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Le Saint-Siège en campagne pour promouvoir « la non-violence » dans le monde

© MASSIMILIANO MIGLIORATO/CPP
January 31, 2015: Msgr. Paul Richard Gallagher, Vatican Secretary for Relations with States, during the inauguration of the 86.mo judicial year Court of the State of Vatican City.
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Le secrétaire pour les relations avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher, explique au Japon le nouveau style de politique mondiale souhaité par le pape François.

« Le monde ne trouvera de vraie paix que lorsque certaines limites éthiques naturelles insurmontables seront reconnues et que des piliers auront été rapidement mis en place pour soutenir le développement intégral de l’homme ». Cette phrase du secrétaire pour les relations avec les États, Mgr Paul Richard Gallagher, prononcée lors de sa visite au Japon, du 28 janvier au 3 février, résume tout le sens de la campagne internationale menée par le Saint-Siège, pour promouvoir la « non-violence » comme style d’une nouvelle politique mondiale.

Car la « guerre mondiale en morceaux », pour le dire à la manière du pape François, le terrorisme, toutes les crises internationales avec leur poids d’injustices et les énormes dépenses pour les armes qui étouffent le cri des pauvres, demandent une réponse adéquate, unanime et rapide, souligne l’Osservatore Romano en commentant cette campagne. Campagne dont se fait l’écho Il Sismografo en suivant de très près les déplacements des hauts représentants de la diplomatie vaticane.

Revenir aux fondements des relations humaines

Le Saint-Siège souhaite faire passer l’idée que « la paix est le fruit d’un apport complexe qui doit être véhiculée par une culture de paix ». Idée au cœur de l’intervention de Mgr Gallagher à la tribune de l’université Sophia de Tokyo, au dernier jour de sa visite, le 2 février. Une Lectio magistralis, sur la promotion d’une culture de paix, telle que développée par le pape François – en particulier dans son message pour la journée mondiale pour la paix consacrée cette année à « la non-violence », comme style d’une politique de paix « active et créative » – où les acteurs de la vie internationale sont invités à revoir « leurs méthodes, leurs choix et leurs outils politiques, juridiques et institutionnels ».

« En regardant le panorama mondial », a expliqué le représentant du Saint-Siège, le Pape a introduit l’expression de « guerre fragmentée » pour faire comprendre que la situation mondiale est une combinaison de tant de facteurs – intérêts égoïstes, pauvreté, mauvais développement, domination territoriale, sphères d’influences – mais surtout le signe d’un besoin urgent de revenir « aux bases fondamentales des relations humaines, à celles d’un ordre intérieur et international ». Une vraie culture de paix, dans l’esprit de François, a-t-il poursuivi, exige « des engagements concrets, solides, et structurés », pas des « théories » ou des « a priori », comme c’est le cas le plus souvent, croyant qu’une seule solution pourra résoudre toutes les difficultés.

Règlementer l’usage de la force

Ceux, trop nombreux, qui confondent la paix avec la non-utilisation des armes, « oublient le lien essentiel entre la paix et une culture fondée sur la paix », a souligné Mgr Gallagher, rappelant que tout ce qui menace la paix aujourd’hui « ne vient pas seulement de guerres et hostilités » auxquelles on est habitué au sens classique du terme mais également d’autres problèmes. Il va de soi qu’une « culture de la paix »  est avant tout l’antithèse du « recours à la guerre« , il est donc fondamental que « le but ultime et le plus digne à viser pour l’être humain et la communauté soit l’abolition de la guerre« . En attendant « règlementer l’usage de la force, a déclaré le prélat, est un apport qu’une culture de paix peut exprimer, influençant l’action des institutions de la communauté internationale ». Cela suppose des efforts, un « sain réalisme » visant à « rapprocher concrètement les personnes, réconcilier individus et groupes qui ont des positions idéologiques opposées ».

Face au terrorisme, « moyen désormais utilisé pour déstabiliser la vie intérieure et internationale, faire régner la peur, la méfiance, le manque de cohésion, au lieu d’un climat pacifique et convivial », l’Église encourage vivement à rechercher « des solutions communes, réalistes et concrètes », à « revenir à une vision de paix juste qui inclue la liberté religieuse sous ses différentes formes, y compris l’objection de conscience », en utilisant les voies « du dialogue, de la discussion et de la négociation ».

Les universités en première ligne

Dans ce contexte, a conclu Mgr Gallagher, l’université joue un rôle fondamental : lieu de rencontre entre foi et raison, entre mémoire du passé et développement scientifique, elle favorise « la rencontre et les échanges entre différentes visions de la vie, de la technologie, de la politique et des convictions religieuses ». Un encouragement aux universités à ne pas devenir de simples « académies d’idées » ou des « chaînes d’affaires », qui serait vraiment « perdre leur voie ».

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