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Numérique pour bébé : slow down !

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Le numérique a fait l’effet d’une déferlante dans le monde éducatif... et l'effet d'une bombe sur les comportements.

Instrument révolutionnaire, c’est un tremplin pour le progrès, un médiateur extraordinaire pour les échanges et partages de savoirs, un média à la fois ludique et pédagogique. Les tablettes, ordinateurs et iPhone se sont infiltrés dans 62% des foyers français, séduisant les parents, qui initient leurs enfants sur la base de ces instruments. Mais sommes-nous certains d’en avoir la maitrise complète ?

Tablettes et ordinateurs ont envahi les espaces bibliothécaires, les écoles et autres centres d’éducation. Alors que les experts scientifiques n’ont pas terminé d’estimer les risques potentiels de ces médias sur la santé notamment chez les tout-petits, les éducateurs se les sont déjà largement appropriés. Mais sait-on seulement si l’enfant en a besoin pour se développer ?

Le cerveau d’un enfant est très structuré à la naissance. On observe une plasticité au niveau de certaines aires cérébrales, c’est « l’empreinte culturelle », très modelable pendant la petite enfance. Au moyen de supports numériques, l’enfant va améliorer sa perception et attention visuelle, il s’entraine à l’inhibition d’automatisme sur-appris, ou encore améliore la navigation spatiale de son cerveau, en tant qu’avatar qui progresse dans un paysage virtuel. Pourtant le numérique présente-t-il le risque de couper tout un champ de l’expressivité de l’être humain ?

Fascination et une maîtrise précoce des écrans tactiles

Deux réserves interviennent dans le processus éducatif par le numérique : le tout-petit a besoin d’être avant tout ancré dans des repères spatio-temporels afin d’éviter de se perdre dans les mondes numériques. Le rapport au corps est capital, le corps à corps avec le monde ainsi que l’expérience sensorielle complète. Il existe désormais des preuves scientifiques qui attestent que le contact physique a des effets positifs sur l’enfant. Le toucher stimule le développement des réseaux qui transmettent l’information du cerveau au reste de l’organisme. Cela est très véridique en ce qui concerne les mécanismes qui aident à gérer le stress et les émotions fortes. Le rapport au temps est aussi absent dans l’éducation par le numérique, en effet les écrans offrent un univers de réversibilité permanente et totale, par opposition au monde réel. Tout ce qui sollicite les cinq sens contribue à mettre en place les nouveaux circuits neuronaux, d’où la nécessité de bien solliciter chaque sens de l’enfant pour que son développement soit abouti.

Les tout-petits manifestent une fascination et une maîtrise précoce des écrans tactiles. Nous ne maitrisons et n’insistons pas assez sur les effets néfastes que provoque une trop grande exposition aux outils du numérique chez les enfants. Surfer sur la tablette d’une activité à l’autre, aussi pédagogique soit-elle, donne un effet de changement permanent de tache et conduit à développer une pensée superficielle et excessivement fluide. La capacité de synthèse et la mémoire s’en trouve en amont appauvris et l’on observe la naissance rapide d’une addiction. Mais les risques peuvent être d’ordre pathologique. Dans un premier temps des scientifiques ont observé des troubles du sommeil fréquents chez les enfants très exposés, ou encore des déficiences dans le développement du langage, une forte réduction de la capacité de concentration et d’attention sur des termes un peu plus longs. Ces difficultés d’attention se répercutent en classe, et on observe encore chez ces enfants, de plus grosses lacunes en mathématiques à partir de l’âge de 10 ans, des difficultés dans les relations interpersonnelles et enfin une plus grande insécurité psychique.

Il est capital d’aider l’enfant à développer sereinement son cerveau, d’autant que l’on sait que 700 nouvelles connexions cérébrales s’établissent chaque seconde dans les premières années de la vie de l’enfant. Une invitation à la modération de l’emploi précoce et excessif des instruments numériques conçus pour les tout-petits.

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