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« Les racines chrétiennes sont bien plus que du folklore »

Horst Köhler, Bundespräsident a.D. © Christliches Medienmagazin pro
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L’ancien président de la république allemande a été profondément secoué par le Pape François.

À l’occasion de la remise au Pape François du prix Bambi – récompense attribuée chaque année à une personnalité du monde des médias –, Horst Köhler, ancien président allemand (de 2004 à 2010), a parlé du pontificat du Pape François comme d’une exhortation visant à faire comprendre ce que signifie de regarder droit dans les yeux les racines chrétiennes de l’Europe, comme le raconte le magazine Pro.

« François nous fait comprendre avec une clarté sans pareil que les racines chrétiennes ne sont pas du folklore, mais une exigence à avoir envers nous-mêmes », explique-t-il dans son discours. Toute vie possède une dignité inaliénable et mérite un respect infini : « c’est avec une légèreté et une gaieté presque riante, sans peur ni amertume, que le Pape nous propose un amour de prochain qui apparait presque comme une provocation » explique Köhler, pourtant protestant convaincu.

« Il nous tend un miroir »

Selon cet ancien président de la république, le Pape François revêt pour la société une fonction de modèle : « il nous tend un miroir et nous montre ce que peut signifier être un homme vrai, un chrétien ». Il se remémore certains actes spectaculaires de Pape François, comme le lavement des pieds de demandeurs d’asiles ou le partage avec des SDF de petits déjeuners pour son anniversaire. Le Pape nous montre chaque jour des gestes d’humanité.

Affronter la brutalisation et la radicalisation de la culture politique en montrant un cœur ouvert

« Non, l’Occident n’est pas votre propriété et le christianisme ne se laisse pas capturer comme une proie ». C’est ce que veut selon lui dire le pape aux « Populistes charlatans » qui se réclament des valeurs chrétiennes : « on ne défend pas les valeurs chrétiennes en les foulant aux pieds ». Ce que le pape offre pour contrer une culture politique qui se radicalise dans l’idéologie, à droite comme à gauche, c’est le douceur de son cœur ouvert.

« Je ne suis ni un catholique, ni un grand fan des grandes cérémonies avec un tapis rouge », explique-t-il. Mais le Pape François l’a tellement secoué avec ses manières si simples et sa joie si belle et contagieuse, que c’est avec un grand plaisir qu’il a souhaité faire ce discours pour le féliciter.

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