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L’extraordinaire cadeau de baptême d’un père à sa fille

© Augustin Frison Roche
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Actuellement en route pour Erbil, le présent sera intégré à l’église Saint-Simon Saint Anne, inaugurée à Pâques.

Jamais Augustin n’aurait imaginé que le baptistère qu’il construisait pour sa fille finirait en Irak ! Artiste peintre et Sculpteur, Augustin Frison-Roche vit à Agen avec sa femme et sa petite fille, Ariane, née au mois de décembre 2015. Quand il a été question du lieu de la cérémonie du baptême, les grands-parents ont aussitôt pensé à la petite chapelle familiale où Augustin lui-même a été baptisé. Seul problème, « elle est un peu en ruine, et le baptistère ressemblait plutôt à une vulgaire cuve… », raconte Augustin. Hors de question donc d’y plonger la petite Ariane. Alors entre deux commandes et sans hésitation, le jeune père décide de se retrousser les manches et de réaliser un authentique baptistère en pierre. « J’ai construit cet objet un peu comme on fabrique un berceau avant d’avoir un enfant, c’est une manière d’en prendre pleinement conscience », confie-t-il avant d’ajouter : « Je n’avais jamais fait de cuve baptismale, c’était le moment de se lancer. Il a fallu que je me renseigne sur les ornements, c’est une forme de catéchisme ».

Un sens peut en cacher un autre

Parmi les sujets qui s’offrent à lui, c’est finalement le thème du tétra-morphe qui l’inspire le plus, « une figure tirée de la vision d’Ezechiel et l’apocalypse ». Un symbole loin d’être choisi au hasard : Pour Augustin, chaque figure représente un aspect de l’homme accompli dans le Christ « la tête d’homme symbolise l’Esprit, le taureau évoque la chair, le lion c’est l’intelligence, et l’aigle signifie sa part spirituelle », explique-t-il. Mais un sens peut en cacher un autre, »Il y a plusieurs degrés de lecture d’un tel sacrement », souligne Augustin, car « Il fallait dans le même temps représenter une allégorie de la vie terrestre comme sur l’autel. Le chiffre 4 représente la Terre, il symbolise ses quatre points cardinaux et les quatre éléments », souligne-t-il. Pour la matière, il était donc tout naturel de choisir la pierre, « L’autel doit forcément en être constitué, même s’il est en bois il faut une pièce de pierre, la pierre c’est la matière Terrestre par excellence », éclaire l’artisan. « il ne faut pas passer à côté du sens universel du baptême. C’est bien ma fille qui se baptise mais d’une certaine façon, c’est aussi la Terre entière qui renouvelle son baptême. C’est pourquoi on demande aux gens présents de renouveler eux aussi leurs vœux à cette occasion en récitant le credo ».

N’aurais-tu pas, par hasard, un baptistère en stock ?

C’est ainsi que la petite fille d’à peine quelques mois s’est vu attribuer le nom d’une sainte patronne très particulière. Ariane est en effet une sainte d’Orient martyrisée pour ne pas avoir abjuré sa foi. « Un prénom, somme toute, banal mais d’actualité au regard de ce que vivent les chrétiens d’Orient, tués aujourd’hui pour les mêmes raisons » fait remarquer Augustin. Une sacrée coïncidence a fait que quelques semaines plus tard, un de ses amis, qui travaille à l’Œuvre d’orient, l’appelle : « n’aurais-tu pas, par hasard, un baptistère en stock qui pourrait partir en Irak pour une nouvelle église en construction? ». « Incroyable », s’exclame le jeune sculpteur, « j’ai justement cela sous la main. Un baptistère tout neuf qui n’est pas une commande et donc parfaitement disponible ». Aussitôt dit, aussitôt fait : quelques jours à peine après le coup de téléphone, Augustin conduit la cuve en pierre jusqu’à un camion prêt à partir pour l’Orient. Le fret, constitué de matériaux et d’objets en tout genre est destiné à l’église Saint-Simon Saint Anne, à Erbil.

Le baptistère sera à la disposition des Irakiens en même temps que l’église qui sera consacrée le 27 mars prochain, jour de Pâques. Faut de temps et d’argent, le sculpteur ne pourra pas y assister mais espère qu’à l’avenir la petite Ariane pourra s’y rendre. « J’enverrai ma fille quand elle sera plus grande, je lui dirai : tu veux savoir ou tu as été baptisée ? et je l’enverrai à Erbil ! », plaisante le jeune père.

 

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