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Pape François : « Vouloir nier les différences sexuelles me déconcerte ! »

Brian Wolfe-CC
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C’est mettre en péril toute la dynamique du monde et son histoire, explique le Saint-Père en recevant les représentants de l’Institut Jean-Paul II sur le mariage et la famille.

La tentation de « nier » la différence sexuelle est si forte dans la culture moderne que cette dernière donne l’impression de s’être « bloquée » dessus, « au lieu de chercher à résoudre les problèmes qui la « mortifient », a fustigé le pape François en recevant au Vatican 400 représentants de l’Institut Jean Paul II pour les études sur le mariage et la famille. Pourtant, a-t-il ajouté, « le monde et l’histoire se porteront d’autant mieux que les choses iront bien entre l’homme et la femme ». Dans le cas contraire, la terre devient un « hostile » et l’histoire « s’arrête », a mis en garde le Saint-Père sans détours.

Cette audience, organisée dans le cadre des 35 ans de l’Institut, était une nouvelle occasion pour le Saint-Père de revenir sur « les idéologies » qui « agressent directement le projet familial ». Agression qui sème « incertitude et confusion » dans les esprits, entrainant un bouleversement dans « tous les liens familiaux et sociaux », si essentiels dans la vie de tout individu.

Fondé en 1981 par le pape Jean Paul II et rattaché à l’université pontificale du Latran, l’Institut est présent sur tous les continents. Il est chargé de veiller au « caractères sacré » du mariage et de la famille, les fameux enjeux de la « bataille finale entre le Seigneur et Satan », selon une prophétie de sœur Lucie de Fatima, avait confié son premier président le cardinal italien Carlo Caffara (1981-1995).


Lire aussi : Secrets de Fatima : « La bataille finale entre Dieu et Satan portera sur la famille et la vie »


Sans citer directement « l’idéologie du genre », le Saint-Père a parlé de péril pour la « frontière très délicate de l’humain », mise à mal de « bien des manières ». Insistant sur la nécessité de « reconnaître la différence comme une richesse et une promesse, et non comme un motif de domination et brimade ». Il en va de l’ « la dignité de l’homme et de la femme », dont la reconnaissance se fonde sur « la valeur positive de leurs relations », a souligné le Pape. « Comment peut-on connaître à fond l’humain que nous sommes concrètement sans tenir compte de cette différence ? », s’est-il interrogé. Différence qui apparait clairement « quand l’homme et la femme se parlent et s’interrogent, s’aiment et agissent ensemble, avec bienveillance et respect mutuel ».

Redonner « dignité » à la différence sexuelle

La culture moderne apporte beaucoup à « la redécouverte de la dignité de la différence sexuelle ». C’est « indéniable ! », a reconnu le souverain pontife. Et il n’en est que plus troublé : voir aujourd’hui cette culture comme « bloquée » sur « cette tendance au déni », plutôt que d‘aller à la recherche de solutions pour résoudre les problèmes qui la « mortifient », est « très déconcertant ». Et tout cela, à la faveur d’un « individualisme narcissique », d’une « conception de la liberté qui ne tient plus compte de la responsabilité des uns envers les autres » , et d’une « indifférence croissante au bien commun », a-t-il déploré. Sans compter toutes « les questions liées au développement des nouvelles technologies » qui ouvrent parfois la voie à « des pratiques allant contre la vraie dignité humaine ».

Dans un monde où « les liens conjugaux et familiaux »  sont mis à rude épreuve, c’est tout « le projet familial »  de Dieu qui en pâtit, atteint en plein cœur par ces  « idéologies ». La famille est une « icône » de l’alliance de Dieu avec les hommes. Et « l’alliance de l’homme et la femme dans la création s’apprend en son sein », se reflétant ensuite sur la société et sur « les relations entre les différentes communautés », a souligné le Pape.


Lire aussi : Théorie du genre : Une guerre mondiale est en train de détruire le mariage


Dans le sillage de Jean Paul II

En créant cet institut, Jean Paul II a su interpréter les signes de notre temps. Il a fait preuve d’une « intuition » qui mérite plus que jamais d’être « reconnue et appréciée » pour son actualité et sa fécondité, a relevé le Pape. À ses membres, en collaboration avec l’Académie pour la Vie, il demande de faire face à ces « menaces », en suivant les évolutions en cours et cherchant à « mieux les comprendre », de manière à mieux reproposer cette extraordinaire « invention de la création divine » que sont les rapports entre Dieu, l’homme et la femme et leurs enfants. La dynamique de ces rapports, a-t-il insisté, est « la clef en or » pour comprendre « le monde et l’histoire, et tout ce qu’il y a dedans ».

Le pape François quittera ses hôtes sur une recommandation essentielle : « Ne pas se résigner à l’échec humain », reconquérir les nouvelles générations «avec audace en tirant humblement les leçons du passé, comme souligné très clairement dans l’exhortation apostolique Amoris laetitia issue des deux synodes sur la famille, où il a été reproché à l’Église une idéalisation théologique du mariage parfois trop abstraite, presqu’artificiellement construite, loin de la situation concrète et des possibilités effectives des familles réelles. Cette idéalisation excessive, surtout quand nous n’avons pas éveillé la confiance en la grâce, n’a pas rendu le mariage plus désirable et attractif, bien au contraire ! », a renchéri le Pape.

En pleine conjoncture actuelle,  faire rayonner le plan familial de Dieu, exige donc « une fine intelligence du cœur », a insisté François, beaucoup de « compassion et miséricorde » pour « la vulnérabilité et faillibilité de l’amour entre les êtres humains ».

Théologie et pastorale vont de pair

Et de conclure : n’oublions pas que « les bons théologiens comme les bons pasteurs respirent l’odeur du peuple et de la rue, et, par leur réflexion, versent l’huile et le vin sur les blessures des hommes. Théologie et pastorale vont ensemble. Une doctrine théologique qui ne se laisse pas orienter et façonner par la finalité évangélisatrice et  le soin pastoral de l’Église est aussi impensable qu’une pastorale de l’Église qui ne sait pas garder précieusement la révélation et sa tradition en vue d’une meilleure intelligence et transmission de la foi ».

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