Aleteia logoAleteia logoAleteia
Samedi 26 novembre |
Saint Innocent d'Irkoutsk
Aleteia logo
Best of Aleteia
separateurCreated with Sketch.

Top 12 des tableaux religieux à avoir vu dans sa vie

8-rubens.jpg

Marie Fournier - publié le 18/08/16

De la Renaissance italienne au surréalisme, découvrez la sélection d'Aleteia des tableaux religieux à ne pas manquer.

Ancien et Nouveau Testament, saints et martyrs, les sujets abondent dans ces œuvres de commande ou de dévotion privée. Une promenade esthétique et spirituelle à travers les siècles pour découvrir ou redécouvrir les grands maîtres de la peinture religieuse.

1. Le Couronnement de la Vierge de Fra Angelico

Fra Angelico, Le Couronnement de la Vierge, vers 1430, tempera sur bois, 209 x 206 cm, Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre
Fra Angelico, Le Couronnement de la Vierge, vers 1430, tempera sur bois, 209 x 206 cm, Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre

Cet impressionnant retable a été peint vers 1430 par Fra Angelico pour le couvent dominicain de San Domenico à Fiesole, près de Florence. Décrit dans les évangiles apocryphes, le couronnement de la Vierge est un sujet répandu au XIIIe siècle depuis la parution de La Légende dorée de Jacques de Voragine. Fra Angelico représente ici la Vierge Marie agenouillée devant son fils, entourée d’une cour céleste d’anges et de saints, notamment des dominicains. Saint Pierre martyr est reconnaissable à son crâne ensanglanté, saint Thomas d’Aquin tient ses écrits théologiques, tandis que saint Dominique est accompagné d’une étoile rouge et d’un lys. Fra Angelico devint prieur de ce couvent par la suite. Le tableau est à découvrir dans les salles de peinture italienne du musée du Louvre.

2. La Lamentation sur le Christ mort d’Andrea Mantegna

Andrea Mantegna (1431-1506), La Lamentation sur le Christ mort, 1480, tempera, 68 x 81 cm, Milan, Pinacothèque de Brera © Pinacothèque de Brera
Andrea Mantegna (1431-1506), La Lamentation sur le Christ mort, 1480, tempera, 68 x 81 cm, Milan, Pinacothèque de Brera © Pinacothèque de Brera

Cette œuvre atypique, réalisée par Andrea Mantegna vers 1480, est célèbre pour son cadrage resserré autour du raccourci spectaculaire du corps du Christ. Étendu sur un lit de marbre, le fils de Dieu est présenté au spectateur dans une position inhabituelle, troublante. Ce dernier peut en effet appréhender du premier coup d’œil les stigmates des mains et des pieds. Le Christ mort est entouré de deux femmes en pleurs, sa mère et Marie-Madeleine, ainsi que de l’apôtre Jean. Peu visibles, ils sont relégués dans un coin du tableau et seule une partie de leurs visages apparaît. Ils nous rappellent la Passion et contribuent à donner plus d’humanité à ce Christ mort, figé dans une atmosphère froide. Pour contempler cette œuvre qui ne semble pas avoir été commanditée, rendez-vous à la Pinacothèque de Brera à Milan.

3. La Cène de Léonard de Vinci

Léonard de Vinci (1452-1519), La Cène, 1494-1498, fresque, 460 x 880 cm, Milan, Eglise Santa Maria delle Grazie © DR
Léonard de Vinci (1452-1519), La Cène, 1494-1498, fresque, 460 x 880 cm, Milan, Eglise Santa Maria delle Grazie © DR

Incontournable, la fresque de Léonard pour le réfectoire du couvent dominicain de Santa Maria delle Grazie date des années 1494-1498. Elle a été commandée par le duc de Milan dont les armoiries figurent dans la partie supérieure de l’œuvre aux côtés de celles de son épouse Beatrice d’Este. Le projet du duc était de faire de Santa Maria delle Grazie le mausolée de la famille Sforza. Léonard de Vinci s’inscrit dans la continuation de la tradition médiévale consistant à représenter le dernier repas du Christ dans les réfectoires monastiques. L’artiste illustre plus précisément le moment où Jésus prononce la phrase suivante : « En vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera » ainsi que les réactions diverses des douze apôtres. Prenez le temps d’observer cette fabuleuse fresque à l’Église Santa Maria delle Grazie de Milan.

4. La Vierge à l’enfant avec le petit saint Jean-Baptiste de Raphaël

Raffaello Santi dit Raphaël (1483-1520), La Vierge à l’enfant avec le petit saint Jean-Baptiste, 1507-1508, huile sur panneau, 122 x 80 cm, Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre
Raffaello Santi dit Raphaël (1483-1520), La Vierge à l’enfant avec le petit saint Jean-Baptiste, 1507-1508, huile sur panneau, 122 x 80 cm, Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre

Connu sous le nom de « La Belle Jardinière », ce tableau a été peint par Raphaël en 1507 ou 1508 à la fin de son séjour à Florence. Au sein d’une composition pyramidale, la Vierge entourée de son fils et de saint Jean-Baptiste enfant se dressent dans un paysage campagnard. Au premier plan, les petites fleurs ne sont pas anodines : les violettes renvoient à l’humilité de la Vierge tandis que les ancolies rappellent la Passion du Christ. Elles contribuent à l’atmosphère bucolique qui se dégage de l’œuvre. Ne vous contentez pas de cette photographie, venez apprécier le tableau par vous-même au musée du Louvre.

5. Les Noces de Cana de Véronèse

Paolo Véronèse (1528-1588), Les Noces de Cana, 1562-1563, huile sur toile, 666 x 990 cm, Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre
Öèôðîâàÿ ðåïðîäóêöèÿ íàõîäèòñÿ â
Paolo Véronèse (1528-1588), Les Noces de Cana, 1562-1563, huile sur toile, 666 x 990 cm, Paris, musée du Louvre © Musée du Louvre

Une scénographie incroyable, des costumes somptueux, des coloris lumineux et éclatants : Les Noces de Cana est un tableau qui ne s’oublie pas. Commandée pour le réfectoire des bénédictins de San Giorgio Maggiore, l’immense toile est peinte par Véronèse en 1562-1563. Alors que l’artiste se trouve à Venise depuis dix ans déjà, il prend la liberté de transformer l’épisode biblique en fastueux banquet vénitien, mêlant allégrement profane et sacré. Provoquez la rencontre avec l’œuvre en vous rendant au musée du Louvre, le tableau est accroché juste en face de la Joconde.

6. Le martyre de saint Maurice du Greco

El Greco (1541-1614), Le martyre de saint Maurice, 1580-1582, huile sur toile, 140 x 110 cm, Escorial, Monastère San Lorenzo © DR
El Greco (1541-1614), Le martyre de saint Maurice, 1580-1582, huile sur toile, 140 x 110 cm, Escorial, Monastère San Lorenzo © DR

Peint pour le palais de l’Escorial du roi Philippe II d’Espagne, Le martyre de saint Maurice a suscité de vifs débats. Le Greco a exécuté ce tableau vers 1580-1582 sans être fidèle aux dogmes du Concile de Trente selon l’Inquisition. En effet, seul Dieu est adoré, les saints quant à eux ne peuvent qu’être vénérés. Or, les anges voletant dans le ciel couronnent le saint, suggérant une nature divine inacceptable. L’histoire de saint Maurice remonte à la fin du IIIe siècle sous Dioclétien. Avec ses compagnons d’arme, il fut martyrisé pour avoir refusé de persécuter des chrétiens et de sacrifier au culte de l’empereur. La légende raconte aussi qu’il avait redécouvert la lance du soldat Longin. Pour entrevoir le tableau, venez visiter le monastère royal de San Lorenzo de l’Escorial à côté de Madrid.

7. La Décollation de saint Jean-Baptiste du Caravage

Le Caravage (1571-1610), La Décollation de saint Jean-Baptiste, vers 1608, huile sur toile, 361 x 520 cm, La Valette, Cathédrale Saint-Jean de La Valette © DR
Le Caravage (1571-1610), La Décollation de saint Jean-Baptiste, vers 1608, huile sur toile, 361 x 520 cm, La Valette, Cathédrale Saint-Jean de La Valette © DR

Commande du grand maître de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem pour la chapelle des novices, le tableau du Caravage est toujours en place depuis 1608 dans la Cathédrale Saint-Jean de La Valette. Le peintre d’origine lombarde représente un moment précis de l’épisode biblique : le coup final du bourreau pour détacher la tête du corps de saint Jean-Baptiste. Le plateau est déjà prêt, entre les mains de Salomé qui se penche vers sa victime. Le sang gicle, un cri silencieux s’est échappé des lèvres entrouvertes du prisonnier, ses yeux sont clos. Ce chef d’œuvre glaçant est – fait assez rare – signé de l’artiste. Une signature ensanglantée, tracée dans le sang du saint, « Fra Michel Angelo », témoignage de la récente entrée du Caravage au sein des chevaliers de l’ordre.

8. La descente de la Croix de Pierre Paul Rubens

Pierre Paul Rubens (1577-1640), La descente de la Croix, huile sur toile, 420 x 320 cm, Anvers, Cathédrale Notre-Dame © DR
Pierre Paul Rubens (1577-1640), La descente de la Croix, huile sur toile, 420 x 320 cm, Anvers, Cathédrale Notre-Dame © DR

Dans la cathédrale Notre-Dame d’Anvers, le triptyque magistral de Rubens peint vers 1616 éblouit fidèles et visiteurs. Commandée par la confrérie des arquebusiers, l’œuvre constitue le pendant de l’Érection de la croix réalisée par le même artiste. Le triptyque est composé de trois parties : la visitation, la descente de la Croix au centre et la présentation de Jésus au temple. Influencé par l’art vénitien, Rubens nous livre une œuvre touchante où le christ mort éblouissant de blancheur sur son drap immaculé annonce déjà la Résurrection.

9. Le martyre de saint Erasme de Nicolas Poussin

Nicolas Poussin (1594-1665), Le martyre de saint Erasme, huile sur toile. 320 x 186 cm, Rome, Pinacothèque du Vatican © Pinacothèque du Vatican
Nicolas Poussin (1594-1665), Le martyre de saint Erasme, huile sur toile. 320 x 186 cm, Rome, Pinacothèque du Vatican © Pinacothèque du Vatican

Le martyre de saint Erasme peint par Nicolas Poussin au XVIIe siècle est un tableau poignant. Erasme de Formia, patron des marins, fut martyrisé sous Dioclétien en 303 pour n’avoir pas voulu se soumettre au culte païen. Le peintre illustre avec véracité le supplice : le saint est brûlé au fer rouge et vidé de ses intestins. Le tableau est construit autour de l’opposition des corps du martyr et de la statue d’or d’Hercule, tous deux dénudés, l’un souffrant, l’autre victorieux. Rendez-vous à la Pinacothèque du Vatican à Rome où est conservé le tableau.

10. Le Retour du fils prodigue de Rembrandt

Rembrandt van Rijn (1606-1669), Le Retour du fils prodigue, vers 1668, huile sur toile, 262 x 205 cm, Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage
Rembrandt van Rijn (1606-1669), Le Retour du fils prodigue, vers 1668, huile sur toile, 262 x 205 cm, Saint-Pétersbourg, Musée de l’Ermitage

Figure majeure de l’âge d’or hollandais, Rembrandt exécute Le retour du fils prodigue vers 1668. Loin de représenter les festivités et le banquet qui accompagnent le retour de l’enfant, l’artiste se concentre sur la relation du père et du fils. Le pardon et la contrition sont le véritable sujet de cette œuvre émouvante. Laissez vous éblouir par le tableau au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg.

11. Le Christ mort et les anges d’Edouard Manet

Edouard Manet (1832-1883), Le Christ mort et les anges, huile sur toile, 180 x 150 cm, New-York, Metroplitan Museum © Metroplitan Museum
Edouard Manet (1832-1883), Le Christ mort et les anges, huile sur toile, 180 x 150 cm, New-York, Metroplitan Museum © Metroplitan Museum

Envoyé par Manet au Salon de 1864, Le Christ mort est un tableau qui « fit du bruit ». Les critiques dénoncèrent avec virulence le corps cadavérique du Christ jugé trop réaliste. Et pourtant aujourd’hui, ce Christ interpelle le spectateur qui ne peut que se laisser toucher. Les paumes ouvertes et stigmatisées, les yeux entrouverts levés au ciel, le flanc percé par une lance : le fils de Dieu s’offre pour sauver l’humanité. À découvrir au Metropolitan museum de New York.

12. La tentation de saint Antoine de Salvador Dalí

Salvador Dalí (1904-1989), La tentation de saint Antoine, 1946, huile sur toile, 90 x 120 cm, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique © Musées royaux des beaux-arts de Belgique
Salvador Dalí (1904-1989), La tentation de saint Antoine, 1946, huile sur toile, 90 x 120 cm, Bruxelles, Musées royaux des beaux-arts de Belgique © Musées royaux des beaux-arts de Belgique

Œuvre du peintre espagnol aux moustaches atypiques, La tentation de saint Antoine a été réalisée en 1946 à New-York. Agenouillé dans le désert, saint Antoine dénudé tente d’éloigner les démons surréalistes en brandissant une croix. Ces tentations prennent des formes surprenantes : éléphants aux longues pattes, cheval fou triomphant, forme phallique, femme nue aguicheuse, obélisque d’or. Une œuvre à ne pas manquer aux musées royaux des beaux-arts de Belgique à Bruxelles.

Tags:
Artsculturereligieux
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
FR_Donation_banner.gif
Le coin prière
La fête du jour





Confiez vos intentions de prière à notre communauté de plus de 550 monastères


Top 10
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement