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J’ai dit à Dieu : "Si tu me veux là, dis-le moi très clairement"

Patricia de Oro ©YouTube

Patricia de Oro ©YouTube

Salvador Aragones - Aleteia.ES - Publié le 13/09/16

Le chemin d’une jeune journaliste devenue religieuse.

Le 28 août dernier, une jeune journaliste de Madrid, Patricia de Oro, décide d’entrer chez les religieuses carmélites déchaussées, au Couvent de San José de Ávila. Dans une vidéo où elle apparaît très heureuse, Patricia raconte avec force détails comment sa vocation a grandi en elle.

Une vocation évidente

« Depuis l’âge de 6 ans, je me suis sentie attirée par les clous du Christ. Je pensais : comme il doit souffrir ! » À l’école, elle fait connaissance d’un camarade de classe avec qui elle participe activement à la vie paroissiale. Ensemble, ils décident de faire les chemins de Compostelle. Le dernier jour, le jeune homme annonce au groupe qu’il souhaite devenir prêtre : « En septembre, j’entre au séminaire ». À son retour, Patricia entre à l’Université Villanueva de Madrid et voit le film La Passion. Depuis, elle est restée éprise de la vie du Christ, de sa Passion et de sa Mort. « J’ai dit en priant à  Dieu, que je serai ce qu’Il voudra » raconte-t-elle.

Dans son groupe d’amis, les filles parlent mariage, enfants, futur mari. « Je ne me voyais pas mariée et avec des enfants » affirme-t-elle. « Moi mariée ? Avec des enfants ? Pas question ! » C’est alors qu’elle a pensé que Dieu l’appelait à être « totalement sienne ». Dans la prière, elle disait : « Je sais maintenant que tu ne me veux pas mariée, mais où me veux-tu ? » Sa vocation a commencé à mûrir au fur et à mesure sous forme de prise de conscience : « J’allais à des fêtes avec mes amies et je voyais des personnes y perdre leur dignité » raconte-t-elle.

Un jour, Patricia rencontre la soeur d’un ami, carmélite déchaussée à Ávila et raconte : « Quand je les ai vues je ne pouvais pas en croire mes yeux. Toutes ces filles jeunes, toutes souriantes, le regard brillant, et tellement débordantes d’amour que je suis ressortie de là bouleversée, sous le charme”.

Les signes de Dieu 

Mais Patricia ne sait pas si le Carmel est vraiment le lieu où Dieu l’appelle. « J’ai dit au Seigneur : s’il te plaît, si tu veux que j’aille au Carmel, fais-le moi savoir clairement !  » Dès lors, des faits se succèdent que Patricia interprète comme des signes de Dieu. Une fois, elle sort du métro avec une amie quand elle tombe sur une carte avec l’inscription  « Venez à Ávila ». Une autre fois, se trouvant dans la salle informatique de son université, Patricia ouvre un ordinateur et sur l’écran apparaît « ÁVILA ». « J’ai commencé à devenir nerveuse » commente-t-elle.

Une autre fois, elle rencontre une religieuse qui lui donne une carte. Patricia pense immédiatement : « Attention Prati, elle veut te recruter ! ». Mais la religieuse lui répond : « J’ai vu ceci et j’ai senti que je devais te le donner ». Il s’agissait de l’interview d’une jeune carmélite déchaussée avec pour titre : « Je n’aurais jamais imaginé qu’on pût être aussi heureuse en vivant cloîtrée ». Surprise, Patricia lui demande comment elle a deviné ses interrogations actuelles, ce à quoi la religieuse répond, étonnée : « Que se passe-t-il dans ta tête ? » Patricia évoque alors toute son histoire à soeur Rosa qui en reste abasourdie.

Par la suite, Patricia termine ses études de journalisme avant de travailler pour Religión en Libertad. Récemment, elle est entrée au Carmel dans le couvent de San José de Ávila. Elle affirme : « Les carmélites sont au cœur de l’Église. Avec leur prière et leur travail elles soutiennent l’Église. Mais en fin de compte, l’important est de dire oui à Dieu. Ce qui nous rend heureux, c’est de faire la volonté de Dieu. Rien d’autre ».

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