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Qui est sorti vainqueur du premier débat de la primaire de la droite ?

Jean-Frédéric Poisson sur le point d'assister au premier débat télévisé de la primaire de la droite, le 13 octobre 2016
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Alain Juppé demeure le favori des sondages mais un outsider a fait parler de lui hier soir...

Selon le sondage effectué par Le Figaro, c’est un flop : Alain Juppé apparaît sans surprise comme le vainqueur du premier débat de la primaire de la droite et du centre, animé jeudi soir par TF1, Le Figaro et RTL. Selon l’enquête Kantar Sofres réalisée avant et après le débat télévisé auprès de 625 téléspectateurs pour Le Figaro, LCI et Public Sénat, le maire de Bordeaux a remporté le débat pour 36% des téléspectateurs. Loin derrière, Jean-Frédéric Poisson a convaincu 2% des téléspectateurs… (Nicolas Sarkozy obtient 22%, François Fillon et Bruno Le Maire ex aequo avec 11%, Nathalie Kosciusko-Morizet 3% et Jean-François Copé 1%).

Mais à l’applaudimètre, Jean-Frédéric Poisson l’emporte haut la main. « Le président du Parti chrétien démocrate (PCD), dont l’absence de notoriété est le handicap majeur, a été plébiscité par les téléspectateurs : il obtient 37% d’opinions favorables (soit plus 29% au cours du débat !) » rapporte encore Le Figaro.

Mais qui est donc Jean-Frédéric Poisson ? Le président du Parti chrétien démocrate (PCD), candidat à la primaire de la droite et du centre, semble susciter la curiosité de nombreux internautes à en croire le moteur de recherche Google.

Lire aussi notre entretien avec Jean-Frédéric Poisson : « Je défends mes convictions et j’appelle les Français à adopter la même attitude »


L’inconnu du plateau s’est fait notamment remarquer hier soir en reprochant à son camp de n’avoir fait qu’ « aménager des pauses, des parenthèses dans les projets que conduisait la gauche » quand elle était au pouvoir.

Celui qui souhaitait profiter de son passage télévisé pour affirmer les valeurs de son parti, semble en tout cas avoir réussi son pari.

Un ancien cancre devenu parlementaire modèle

C’est dans la jeunesse de Jean-Frédéric Poisson qu’il faut aller chercher les racines de ce personnage de la droite française. Issu d’une famille agnostique, il passe son enfance entre la Drôme et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine), où il vit dans un HLM pendant quinze ans. Élève médiocre et bagarreur, en décrochage scolaire, il est renvoyé de sept collèges et lycées, avant la révélation : à l’hebdomadaire La Vie, il a raconté ce « 30 janvier 1982 à 9 h 15 » où il est devenu catholique. C’était en cours de philosophie, il avait 19 ans et a « eu la conviction d’être aimé de Dieu ».

L’abonné du fond de la classe fait sa mue, va à la messe tous les dimanches, multiplie les retraites spirituelles dans l’Indre, et relance avec succès ses études, qu’il poursuit jusqu’à un doctorat en philosophie et un master en droit social. À l’Assemblée nationale, le verdict est unanime : Jean-Frédéric Poisson est un « gros bosseur ». « Quand il intervient dans l’Hémicycle, ce n’est pas pour bavasser, il fait autorité », expliquait à Libération le député PS de la Loire Régis Juanico.

Sa présence et sa participation à la chambre basse le confirment : son assiduité  — 58 présences en commission sur l’année 2015/ 2016  le place notamment dans les 150 premiers d’après le classement réalisé par le collectif Regards Citoyens.


Lire aussi : « La diplomatie française éreintée par Jean-Frédéric Poisson


« Je suis plus à gauche que Macron »

« Ni libéral, ni atlantiste, ni fédéraliste », mais bien de droite : c’est ce que Jean-Frédéric Poisson a expliqué à Libération pour justifier sa différence avec Les Républicains. Étonnant de voir, au milieu des Sarkozy, Juppé et Le Maire, un candidat de droite plaider pour un revenu universel et un retrait du commandement de l’Otan, s’opposer au travail le dimanche et à la déchéance de nationalité, assumer un fort eurosepticisme, participer à la fête de l’Huma, et être le seul de son groupe parlementaire à voter contre la prolongation de l’état d’urgence. « Je ne suis pas un libéral. Je suis plus à gauche que Macron », confiait-il à L’Express.

Mais le candidat chrétien-démocrate n’est pas non plus un intrus au sein de la primaire de la droite : Jean-Frédéric Poisson est en guerre contre l’héritage de Mai 68 et le mariage pour tous, et il plaide pour l’inscription des racines chrétiennes dans la Constitution et la création d’un service national universel. Il a en outre été reçu deux fois à Damas par Bachar al-Assad, et plaide pour une alliance franco-russe en faveur du président syrien contre Daesh.

Certes atypique sur les questions économiques au sein de la droite, il n’est donc pas candidat à cette primaire par hasard. « C’est un homme de droite dans le sillage de Madame Boutin », confirme sa collègue à la vice-présidence de la commission des lois, la députée PS Cécile Untermaier. Il se dit d’ailleurs plus proche de Marion Maréchal-Le Pen que de Nathalie Kosciusko-Morizet et voit en Robert Ménard « un homme courageux » pour qui il aurait voté s’il avait « été électeur à Béziers en 2014 ».

Il assume et s’amuse de son patronyme

Le 1er avril 2013, Jean-Frédéric Poisson faisait une grande déclaration au Parisien : il voulait déposer à l’Assemblée une proposition de loi visant à « protéger les députés qui portent un nom d’animal aquatique ». C’était une blague, évidemment, mais elle n’a pas du tout fait sourire l’un de ses collègues également député des Yvelines… Jean-Marie Tétard. « Je ne suis pas solidaire. Nous n’avons pas été élus pour ça. » Bon, sa boutade du 1er avril n’a pas fait l’unanimité, mais le candidat n’a pas cessé de s’amuser de son patronyme, puisque son logo de campagne pour la primaire est [alerte spoiler]… un poisson. Et histoire de bien faire passer le message, il a intitulé sa chronique vidéo hebdomadaire : « Vendredi aussi, c’est Poisson ! ».

 

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