Les 4 articles les plus partagés

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

« La pollution affame mes paroissiens »

© HOANG DINH NAM / AFP
Vietnamese protesters demonstrate against Taiwanese conglomerate Formosa during a rally in downtown Hanoi on May 1, 2016.
Around a thousand people poured into Vietnam's two major cities Hanoi and Ho Chi Minh City to protest against Taiwan's Formosa, which operates a steel plant which they claim is causing mass fish kills due to pollution in Vietnam's central coast. / AFP PHOTO / HOANG DINH NAM
Partager

Un prêtre vietnamien dénonce les ravages des décharges sauvages du Formosa Plastic Group.

« Mes paroissiens vivent de la pêche. Maintenant que le poisson est mort, ils commencent à mourir à leur tour », témoigne père Dang Huu, vicaire de Phù Yên. Au mois d’avril 2016, les Vietnamiens découvraient des tonnes de poissons échoués sur leurs plages. Depuis, même si les autorités affirment que les eaux sont à nouveau saines, les acheteurs demeurent méfiants. Le groupe responsable de la pollution, Formosa Plastic Group, a payé, le 31 août 2016, une amende de 550 millions de dollars, mais aucun dédommagement n’est encore parvenu aux pêcheurs, et le risque d’une nouvelle pollution n’est pas exclu.

« Ils ont délibérément dégradé l’environnement »

Le prêtre ne croit pas aux excuses avancées par la compagnie, mais pense plutôt qu’elle a, en connaissance de cause, utilisé la mer comme une décharge pour ses produits toxiques. Par ailleurs, il s’inquiète de révélations faites dans la presse selon lesquels Formosa avait aussi enfoui des déchets toxiques sous terre. Les accords passés avec le gouvernement vietnamiens ne le satisfont pas, et il demande, comme d’autres manifestants, que l’affaire soit portée devant une cour internationale.

Les autorités complices

L’attitude des autorités a été pour le moins ambigüe : elles ont sévèrement réprimé les manifestations demandant des comptes à Formosa Plastic Group. Par ailleurs, l’aide promise au villageois, et notamment la distribution de riz, n’est jamais venue. L’appel à une cour internationale serait un gage d’indépendance, et les manifestant pourraient s’appuyer sur l’activité de la firme en cause pour justifier leur démarche. Spécialisée en biotechnologie et en pétrochimie, la firme en question produit des composant électroniques, essentiellement vendus en Occident : 60% sont exportés en Europe et 30% aux Etats-Unis.

Chrétiens en première ligne

Les Vietnamiens chrétiens réclament justice, en tentant de faire connaître leur situation internationalement. Outre les paroissiens qui sont directement touchés, le clergé catholique vietnamien ne mâche pas ses mots quand il dénonce cette pollution. L’évêque de la province de Hinh, touchée par cette pollution, Mgr Paul Nguyên Thai Hop, a condamné l’attitude des autorités dès les débuts de la pollution, dans une lettre vigoureuse.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]
Pour que la lumière continue à briller dans l'obscurité

Depuis notre création en 2012, le nombre de lecteurs de Aleteia a augmenté rapidement dans le monde entier. Notre équipe est déterminée à fournir des articles qui enrichissent, inspirent et informent votre vie catholique. C'est la raison pour laquelle nous voulons que nos articles soient librement accessibles à tout le monde, mais pour ce faire, nous avons besoin de votre aide. Un journalisme de qualité a un coût (que la publicité sur Aleteia ne peut couvrir entièrement). C'est pourquoi des lecteurs comme VOUS font une différence majeure en faisant un don d'à peine 3 euros par mois.