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Le miraculeux jeu de piste du père Popieluszko, de la France à la Pologne

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Philippe Oswald - publié le 09/06/16

Un miracle peut en cacher bien d’autres...

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Le soir du 19 octobre 1984, le père Jerzy Popieluszko était enlevé sur une route par trois policiers de la Pologne communiste, torturé et assassiné. Deux semaines plus tard, son cadavre mutilé était retrouvé dans un lac.

« Que cette mort soit source de vie nouvelle »

Entre temps, l’intense émotion suscitée dans toute la Pologne et à l’étranger par le rapt du jeune aumônier charismatique du syndicat Solidarność avait contraint le ministre de l’Intérieur du général Jaruzelski à révéler les noms des trois fonctionnaires de son ministère qui avaient perpétré ce crime sordide. « Par sa mort et ses funérailles, un prêtre peut faire davantage que par sa prédication », avait confié à un ami le père Popieluszko qui, après de multiples agressions, pressentait son martyre. De fait, un demi-million de Polonais assistèrent à ses obsèques à Varsovie. Succédant aux foules venues écouter Jean Paul II, qui avait personnellement béni le jeune prêtre, ce fut le coup de grâce pour un régime à bout de souffle. « Que cette mort soit source de vie nouvelle », avait prophétisé le saint Pape (audience aux Polonais, 5 novembre 1984).

On trouvera dans ce livre un récit sobre et émouvant du chemin de croix et du sacrifice de Jerzy Popieluszko, béatifié comme martyr en 2010. C’est naturellement le sujet essentiel qui suffit amplement pour qu’on recommande sa lecture. Mais il y a un « plus » littéralement renversant : c’est le récit du miracle qui a ouvert la voie à la canonisation du père Popieluszko, miracle dont Aleteia s’était fait l’écho en septembre 2014 lors de l’ouverture de l’enquête par Mgr Michel Santier, évêque de Créteil.

Deux Français guéris par l’intercession de deux amis polonais

Pourquoi un évêque français ? Parce que pour la seconde fois en moins d’une décennie, c’est un Français qui a été guéri par l’intercession d’un Polonais. Le 2 juin 2005, Sœur Marie Simon-Pierre Normand avait été guérie de la maladie de Parkinson par l’intercession de Jean Paul II, mort lui-même de cette maladie deux mois plus tôt. Le 14 septembre 2012, François, un père de famille de 56 ans, chrétien fervent, en soins palliatifs à cause d’un cancer en phase terminale, et tombé dans un coma annonçant sa mort imminente, recouvrait la santé inexplicablement d’un point de vue médical après que le prêtre appelé à son chevet eut invoqué ainsi le bienheureux Popieluszko : « Écoute Jerzy, si tu dois faire quelque chose, c’est le jour ! ». Notons que le prêtre avait placé des images de Jean Paul II et du père Popieluszko, un saint et un bienheureux dont les destins s’étaient croisés à des heures dramatiques de l’Histoire polonaise, dans la chambre où il priait en compagnie d’une religieuse.

Quand un prêtre français rencontre son « jumeau » polonais

Ce prêtre, aumônier de l’hôpital Chenevier à Créteil, se nomme Bernard Brien. C’est lui qui raconte ce miracle. On pourrait même dire : cette cascade de miracles, tant l’enchevêtrement d’événements qui ont conduit à cette guérison inexplicable ressemble à un jeu de piste semé de clins d’œil de la Providence. La personnalité du prêtre d’abord : une « vocation tardive », selon l’expression en vigueur, puisqu’il a été ordonné à 65 ans, mais aussi un converti de la soixantaine (dans des circonstances déjà peu banales), après une vie professionnelle bien remplie et une vie conjugale… tumultueuse (il a été marié deux fois). C’est pour fêter son ordination en la cathédrale de Créteil, le 15 avril 2012 (dimanche de la Miséricorde, autre clin d’œil polonais), que Bernard s’était octroyé une virée en Pologne. À cette occasion, il découvre à Varsovie la paroisse Saint-Stanislas-Kostka et la tombe du père Jerzy Popieluszko… dont il ignorait tout ! Enthousiasmé par la trajectoire de ce martyr, symbole de la résistance spirituelle de tout un peuple au communisme, il s’aperçoit que le jeune prêtre était né le même jour que lui, le 14 septembre 1947, « comme si, écrit-il, ces naissances concomitantes avaient tissé entre nous un lien invisible, de l’ordre de la gémellité ».

Ajoutons que l’évêque de Créteil, Mgr Michel Santier, s’est souvenu à l’occasion de cette guérison miraculeuse que trois ans auparavant, en 2011, il avait lui-même confié le gouvernement de son diocèse à la prière du bienheureux Jerzy… « Je crois donc qu’à travers ce miracle, écrit-il en préface, si Dieu a visité la Pologne, il a aussi visité le Val-de-Marne ».

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Jerzy Popieluszko, La vérité contre le totalitarisme de Bernard Brien et Charles Wright, préface de Mgr Michel Santier. Artège, 144 pages, 14 euros.

Tags:
communismeJerzy PopieluzskomartyrePologneRussie
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