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L’exposition du Centre Pompidou, « La trahison des images », met en avant un René Magritte penseur et philosophe.

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Le chef de file des surréalistes belges fascine autant qu’il déstabilise. Ses œuvres, aux composantes visuelles pourtant simples, sont un vrai casse-tête chinois. Quel sens leur donner ? À travers une centaine de tableaux, de dessins et de documents d’archives, l’exposition « La trahison des images » nous apporte des clefs pour décrypter l’univers magrittien. Pour ce faire, le Centre Pompidou a construit un parcours suivant une lecture sémantique et philosophique de son œuvre.

Magritte et la poésie

Comment peindre ? Voilà une question qui a longtemps travaillé René Magritte. Après avoir flirté avec le futurisme auquel il s’essaye sans grande conviction, le peintre découvre en 1923 une reproduction de l’œuvre de Giorgio di Chirico, « Le chant d’amour ». C’est une révélation ! Il la considère comme celle du « plus grand peintre de notre temps en ce sens qu’elle traite de l’ascendance de la poésie sur la peinture et les diverses manières de peindre ». Sa réfléxion picturale s’en voit transcendée : désormais, l’idée prime avant tout au detriment de l’esthétique, relayée au rang d’accessoire. Ce nouveau cheminement intellectuel donne lieu, dès 1927, aux tableaux de mots comme « La trahison des images », « La clef des songes » ou encore « L’art de la conversation ». À travers ces jeux d’opposition, Magritte s’engage dans des réfléxions complexes : quel est le statut des mots par rapport aux images ? Quelle est leur adéquation par rapport aux objets qu’ils représentent ? Comment conjuguer le visible et le lisible ?

En hommage à tous les poètes qui l’ont tant inspirés – Baudelaire, Poe, Lautréamont, Stevenson, pour ne citer qu’eux – il montre qu’il n’est pas qu’un peintre mais aussi un homme qui pense et qui donne à réfléchir. En intégrant des mots sur la toile, l’artiste souhaite rendre la pensée visible en lui conférant un statut perceptible par l’œil. Ces toiles sont une sorte de prolongement de la poésie. Preuve en est avec « La trahison des images » qui est une réponse à la définition de la poésie donnée quelques mois plus tôt par André Breton et Paul Eluard : « La poésie est une pipe ».

Magritte et la philosophie

Amoureux de poésie, Magritte est également féru de philosophie. En revisitant des textes fondateurs comme La République de Platon, L’Histoire naturelle de Pline l’Ancien ou De l’invention de Cicéron, l’artiste a pour ambition de traduire sa réflexion philosophique en images. Chaque salle de l’exposition illustre sa réponse à la question de la relation entre le Verbe et l’image. En utilisant de manière récurrente des motifs comme les flammes, les ombres ou les rideaux , il veut déclencher une prise de conscience. Il nous montre que la question du sens ne peut recevoir de réponse definitive. Elle ne peut qu’être posée pour être sans cesse relancée. Magritte est bel et bien le peintre du mystère du monde !

Informations pratiques :

« La trahison des images »
Centre Pompidou
Du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017.
Tous les jours sauf le mardi de 11h à 22h (fermeture des espaces d’exposition à 21h).
Le jeudi jusqu’à 23h (uniquement pour les expositions temporaires du niveau 6).

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