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« Ils rentrèrent chez eux par un autre chemin » ou le mystère de la rencontre

© Antoine Besson
Un Bambou, l'un des volontaires d'Enfants du Mékong en Asie du Sud-Est, joue avec les enfants des rues d'un camp de réfugiés climatiques sur l'ile de Leyte. Après le passage du typhon Haiyan en 2013, Enfants du Mékong y a supervisé des programme de reconstruction d'écoles et d'habitations tout en permettant aux enfants d'aller à l'école.
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Ce verset de l’Évangile selon saint Matthieu est une véritable leçon de vie.

« Ils rentrèrent chez eux par un autre chemin » (Mt 2, 12). Ainsi se termine l’Évangile de l’Épiphanie. Ainsi prend fin cette irruption romanesque de trois étrangers entichés d’une étoile dans le livre saint des chrétiens.

Le destin des mages de l’Évangile est inconnu de tous. Seule certitude évangélique, ils rentrèrent différemment ! Peut-être même différents. Ils sont arrivés cherchant un roi dans un palais. Ils ont découvert et reconnu un Dieu dans une mangeoire. Comment ne rentrerait-on pas différent ?

Je ne sais pas pourquoi cette phrase m’intrigue. Elle me revient souvent en mémoire. « Ils rentrèrent chez eux par un autre chemin. » Elle me semble receler un mystère. Une leçon de vie peut-être. Les mages ont fait une rencontre et cette rencontre les a bouleversés au point de changer leur manière d’être et de faire. N’est-ce pas là le sens de toute rencontre ?

Un réfugié laotien me racontait il y a peu son retour au pays, 28 ans après l’avoir quitté clandestinement. L’émotion occupait une large place dans le récit de Somprasong. Ses découvertes sur place, ses souvenirs, ses rencontres avec sa famille restées sur place étaient essentielles. Il ne pouvait pas vivre sans. Mais tout cela était nécessaire… pour lui permettre de mieux rentrer à Paris. Pour le libérer. « J’ai enfin fermé une parenthèse ouverte le jour de ma fuite » disait-il. Somprasong est rentré à Paris « par un autre chemin » parce qu’il était enfin en paix. Il pouvait regarder vers l’avenir.

La rencontre nous transforme

Un parrain nous a écrit il y a peu après avoir rencontré sa filleule, Maria Nhi, accompagné de son fils. Il était originaire du Vietnam et s’était la première fois qu’il retournait avec son fils dans son pays d’origine. « Lorsque nous l’avons quittée, elle pleurait à chaudes larmes » nous écrit-il : la rencontre entre un parrain et sa filleule est un moment fort pour ceux dont l’avenir et l’éducation n’ont été possible que grâce à un geste d’une profonde générosité. Maria Nhi aussi est sans doute rentrée chez elle « par un autre chemin », transformée.

La rencontre nous transforme. Encore faut-il prendre le temps de cette rencontre. C’est facile en Asie ou en voyage. C’est plus difficile au quotidien dans la routine. Quand me suis-je laissé toucher pour la dernière fois par un autre ? Est-ce que je pratique suffisamment le cœur à cœur ? Ai-je écrit récemment à mon filleul d’Enfants du Mékong ?

http://www.enfantsdumekong.com

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