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Longue piste vers Saïgon : le projet fou de quatre jeunes Français

© Longue Piste vers Saïgon
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En septembre 2017, Baptiste, Niels, Grégoire et Augustin s’engageront dans une aventure extraordinaire en ralliant Saïgon depuis Paris en side-car, à la rencontre des communautés chrétiennes asiatiques.

Au programme, 20 000 kilomètres, dix mois de voyage et huit chapelles à construire dans huit pays différents, et ainsi tracer un trait d’union dans la foi entre l’Orient et l’Occident. Baptiste Langlois-Meurinne et Niels Laurent, deux membres de l’équipe se confient.

Aleteia : Après avoir mené une expédition au Tibet il y a deux ans pour construire une chapelle au cœur de l’Himalaya, vous portez de nouveau un projet alliant foi et aventure : en quoi consiste cette « Longue piste vers Saïgon » ?
Baptiste : Le projet consiste à rallier Hô-Chi-Minh-Ville au Vietnam – autrefois appelée Saïgon – en side-car, une « motocyclette à panier adjacent » selon le terme exact ! Avec deux véhicules, nous aurons deux équipes de deux personnes, le but étant d’aller à la rencontre des communautés chrétiennes en Eurasie et de faire huit étapes qui se basent sur les Béatitudes, rappel de notre expérience commune du scoutisme. Nous passerons un mois sur le lieu de chaque étape pour y construire une chapelle.

Niels : Hormis ces huit étapes, les autres lieux de bivouac ne sont pas définis. Nous comptons sur la Providence pour vivre notre esprit « route » ! Avec des choses simples, comme dépenser peu pour nos repas par exemple.

Que signifie la Providence pour vous ?
Baptiste : La Providence, c’est le fait de s’abandonner à l’instant présent. Pour un chrétien, c’est s’abandonner entre les mains de Dieu. Se laisser bercer par l’aventure, par les rencontres et essayer de puiser dans ces rencontres le meilleur de chaque humain. Vivre des moments intenses sans tout prévoir !

Niels : C’est une sorte de confiance en l’humanité ! Nous savons que, sur notre route, nous croiserons des personnes qui nous feront grandir et nous aideront. Nous partons forts de cette confiance.

Pourquoi avoir choisi l’Asie ?
Niels : Une de nos sources d’inspiration est Guy de Larigaudie, un grand aventurier scout ! La grande aventure de sa vie a été de rallier Saïgon depuis Paris. D’ailleurs, pour encadrer nos projets de voyage, nous avons créé une association Étoile au grand large, nom emprunté à l’ouvrage phare de Guy de Larigaudie. Notre route sera un peu plus au nord que celle qu’il a empruntée à cause de certaines instabilités géopolitiques actuelles.

L’organisation pour un projet de cette importance n’est-elle pas trop lourde ?
Baptiste : Une grande organisation en amont est en effet indispensable ! Actuellement, nous contactons toutes les communautés que nous croiserons sur notre route et essayons de trouver des contacts fiables sur place, motivés à l’idée de participer à notre projet sur place. Nous avons monté un dossier sérieux et le projet est présenté sur un site de financement participatif.

Comment votre équipe s’est-elle formée ?
Baptiste : Nous avons vécu un très bel engagement scout tous les quatre en 2013, l’engagement Raider, lorsque nous étions chefs de patrouille à Compiègne. C’est un engagement de droiture et de volonté pour partir en mission. Servir et sauver son prochain tout simplement ! Cet engagement nous a portés et unis tous les quatre. Nous nous sommes dit que nous devions concrétiser les paroles prononcées lors du cérémonial Raider et avons organisé, à l’aide de Thomas Goisque, un reporter photographe, l’expédition au Tibet « Longue piste dans l’Himalaya », il y a deux ans, et c’est ce qui a renforcé l’équipe. Cela ne nous empêche pas d’être très différents les uns des autres ! Certains ont le sens de l’organisation, d’autres sont un peu plus « casse-cou » et cela forme une belle unité, une belle amitié. Notre foi et cette amitié constituent le ciment de l’équipe.

Niels : Nous sommes différents mais unis par ce même engagement scout. Nous avons souvent des discussions, des débats vifs et, dans l’analyse de toute situation, chacun a son mot à dire. Au niveau des talents, Baptiste chante et joue de la guitare, Grégoire rédige bien, Augustin se débrouille pas mal en mécanique : seuls, nous n’irions nulle part mais tous les quatre nous pouvons faire de grandes choses !

Qu’espérez-vous trouver au terme de cette route ?
Baptiste : Une progression spirituelle ! C’est un apport et une richesse énorme de vivre des moments aussi intenses avec d’autres chrétiens. Ce sera une communion interculturelle qui consolidera notre foi. Et puis dire : « Vive l’aventure ! » à la manière de Guy de Larigaudie !

Niels : Il ne faut pas oublier que l’Asie a un potentiel immense de catholiques. Au Vietnam par exemple, le premier lycée catholique est en train de voir le jour, ce qui est un immense pas en avant !

Un projet de cette envergure doit se financer. Comment parler de « Longue piste vers Saïgon », un voyage pour le moins original, aux entreprises ?
Baptiste : Vous aurez des contreparties ! Nous allons réaliser un film portant sur les communautés que nous rencontrerons et nous cherchons à multiplier les partenariats avec des journaux et chaînes de télévision afin de donner une vraie visibilité au projet. Votre nom et celui de votre entreprise seront mentionnés à la fin du film réalisé. Par ailleurs, nous pouvons prendre en photo vos produits, par exemple un manteau ou une bouteille de vin, dans les paysages magnifiques que nous aurons la chance de traverser. Au retour du Tibet, nous avions organisé de nombreuses expositions et ventes de photos prises au cours du périple. Au retour de ce projet « Pasaï » (Paris-Saïgon, ndlr), nous avons prévu plusieurs expositions, notamment à Paris, et plusieurs projections du film de notre expédition.

Niels : Et vous pouvez défiscaliser votre don ! Un don de 60 euros vous coûtera seulement 20 euros après déduction. Après, cela reste un don, nous faisons appel avant tout à votre générosité.

Que diriez-vous aujourd’hui à un jeune qui hésite à partir à l’aventure, à l’heure où l’on a tant de mal à quitter sa « zone de confort » ?
Niels : Il faut se connaître et bien connaître les amis avec qui l’on part. Il faut trouver le projet qui vous convient ! Au niveau de la logistique et de l’organisation, rien ne vous arrêtera si vous avez de la volonté !

Baptiste : Il ne faut pas hésiter à sortir de soi-même, à aller à la rencontre des autres et, surtout, ne pas hésiter à se « blesser » !

Propos recueillis par Timothée Oudar

Si vous souhaitez soutenir ce projet, c’est ici !

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