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Benoît XVI, grand réformateur et stabilisateur de l’Église

Pape François et Benoit XVI à l'inauguration du jubilé de la miséricorde VINCENZO PINTO / AFP
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Pendant quarante ans, Joseph Ratzinger fut l’ancre de la barque de Pierre.

Même si les médias disent le contraire, difficile de ne pas être d’accord avec le vaticaniste John Allen lorsqu’il affirme que Benoît XVI, élu pape il y a onze ans, fut un Pape « réformateur ». Ses réformes étaient peut-être discrètes mais bien consistantes.

L’article du journaliste américain, mérite d’être lu. Vous verrez, on y trouve des petites surprises comme celle-ci :

Même si le pape François est à juste titre vanté pour son humilité et sa simplicité, il est vrai que Benoît XVI a contribué de manière importante à la « démystification » du « saint devoir » d’un Pape bien avant l’arrivée de François sur la scène mondiale.

Voici un exemple. Peu après son élection, François est revenu à la Maison du Clergé, à Rome, où il logeait avant le conclave, pour faire sa valise et payer sa note. Cet épisode a aussitôt été intégré à l’image d’ « homme du peuple » qu’il renvoyait.

Mais Benoît XVI avait fait la même chose onze ans plus tôt. Il était retourné chez lui, dans son appartement, pour faire ses valises et aller remercier les religieuses de son immeuble d’avoir été de si bonnes voisines. Autrement dit, Benoît XVI était aussi humble que son successeur – sans doute plus encore à certains égards –, même si cet aspect ne se reflétait pas toujours dans son image publique.

John Allen défend bien l’idée que Benoît XVI a eu beaucoup de gestes audacieux mais n’a pas été suffisamment appréciés pour être défini « un réformateur ». Moi je l’ai toujours vu davantage comme un grand « stabilisateur », comme si les pontificats de Jean Paul II et François étaient des bateaux tenus bien accrochés à l’ancre de Benoît, une ancre bien solide.

Jean Paul II aurait-il été libre d’être Jean Paul II – et tout ce qu’il est devenu pour le monde – sans Joseph Ratzinger à ses côtés, et cette ardeur à remplir les tâches qu’il lui confiait ? Jean Paul II fut un Pape « pèlerin », qui voyageait comme jamais un Pape auparavant, devenant le premier « Pape rock star » de l’Histoire et écrivant des traités philosophiques denses et souvent impénétrables. Benoît XVI, lui, le soutenait en silence, écrivait et enseignait avec une grande clarté théologique, se rapportait à la politique de la curie et aux questions doctrinales et portait sur ses épaules de grandes responsabilités, surtout quand Jean Paul II fut au sommet de sa gloire.

Et maintenant je pense que Benoît est toujours cette ancre, l’ancre de François, – qui lui non plus ne serait pas le successeur de Pierre si le pape émérite n’avait pas lu les signes des temps et n’avait pas compris que personne n’écoutait plus, qu’il fallait quelque chose de pratiquement impensable pour « réinitialiser » l’histoire et secouer les idées du monde. Je repense aux leçons de confiance et discernement que notre pape émérite a façonnés pour nous quand il a mis toute l’Eglise – et par extension le monde entier – sur la voie du Saint Esprit. François cite souvent Benoît XVI, et renvoie toujours à ses écrits. D’ailleurs, qui mieux que lui sait et comprend le poids de ce que Benoît a fait, et pourquoi il l’a fait.

Certains pourraient se moquer de cette image d’un Benoît « stabilisateur », quand son « renoncement »  nous a amené un Pape si impatient de « tout bouleverser ». Mais Benoît, le grand enseignant, a montré par ses actes qu’il avait une confiance implacable en l’Esprit Saint, une foi en Dieu et en Ses interventions, sous tous ses coutures. Il a montré, comme a dit Saint Philippe Néri, que tous les objectifs de Dieu concourent au bien, et même s’il nous est parfois difficile de le comprendre, nous pouvons avoir confiance.

Benoît a confiance. Tous ses gestes montrent qu’il a confiance, il sait que l’Église ne s’écroulera pas sous les actions d’un seul homme, ou l’assaut des idées, parce que le Christ nous a dit que cela n’arriverait pas.

Jean Paul, Benoît et François sont des hommes qui ont tous eu un fort impact sur le monde, sacré et séculier, peut-être plus que nous pouvons l’imaginer. Mais il me semble que le simple fait d’avoir toujours donné à l’Église le soutien dont elle avait besoin, fait de Joseph Ratzinger/pape Benoît un homme unique. Il accomplissait ses tâches avec constance et vaillance, travaillait en silence, faisait ce qui devait être fait sans rien demander. Se révélant un axe bien chevillé, stable, et si peu apprécié, autour duquel pouvaient tourner deux pontificats dynamiques.

Quand un axe central est solide et bien accroché, il tend à être négligé, tout simplement parce qu’il fait ce que l’on attend de lui, comme aurait été probablement le premier à dire notre profond et humble Benoît XVI.

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