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De Nice aux JMJ, les pèlerins niçois ne perdent pas la foi

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Vivez le quotidien de nos reporters aux JMJ de Cracovie.

Dans le bus qui mène les pèlerins azuréens au diocèse de Katowice, en Pologne, l’attentat est encore sur toutes les lèvres. Certains d’entre eux se trouvaient sur la Promenade des Anglais au moment des faits. Lycéens ou étudiants, ils partagent ce moment durant le trajet. Choqués, bouleversés, ils ont tout de même fait le choix audacieux de partir en Pologne, aux Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ). Dans les bus, l’angoisse et la détresse ont laissé place à la prière, aux chapelets et à la minute de silence en hommage aux victimes.

Pour le père Régis Peillon, aumônier des étudiants, il faut « porter un message de paix et d’espérance malgré ces évènements en allant au cœur de notre foi qui est marquée par la croix et la résurrection du Christ ».

« Vous verrez se dresser des sentinelles de l’espérance »

Il n’aura pas fallu vingt-quatre heures pour que les cent-vingt « JMJistes » niçois se replongent dans la question du mal. Direction Auschwitz pour marcher sur les traces de Maximilien Kolbe, Edith Stein ou Etty Hillesum et « découvrir comment dans un lieu aussi noir, la lumière peut encore exister ». La barbarie, celle qu’ont pu connaître les Niçois, « se découvre d’une manière encore plus spectaculaire : l’homme peut devenir très intelligent lorsqu’il met sa technique au service du mal » explique Blanche Faivre. Si l’attentat de Nice n’a eu lieu que quelques jours auparavant, le père Régis Peillon et les organisateurs n’ont pas voulu annuler cette visite. « Il fallait voir que même à Auschwitz il n’y avait pas de silence de Dieu et que des hommes ont été Sa parole vivante et miséricordieuse ».

Du côté des pèlerins, l’émotion est forte sur les lieux. Pour Blanche Faivre : « C’est tellement horrible que l’on a du mal à l’imaginer. Malgré les photos, les expositions. Je me demande comment j’aurais réagi en tant que chrétienne là-bas ».

Sur les traces d’une Pologne opprimée

Le pays a subi le nazisme mais pas seulement. Une fois Hitler tombé, la Pologne a sombré dans l’ère communiste. Après une descente sous terre dans les mines de Guido, le père Régis Peillon a emmené son groupe sur les traces de cette oppression : « Le lendemain, nous avons pris la route pour la place Solidarnosc, érigée en hommage au mouvement anti-communiste et symbole de la résistance ouvrière contre l’ère soviétique ». Les étudiants sont tout particulièrement plongés dans l’histoire puisque des témoins de ces scènes leur partagent leurs souvenirs, leur expliquent leur action.

Les étudiants n’ont pas été laissé seuls avec ces ces lourdes confidences : « nous avons organisé des groupes de partage pour exprimer ce qu’ils ont ressenti ». En effet, chaque soir des temps de prière ou des veillées de louange sont prévues pour « mettre la joie du Christ au fond des cœurs ». Présidée par Monseigneur Marceau, évêque de Nice, la première soirée entre Polonais et Français « a été un moment fort ». La journée s’est achevée « dans un temps de louange autour de la parole du prophète Isaïe rappellant dès le premier moment que l’amour de Dieu marque nos vies ». Alors, les pèlerins ont rendu grâce « pour le chemin de chacun dans la lumière et la tendresse. Le prophète porte une parole d’espérance forte qui peut servir à chacun des pèlerins en ces temps difficiles ».

Pour l’évêque de Nice, « il ne faut pas oublier la Parole de Dieu, même dans ces moments. C’est très important pour la jeunesse de garder en tête ces paroles ». Et plus encore, après les attentats, Mgr Marceau le répète : « Il faut que des sentinelles de l’espérance se lèvent ! »

Alors, chaque jour jusqu’aux JMJ, le groupe marchera sur les traces de grands saints et continuera à découvrir l’histoire de la Pologne.

 

 

 

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