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Des scientifiques « ressuscitent » un passage biblique vieux de 1700 ans

Renan Marks / Flickr / CC
Renan Marks / Flickr / CC
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À l’aide d’un scanner, des universitaires du Kentucky sont parvenus à lire à l’intérieur d’un antique parchemin, sans le dérouler.

Le texte contenu dans le parchemin d’Ein-Gedi semblait perdu. Le cuir était abîmé, partiellement brûlé, et si fragile qu’il aurait été gravement endommagé s’il on avait tenté de l’étaler. Un casse-tête sur lequel a travaillé une université du Kentucky, qui a minutieusement scanné puis virtuellement déroulé le document. Il y ont découvert un extrait du Lévitique, probablement recopié par les Esséniens, cette secte juive à qui l’on doit la rédaction des manuscrits de la mer Morte.

Pnina Shor, la directrice du projet israélien de conservation des manuscrits de la mer Morte s’est dit stupéfaite de cette réussite. « Nous étions persuadés que c’était un simple essai, mais cette technologie a ramené à la vie un trésor archéologique ».

© GALI TIBBON / AFP
© GALI TIBBON / AFP
© GALI TIBBON / AFP

« Passer de la 3D à une feuille plate »

Le professeur en science informatique de l’Université du Kentucky responsable de l’opération, Brent Seales, explique qu’après un scan de haute résolution, qui a permis de recopier la structure en trois dimensions de l’objet, distinguant l’encre de la peau, il a fallu le déployer virtuellement. Plusieurs difficultés se sont alors posées, comme le fait que le rouleau n’était plus cylindrique mais formait des plis, avec une structure grossièrement triangulaire. Il a fallu progressivement faire de cet objet une forme en deux dimensions, une feuille plate, sur laquelle sont apparus les caractères hébraïques correspondant au Lévitique (1, 1–9, jusqu’au 2,1–11).

Un expert de paléographie hébraïque, Ada Yardeni, note que le style d’écriture suggère que ce document pourrait être plus vieux de deux siècles que ce que l’on imaginait jusqu’à présent. Il pourrait avoir été rédigé de 50 à 100 après Jésus-Christ.

Des applications vastes

Cette découverte ouvre le champ à des applications pour tous les archéologues confrontés à des parchemins fragiles, en particulier pour ceux qui se spécialisent dans le décryptage des Manuscrits de la mer Morte. Le professeur Pnina Shor envisage déjà de l’employer sur les rouleaux d’Herculanum. Cette ville, détruite par l’éruption du Vésuve en l’an 79 après Jésus-Christ, et qui abritait la seule bibliothèque qui nous soit parvenue intégralement de l’antiquité. Elle concentre déjà l’activité de chercheurs et de spécialistes, qui analysent au rayon X le contenu de parchemins devenus impossibles à dérouler.


À lire aussi : Une bible retrouvée en enfer


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