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Le pape François inquiet pour le Gabon

© Marco Longari/Afp-Andreas Solaro/Afp
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Au lendemain des violences post-électorales, le Saint-Père appelle à prier pour les victimes et demande au pays de se ressaisir.

Le pape François a prié dimanche pour le Gabon, tombé fin août dans une spirale de violences après une présidentielle dont les résultats allant au président sortant Ali Bongo Ondimba sont contestés par l’opposition. Au lendemain d’une marche blanche réunissant à Libreville un millier de partisans de l’opposant Jean Ping, en hommage aux victimes des violences post-électorales, le Saint-Père a appelé tous les Gabonais à « la paix et la légalité » en ce « grave moment de crise politique ».

Des centaines de manifestants ont été arrêtés par la police, et une cellule de crise a été mise sur pied après une série de manifestations meurtrières qui ont fait trois morts et une centaine de blessés, selon les sources officielles, mais au moins cinquante morts selon l’opposition.

Pour un ressaisissement

« Je voudrais inviter à une prière spéciale pour le Gabon, qui traverse un moment de grave crise politique. Confions au Seigneur les victimes des affrontements et leurs proches », a exhorté le Pape devant les milliers de fidèles réunis sur la place Saint-Pierre pour la prière de l’Angélus. « J’encourage chacun, et en particulier les catholiques, à être des bâtisseurs de paix, dans le respect de la légalité, dans le dialogue et la fraternité », a-t-il ajouté, s’associant aux évêques du pays qui, début septembre, ont invité les parties en présence à « rejeter toute violence et avoir toujours le bien commun pour objectif ».

Appel de l’Église catholique au Gabon

Le 2 septembre, les évêques gabonais, « aux vues des débordements regrettables » qui ont suivi l’élection présidentielle du 27 août, ont publié un message, dans lequel ils invitent les partis rivaux à œuvrer pour « une sortie imminente de la crise » en s’inspirant de la sagesse africaine. « La situation post-électorale actuelle plonge une fois de plus notre pays dans une crise aiguë et multiforme. Cette crise a un impact négatif immédiat sur la société, et ses manifestations sont désastreuses, créant un malaise généralisé », écrivent les évêques. Fort de ce constat, ils appellent « toutes les forces vives de la Nation, de la majorité comme de l’opposition à se ressaisir » et faire en sorte que « le malaise devenu chronique cède le pas aux efforts de réconciliation et de paix ».

Et de citer alors le catéchisme de l’Église catholique : « La paix ne peut s’obtenir sur terre sans la sauvegarde des biens des personnes, la libre communication entre les êtres humains, le respect de la dignité des personnes et des peuples, la pratique assidue de la fraternité…  » (n. 2304). Et une mise en garde de Benoît XVI : « Le non-respect de la Constitution nationale, de la loi ou du verdict des urnes, là où les élections ont été libres, équitables et transparentes, manifesterait une défaillance grave dans la gouvernance et signifierait un manque de compétence dans la gestion de la chose publique »  (Africae Munus, n. 81).

Au terme de son message, l’archevêque de Libreville, Mgr Basile Mvé Engone, a fait savoir que la Conférence épiscopale est prête à collaborer à une « sortie de crise », en qualité de « médiateur », « si elle était sollicitée ».

Angélus : « Personne n’est irrécupérable »

À l’Angélus, dimanche, le Pape a commenté les paroles de Jésus dans l’Évangile du jour – « Il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion » (Lc 15, 7) – pour expliquer « qu’il n’y a pas de péché dans lequel nous soyons tombés dont, par la grâce de Dieu, nous ne puissions nous relever ». Personne n’est « irrécupérable ! », a-t-il lancé à plusieurs reprises, rappelant que « Dieu ne se lasse jamais de vouloir notre bien, même quand nous péchons ». Le pardon de Dieu, a-t-il conclu, « efface nos péchés et nous régénère dans l’amour … C’est sa faiblesse … Il perd la mémoire ! ».

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