Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Démarrez la journée avec la newsletter d'Aleteia
Je m'abonne gratuitement !

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

« C’est marrant, t’es catho et pourtant t’es sympa ! »

Partager

Dur dur d’être catholique… Combien de temps faudra-t-il encore payer pour les fautes des autres générations ?

On paye pour les fautes d’autrui mais c’est d’abord l’annonce du Christ qui en pâtit

Il n’en reste pas moins vrai que le poids écrasant de l’histoire pèse sur l’épaule des catholiques d’aujourd’hui et limite grandement leurs possibilités de témoigner de leur foi.

C’est une réalité qui est décrite en termes imagés par un proverbe hébreu passé dans le vocabulaire courant (quoique de moins en moins courant en raison de l’illettrisme croissant de la société française mais ceci est un autre débat…) : « Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées » (Ezéchiel 18,2). En d’autres termes nous payons toujours pour les fautes des générations précédentes.

Pour d’évidentes raisons d’ordre chronologique nous ne sommes coupables ni de l’inquisition, ni des croisades, ni des guerres de religion et pourtant c’est souvent de cela que nous sommes sommés de nous justifier dès que nos interlocuteurs apprennent que nous sommes catholiques.

La tentation est grande de se braquer et de refuser de demander pardon. Demander pardon pour ses propres péchés est déjà une démarche éprouvante – nous l’expérimentons à chaque fois que nous nous confessons – mais alors demander pardon pour des péchés qui ne sont pas les nôtres !

Pourtant il est impératif que nous confessions ces péchés qui ne sont pas les nôtres pour assurer et rassurer nos interlocuteurs : oui ce sont bien des péchés et nous nous en désolidarisons au nom de notre conscience et, plus encore, en raison de notre attachement à Jésus Christ.

Les chrétiens sont en effet tenus d’annoncer un Dieu qui a accepté de payer de sa vie pour les péchés d’autrui. Jésus Christ, l’amour incarné conçu sans péché, n’a commis lui-même aucun péché et a racheté à Satan l’humanité qu’il retenait prisonnier en se laissant traiter comme le pire des pécheurs. Il l’a payé de sa personne au sens propre du terme. Il n’était pas tenu de souffrir pour nous sauver des conséquences de nos péchés.

« Il était méprisé, et nous n’avons fait aucun cas de sa valeur. Pourtant, en vérité, c’est de nos maladies qu’il s’est chargé, et ce sont nos souffrances qu’il a prises sur lui, alors que nous pensions que Dieu l’avait puni, frappé et humilié.  Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé » (Esaïe 53, 3-5).

Les péchés d’hier ont été commis par nos pères et nous en payons le prix aujourd’hui mais c’est d’abord et surtout l’annonce du Christ qui en pâtit.

Si, en plus de cela, nous nous mettons au premier plan – soit comme avocat de nos pères, soit comme victimes injustes de reproches anachroniques – nous nous interposons nous mêmes entre le Christ et ceux auxquels nous prétendons l’annoncer.

Nous leur parlons de nous ou de nos aînés mais pas ou plus de celui qui est venu les sauver. Ce genre d’attitudes détourne nos interlocuteurs de l’essentiel : la mort et le résurrection de Jésus Christ. La bonne nouvelle c’est qu’ »Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier » (1 Jean 2,2).

C’est pour cette raison que la pire réaction consiste à expliquer que les épisodes sombres de l’histoire des chrétiens sont « plus compliqués que ça » et qu’il faut les « replacer dans leur contexte historique » et ne pas les juger « avec notre mentalité d’aujourd’hui ».

Pourquoi ? Parce qu’à partir du moment où l’on chercher à atténuer l’horreur de la saint Barthélémy et de la responsabilité morale de ceux qui s’y sont livrés alors il n’y a plus aucune raison que nos interlocuteurs admettent l’horreur du massacre des innocents et encore moins l’ignominie de la mort sur la croix de l’Innocent par excellence. À ce compte là l’attitude Ponce Pilate était compréhensible au vu du contexte politique « très délicat ». Non ?

Mais le pire serait de refuser de demander pardon pour les fautes de nos aînés au nom d’une solidarité de groupe ecclésiale qui ne serait ordonnée ni à la vérité ni à la charité. Ce serait la quintessence du cléricalisme. Le message que l’on envoie inévitablement dans ces cas là c’est : « faites ce que je dis, pas ce que je fais » et cela ruine toute crédibilité. Or, la force du témoignage  dépend très directement de la crédibilité des témoins.

Pages: 1 2 3 4

Le Top de Louis Charles
  1. Les plus lus
    |
    Les plus partagés
  2. Louis Charles/Le temps d'y penser
    Le sens de l’humour : un trésor spirituel !
Afficher La Suite
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]