je n’ai pas fait d’école de journalisme, je n’avais pas de contacts et peu d’expérience. La concurrence des auteurs plus jeunes et mieux connectés est rude, mais je pense toujours sérieusement à en faire mon métier. »

À 48 ans, Bernadette Murphy a appris à faire de la moto, a même fait un trek à moto, est partie vivre trois mois en Polynésie française, a appris à plonger et s’est mise à l’escalade et à l’escalade glaciaire. « Je vis plus pleinement aujourd’hui qu’à 20 ou 30 ans, parce que j’ai appris à prendre des risques et que je n’ai plus constamment peur » explique-t- elle. « J’ai assez d’expérience pour savoir que je saurais gérer ce qui arrivera. C’est ça le vrai avantage de l’âge. »

Molly Moynahan, auteur de 59 ans, partage avec nous son expérience : « J’ai commencé à tisser il y a deux ans dans une classe pleine d’autres femmes tisserandes. Ça a été une excellente façon d’acquérir une nouvelle compétence et de m’enlever un peu de pression concernant l’écriture et les difficultés à se faire publier. »

Il y a huit ans, Naomi Eisenberger, qui se décrit comme « une très jeune septuagénaire », a fondé Good People Fund, une petite entreprise philanthropique à but non-lucratif qui aide les autres à faire le bien dans leurs communautés. À ce jour, elle a levé et distribué plus de 7 millions de dollars pour l’organisation.

Les exemples de deuxième vie sont nombreux. Jill Morley, aujourd’hui 50 ans, a commencé la boxe à 40 ans et a remporté le Golden Gloves 1 dans la Master’s Division. B. Lynn Goowin a attendu d’avoir 62 ans pour se marier pour la première fois…

Alors que de plus en plus d’individus commencent de nouvelles activités et carrières et adoptent de nouveaux centres d’intérêt tout au long de leur vie, il ne reste plus qu’à espérer que l’excuse d’être trop vieux pour participer à une activité particulière finisse par passer de mode. « Je crois qu’avec le temps, nous allons être de plus en plus souvent témoins de tels phénomènes et qu’une encore plus grande acceptation face à ces comportements émergera » conclut le professeur Mme Nimrod.

Donc, si une femme de 70 ans change la vie de milliers de personnes avec sa start-up à but non lucratif et qu’une autre, à la fin de la quarantaine, peut partir faire un trek sur une grosse moto, pourquoi seriez-vous trop vieux pour rester assis le temps d’un concert un vendredi soir ?

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