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Les petits secrets de la basilique Saint-Pierre

©Antoine MEKARY/ALETEIA
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Le 18 avril 1506, le pape Jules II posait la première pierre de la basilique Saint-Pierre qui deviendra le plus grand édifice de la chrétienté. Connaissez-vous tous ses secrets ?

Le 18 avril 1506, le pape Jules II, issu de la famille des Médicis, posait la première pierre de la future basilique Saint-Pierre de Rome, consacrée 120 ans plus tard par Urbain VIII comme le plus grand édifice de la chrétienté. Vous êtes passionnés d’histoire, admirateurs invétérés de la Cité éternelle ou simplement amateurs de faits insolites… Voici six faits insolites que vous ignorez peut-être

1. Il n’y a qu’une seule peinture dans la basilique

Depuis ses origines, le baroque repose sur trois piliers élémentaires que l’on retrouve dans la majorité des basiliques romaines : la couleur, le mouvement et l’illusion. Or, vous en oublierez sûrement le dernier si un guide ne vous accompagne pas durant vos pérégrinations romaines, car il trompe facilement un œil non averti. Si l’on ne s’attarde pas sur les scènes qui ornent les murs de la basilique par exemple, on s’imaginerait facilement qu’il s’agit de peintures, grâce aux détails des représentations. En réalité, la basilique ne compte qu’un seul tableau ! Tout le reste est entièrement décoré de mosaïques, dont la finesse et la précision font oublier tout aspect fractionné dans les différentes scènes… On imagine le temps qu’il a fallu pour achever la décoration des murs et de la coupole.

2. Il aurait dû y avoir un clocher

De nombreux architectes dont la renommée n’est plus à faire se sont succédés afin d’achever la construction de la basilique, qui dura plus d’un siècle. Parmi eux, le Bernin, également célèbre pour ses sculptures telles que la fontaine des Quatre-Fleuves, que l’on peut admirer place Navone, ou le tombeau d’Urbain VIII. Alors que la basilique commençait à prendre forme, il fut notamment en charge de la construction de deux clochers. Mais suite à une erreur de calcul, le premier s’effondra, entraînant l’abandon du projet originel, ce qui explique qu’il n’y en ait pas aujourd’hui.

3. Il a fallu déplacer des montagnes… au sens propre !

La construction de l’actuelle basilique Saint-Pierre fut ordonnée par le pape Jules II (1503-1513), mais avant elle en existait déjà une autre, construite par Constantin en 319. À cette époque, l’Empereur nouvellement converti mit fin à la politique de persécution des chrétiens, et ordonna de construire une basilique qui porterait le nom du premier pape. Le grand cirque de Néron était l’emplacement idéal pour une telle entreprise, mais Constantin ordonna que l’on construise la basilique là où le corps de saint Pierre avait été enterré. Pour cela, il dû donc faire déplacer pas moins d’un million de mètres cube de terre afin de faire le terrassement nécessaire à la construction, avec les moyens de l’époque.

4. On pourrait y mettre la cathédrale Notre-Dame de Paris

Avis aux Français qui voient en la célèbre cathédrale Notre-Dame un chef d’œuvre architectural : en termes de dimensions, elle est pourtant loin du gigantisme de la basilique Saint-Pierre, qui à elle seule compte 186 mètres de long et 10 000 mètres carrés de superficie. Si vous pénétrez à l’intérieur, vous verrez dans l’allée centrale des étoiles au sol, indiquant pour chacune un monument que la basilique pourrait contenir. Or, le point de repère qui indique la cathédrale Notre-Dame n’est situé qu’aux deux tiers de la basilique… Une surprise qui aide à prendre conscience de sa taille réelle.

5. La coupole aurait dû faire partie de la façade

Si vous avez l’occasion d’aller à Rome et que vous vous promenez sur les balcons de la Villa Médicis ou le long de la Trinité des Monts, vous aurez une vue imprenable sur la coupole, qui se détache nettement des autres monuments. Mais si vous prenez la fameuse Via della Conciliazione qui conduit tout droit à la basilique, vous vous apercevrez qu’au fur et à mesure de votre progression la coupole disparaît progressivement derrière la façade. En effet, à l’origine, la basilique devait être construite sous forme de croix grecque, mais les plans furent changés par Carlo Maderno pour en faire une croix latine (avec une nef plus longue que les transepts). Ce dernier changement a donc bouché la perspective de la coupole, qui n’est désormais entièrement visible que de loin.

6. Le Bernin a laissé son chapelet dans une des colonnes du baldaquin

L’une des richesses les plus impressionnantes de la basilique est assurément le baldaquin créé par le Bernin. Situé au dessus de l’autel papal et du tombeau de saint Pierre, il comprend quatre colonnes torsadées qui s’élèvent vers la coupole et soutiennent le globe terrestre et la croix. Or, si vous vous approchez de la colonne arrière gauche, vous pourrez distinguer le chapelet du Bernin, coulé dans le socle de la colonne… Un héritage pour le moins unique !

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