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Gabon : le risque de l’embrasement

©MARCO LONGARI / AFP
A supporter of Gabonese opposition leader Jean Ping, holding a flag of Gabon, faces riot policemen blocking the access to the electoral commission in Libreville on August 31, 2016, as part of a protest sparked after Gabon's president Ali Bongo was declared winner of last weekend's contested election.
Protesters shouting "Ali must go!" tried to storm the offices of the election commission shortly after authorities announced his re-election by a narrow majority. Bongo won by a narrow 5,594 votes of a total 627,805 registered voters. Turnout was 59.46 percent nationwide but soared to 99.93 percent in one of the country's nine provinces -- the Haut-Ogooue, heartland of Bongo's Teke ethnic group -- in a result hotly contested by the opposition. / AFP PHOTO / MARCO LONGARI
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L'actualité, vue de l'Afrique.

Le 1er septembre, l’ambiance était chaotique dans les principales villes du Gabon où l’on pouvait constater des émeutes et des scènes de pillage, dans une forte répression des manifestants protestant contre la réélection d’Ali Bongo à la présidence gabonaise. La veille, le Parlement partait en fumée, tandis que des magasins étaient pillés et des voitures brûlées. Tout a commencé dès la proclamation des résultats officiels du scrutin qui a opposé le samedi 27 août, le président sortant Ali Bongo Ondimba à son principal rival Jean Ping.

En effet, selon ces résultats officiels, communiqués dans la soirée du mercredi 31 août par la commission nationale électorale, Ali Bongo l’a remporté sur son rival Jean Ping, d’un peu moins de 6 000 voix sur un total de 627 805 inscrits. Le président sortant devrait sa réélection à son score écrasant dans son fief familial, le Haut-Ogooué, où il aurait obtenu 95,46% des voix pour plus de 99% de participation. Des chiffres que l’opposition a contestés et continue de contester, tout en appelant la communauté internationale à tout entreprendre pour faire valoir les résultats qui, selon elle, donnent vainqueur son candidat.

La réaction du camp adverse n’a pas tardé. Ainsi, les forces de l’ordre ont investi le quartier général de Jean Ping dans la nuit du mercredi 31 août à jeudi 1er septembre. Plus de 1 000 jeunes militants qui y campaient depuis les élections ont été arrêtés et emmenés par la gendarmerie. Trois morts ont été signalés par Jean Ping lui-même.

La communauté internationale réagira, d’abord par la voix de Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, pour qui la confiance dans les résultats du scrutin « ne peut être restaurée que par une vérification transparente, bureau de vote par bureau de vote ». C’est le même souhait formulé par Mariya Gabriel, chef des observateurs de l’Union Européenne, qui a demandé « la publication des résultats par bureau de vote pour assurer la confiance dans l’intégrité des résultats finaux et garantir qu’il reflète la volonté populaire ». Quant à la France, ancienne puissance coloniale, elle a exprimé « sa vive préoccupation », soutenu la demande de publier les résultats bureau par bureau et enfin conseillé à ses ressortissants de rester chez eux. Selon Serge Maurice Mabiala, rapporteur général de la coordination de la campagne de Jean Ping, « la détermination des Gabonais est de ne pas se faire voler leur victoire. La pression populaire va s’accentuer ».

En rappel, ce samedi 27 août, 628 000 électeurs gabonais ont voté pour élire leur président pour les sept prochaines années. C’est un scrutin à un seul tour qui a mis aux prises le chef de l’État sortant, Ali Bongo Ondimba et l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, Jean Ping dont tout le monde s’accorde à dire qu’il a remporté les élections. Ali Bongo Ondimba, fils d’Omar Bongo, décédé en juin 2009, a été investi président le 16 octobre de la même année, lors d’une cérémonie boycottée par l’opposition. Il avait été élu en août lors d’un scrutin contesté par l’opposition, mais validé par la Cour constitutionnelle. Des violences post-électorales et des pillages avaient secoué le pays, faisant plusieurs morts.

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