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Policiers, enseignants, familles… : halte aux agressions !

© Mustafa Sevgi / ANADOLU AGENCY
PARIS, FRANCE - OCTOBER 20: People take part in a rally of French police officers at Place de la Republique, in Paris, on October 19, 2016 to protest over mounting attacks on officers. Mustafa Sevgi / Anadolu Agency
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La semaine a été marquée par les manifestations de policiers las d’être pris pour cibles, par de multiples agressions contre des enseignants, et par la plainte de la Manif pour tous contre des incitations au meurtre.

Suite à l’attaque au cocktail Molotov d’un véhicule  de police le 8 octobre, à Viry-Châtillon (Essonne), qui a très gravement brûlé un des leurs, les policiers ont manifesté leur ras-le-bol d’être pris pour cibles tout au long de la semaine à Paris et dans une vingtaine de villes de province. « Tout a commencé lundi après-midi quand des SMS ont circulé, annonçant un cortège depuis l’Essonne vers l’hôpital Saint-Louis [où est soigné le policier grièvement blessé, Ndlr], rapporte La Croix : « Face à une hiérarchie carriériste, des élites syndicales enlisées dans leurs conflits, et une justice complètement désintéressée par notre sort, nous devons nous souder (…) ».

Colère des policiers, « panique au ministère »

Le soir de ce lundi 17 octobre, « la manifestation-surprise des policiers (…) sur les Champs-Élysées a pris de court les autorités, qui ont tenté toute la journée d’empêcher le mouvement de protestation » relate BFM TV qui parle de « panique au ministère » [de l’Intérieur]. « En pleine séance de questions au Sénat mardi, Bernard Cazeneuve a tenu à rappeler les policiers à leur déontologie. On ne peut pas, quand on est policier, défiler avec des voitures de police et des gyrophares parce que ce n’est pas conforme à ce qu’est la déontologie de la police dans la République, a lancé le ministre de l’Intérieur, même s’il a affirmé comprendre leur exaspération. »

« Le patron de la police nationale Jean-Marc Falcone, qui a rencontré mardi soir des policiers de l’Essonne à Evry, a dit comprendre leur exaspération, est reparti sous les huées de quelque 400 fonctionnaires rassemblés pour soutenir leurs collègues menacés de sanctions » relate le Huffington Post. Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a mis de l’huile sur le feu en dénonçant ce mercredi la « patte » du Front national dans les manifestations de policiers, qu’il a qualifiées de « hors-la-loi », rapporte 20 minutes.

« On nous demande de ne pas bousculer les cités »

Plus que le manque de moyens, c’est le laxisme de la Justice  que pointent les manifestants : « Les policiers veulent une réponse pénale aux agressions et à la violence dont ils sont victimes » a déclaré à l’AFP le secrétaire général du syndicat Alliance, Jean-Claude Delage. « On nous demande d’aller dans les cités avec parcimonie, de ne pas effectuer trop de contrôles et de ne pas bousculer l’économie souterraine des cités, alors que par contre on nous demande d’aller au carrefour pour verbaliser monsieur tout-le-monde qui va au travail pour gonfler les chiffres et faire en sorte que les carrières de nos chers patrons montent en flèche », témoigne Julien, policier des Bouches-du-Rhône sur RMC  (19 octobre).

Échappant au contrôle des syndicats, la série de manifestations de policiers se poursuit : « Malgré les menaces de sanctions, ils maintiennent la pression. Les policiers en colère étaient encore plusieurs centaines à battre le pavé de plusieurs villes de l’Hexagone, dans la nuit de jeudi à vendredi, pour le quatrième jour de protestation consécutif. En réaction, tôt ce vendredi matin, François Hollande a annoncé qu’il recevrait les organisations professionnelles de policiers en début de semaine” » annonce L’Express.

Six policiers sont morts en service ou en mission en 2015, onze en 2014. Mais « 2015 marque un changement avec trois tués sur six par arme. Il faut remonter à 2013 pour trouver un chiffre aussi important » relève Le Monde. La tentative d’assassinat de Viry-Châtillon a mis le feu aux poudres.

Déferlement de violences dans les écoles

La semaine a également été marquée par « une violence inouïe » dans des établissements scolaires ou aux abords, constate Le Point : « Des cocktails Molotov lancés sur un lycée, des proviseurs et enseignants violemment agressés pour avoir sermonné un élève ou tenté de ramener le calme : la banlieue parisienne connaît un épisode de violences qui inquiète jusqu’au gouvernement. » La région parisienne n’est pas la seule touchée : « Un élève de terminale d’un lycée professionnel de Calais (Pas-de-Calais) a cassé la mâchoire et plusieurs dents de son professeur vendredi en plein cours. À Colomiers, près de Toulouse, une professeur (sic) de sport a été frappée au visage lundi par un lycéen. » Selon les informations recueillies par Le Parisien, l’un des agresseurs de l’enseignant agressé à Argenteuil devant ses élèves de CE2 aurait justifié son geste en accusant le professeur de « racisme » envers l’élève et aurait lancé « le seul maître, c’est Allah ».

Najat Vallaud-Belkacem était, mardi matin, l’invitée d’Élizabeth Martichoux sur RTL. « C’est vrai qu’il y a, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise, depuis quelques jours, une montée des violences à l’égard des fonctionnaires, parce que ça vise aussi bien les policiers que les enseignants, les proviseurs, ce qui commence à faire beaucoup… » a le ministre. Mais pour ajouter aussitôt : « Ce sont des éléments extérieurs qui sont les auteurs des coups et des agressions. » entendons : l’Éducation nationale n’y est pour rien d’ailleurs le ministre n’aurait « pas de remontées d’un climat de violence qui frappe l’école ». Sur toutes ces violences, a-t-elle dit encore : « Je n’ai pas d’explication particulière, si ce n’est que chacun prenne conscience de la gravité de ces actes ».

« Une volonté de minimiser la situation »

Pourtant, objecte Marie Delarue (écrivain , musicienne , plasticienne) sur Boulevard Voltaire : « Si Najat Vallaud-Belkacem n’a ni remonté du terrain, ni explication particulière, les syndicats, eux, font un constat : Tous les établissements concernés par les violences sont des lycées professionnels ou polyvalents (filières générales, technologiques et professionnelles mélangées). Comprenez les établissements dépotoirs de l’Éducation nationale auxquels, il faut le dire, ils ont largement contribué. Surtout, confie un responsable à 20 Minutes : il y a, de la part des autorités, une volonté de minimiser la situation. À chaque agression, le rectorat dépêche un agent dans l’établissement pour la gestion de crise. En soi, c’est une bonne chose. Sauf que, par gestion de crise, ils entendent d’abord gestion de la communication, avec rappel du devoir de réserve des professeurs, entendu de manière très stricte”. Un seul mot d’ordre, donc : circulez, y a rien à voir ! »

C’est bien le même reproche que nombre de policiers adressent à leur hiérarchie à propos des banlieues.

La Manif pour tous porte plainte

Dimanche 16 octobre, à Paris, un père de famille qui portait le sweat de la Manif pour tous a été agressé et frappé à terre devant ses enfants par une bande de militants d’extrême gauche anarchiste ultra-violents aux cris de « On va vous pendre bandes de bâtards ! ». Deux bus de manifestants ont été caillassés, le siège du mouvement a subi des dégradations et les Femen ont tenté de s’exhiber devant les familles. D’autres incidents violents auraient eu lieu contre les manifestants parfaitement pacifiques sans la protection de la police. Mais sur les réseaux sociaux, le déchaînement s’est donné libre cours… jusqu’à l’appel au meurtre via Daesh à la rescousse ! Dans un communiqué, la Manif pour tous annonce que des poursuites ont été engagées contre les Femen et qu’elle porte plainte auprès du Procureur de la République de Paris pour incitation ou apologie de terrorisme. « Je ne peux pas imaginer que le parquet laisse en appeler à Daesh en toute impunité. S’il le faut, nous saisirons également le défenseur des droits » déclare Me Henri de Beauregard, avocat.

« La Manif pour tous s’est dit également décidée à agir contre ceux qui l’accuseront d’homophobie, relève Famille Chrétienne, qu’il s’agisse de personnalités ou d’inconnus retranchés derrière des pseudos sur les réseaux sociaux. L’anonymat ou le pseudonymat ne sont pas des garants d’impunité confirme Me de Beauregard. Cela doit cesser, prévient Ludovine de La Rochère, car ces attaques violentes et virulentes dont nous sommes victimes au quotidien n’ont pour seul objectif que d’éviter le débat de fond. »

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