Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

« Le drapier d’Assise » : quand le père de saint François d’Assise parle à son fils

Partager

Un livre qui fait découvrir la spiritualité de diacre stigmatisé "à l’envers". On aime de François ce que son père déteste.

On ne sait presque rien de la vie de Pietro di Bernardone di Moriconi, père de saint François, drapier à Assise. On sait juste qu’il était très riche, et qu’il a eu un jour une violente dispute avec son fils François, devant l’évêque. Ce roman, écrit dans un style très agréable, avec un vocabulaire riche et varié, nous fait découvrir la vie et le caractère de saint François, vus à travers les yeux de son père. Les descriptions vivantes et imagées nous font plonger dans cette Italie du 13e siècle. On y lit de nombreuses anecdotes sur le Moyen Âge, quel était le métier de drapier à cette époque, comment était faite une armure, etc.

Dans ce livre, le père de saint François s’adresse à sont fils, Francesco, comme si c’était un testament ou une lettre. Il lui écrit quinze ans après cette dispute dans le palais épiscopal, alors qu’il s’apprête à le revoir, après quinze ans d’absence totale de relations.

Son père rappelle à Francesco toute sa jeunesse, et décrit la façon dont il lui avait tout appris du métier de drapier. Il prévoyait que Francesco, qui était très doué dans de nombreux domaines, aurait un jour une immense fortune, et il ne lui refusait rien. Francesco avait voulu être chevalier, il a été emprisonné, il est revenu malade et différent. Il a commencé à donner l’argent de son père aux pauvres, son père l’avait enfermé et sa mère la libéré. Puis nous lisons la rencontre avec l’évêque, lorsque Francesco rend ses vêtements à son père et lui dit qu’il n’a plus qu’un seul père, Dieu.

Son père décide alors de faire suivre saint François. Il relate tout ce que lui disaient ses espions. À travers eux, on y découvre les personnes qu’a rencontrées Francesco : sainte Claire (Chiara), le sultan, sa relation privilégiée avec la nature et les animaux, son goût pour « Dame Pauvreté », cette joie immense qui ne le quitte jamais malgré la misère et la maladie, la façon magnifique dont il prêche…

Un hymne à la pauvreté évangélique, au pardon à l’amour

Mais finalement, son père se laissera-t-il toucher par le cheminement de Francesco ? À la suite du père de saint François, le lecteur s’interroge sur la place des parents, par rapport à leurs enfants grandissants. Comment réagir quand les enfants suivent un chemin radicalement opposé à celui des parents ? Comment continuer à les aimer ? On y lit cette phrase de l’Évangile : « Qui est mon père, ma mère, qui sont mes frères ? ». « Le Christ aurait-Il renié Marie et Joseph comme François ses parents ? » Ce livre fait découvrir la spiritualité de saint François « à l’envers ». On aime de François ce que son père déteste.

Ce livre nous fait réfléchir également sur notre rapport à la richesse. L’argent fait-il le bonheur ? Ne sommes-nous pas trop attachés à nos biens matériels ? Entre l’attachement maladif à l’argent et aux bien terrestres, comme le vit son père, et l’amour de Dame Pauvreté comme le vit saint François, y a-t-il un juste milieu ? Sommes-nous solidaires des plus pauvres ?

Saint François d’Assise a exercé pendant des siècles une fascination sur des millions de personnes, chrétiens ou non, au point que notre Pape a choisi le prénom de François. Ce livre, à lire par les passionnés de saint François d’Assise comme par ceux qui aimeraient mieux le connaître, est un hymne à la pauvreté évangélique, au pardon à l’amour.

COUV - Bandeau - copie
© Salvator

Le drapier d’Assise de Michel Sauquet, édition Salvator, 2016, 17,50 euros.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]