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Petite étude sur les hommes, en mots et en images

© Augustin Chaunu
© Augustin Chaunu
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Si la virilité est parfois mal comprise, elle l’est dans les deux sens : par certains hommes mais aussi par certains cadres de la société.

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Depuis le XXe siècle, de nombreuses études ont été faites sur la masculinité, pour rattraper l’indigence de celles-ci face aux études sur la femme, et pour tenter de définir les particularités de l’âme masculine. Le but de ces nombreux ouvrages était de répondre aux questions de l’identité, de la fonction et de la place de l’homme, souvent difficiles à cerner une fois levée l’injonction de ce qu’on attend d’eux.

La complexité de l’homme par Ivan Illich

Le pionner en la matière est sans doute Ivan Illich qui a débuté cette étude à Berkeley. Robert Bly, dans L’homme sauvage et l’enfant, l’avenir du genre masculin, nous fait part de sa vision de l’identité masculine au terme d’une enquête de dix ans. Il parvient à travers ce livre à réhabiliter la complexité de l’homme, la spécificité de son initiation et le bonheur d’une identité retrouvée. Ce conte commenté par ses réflexions se base sur l’histoire d’un homme sauvage chargé de conduire un enfant à l’état d’homme. Face à la dévaluation du rôle du père, de la dureté sociale et professionnelle, de la difficulté de sortir du monde maternel, ce livre est une jolie réponse.

Dans un style plus sociologique, Franco La Cecla a publié Ce qui fait un homme, également éclairant sur les différentes manières d’être un homme, ou de ne pas l’être en plénitude. De quoi faire tomber Voltaire quand il déclarait : « Mon empire est détruit si l’homme est reconnu ».

La place de l’homme dans l’Église

Dans l’Église également, la place de l’homme est parfois mise à mal, d’aucuns diront que la féminisation a aussi fait son œuvre, d’autres que la communauté suppose quelques sacrifices et que le combat, bien que très biblique, n’a pas de place dans une telle institution.

De nombreux hommes se demandent s’ils ont franchi les étapes nécessaires pour devenir un homme ou si leur manière de faire est virile. Ou encore, une fois devenus pères, maris, patrons, ou prêtres, artistes, bénévoles, la question de leur résonnance singulière persiste.

L’importance des modèles

Il est bon d’être entourés de modèles, surtout pour les hommes, car l’importance de l’initiateur et du guide est plus importante que pour les femmes. Il incombe aussi à chacun de redéfinir lui-même ses défis, ses besoins, ses envies, et de faire taire les voix qui paralysent ou qui associent souvent la sécurité avec l’absence de risque. Enfin, les femmes ont aussi leur rôle dans ce cheminement, dès l’enfance avec la mère, plus tard avec l’épouse, et entre temps grâce aux amies et connaissances.

Il ne s’agit pas seulement de se révéler en faisant le tour du monde, en réalisant des exploits, mais de comprendre les vertus masculines comme valeureuses, à l’image du don total d’un moine ou d’un prêtre, de la bonté courageuse d’un homme qui aide un plus faible que soi, de la vigueur qui ressort dans le désir de sublimer son quotidien et celui des personnes chères.

Quant à l’idéal, Hermann Hesse a très bien résumé dans son Loup des steppes les aspirations de l’âme masculine :

« Tu avais en toi une image de la vie, une croyance, une exigence, tu étais prêt à des exploits, des souffrances, des sacrifices ; et puis, peu à peu, tu remarquas que le monde n’exigeait de toi aucun exploit et aucun sacrifice, que la vie n’est pas une épopée héroïque avec des rôles en vedette, mais une cuisine bourgeoise, où l’on se contente de boire et de manger, de prendre un café, de jouer aux cartes et d’écouter la T.S.F. Et celui qui veut et qui a en lui autre chose : l’héroïque, le beau, l’adoration des grands poètes, la piété pour les saints, n’est qu’un imbécile et un don Quichotte ».

 

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