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France, travail, Europe, famille… « Qui n’avance pas recule »

Myriam El Khomri, ministre du Travail, quittant le palais de l'Élysée le 27 janvier 2016 © Aurelien Meunier/Getty Images
PARIS, FRANCE - JANUARY 27: French Minister of Labor, Employment and Social dialogue, Myriam El Khomri leaves the Elysee Palace after the weekly cabinet meeting at Elysee Palace on January 27, 2016 in Paris, France. (Photo by Aurelien Meunier/Getty Images)
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Face aux enjeux de la mondialisation, nos vieilles nations restent enfermées dans des postures idéologiques que critique le pape François.

Au temps lointain où j’étais écolier, un de mes méritants professeurs avait pour habitude de commenter mes plus mauvais devoirs en barrant de rouge le haut de la copie avec cette phrase lapidaire : « Qui n’avance pas recule ! ». S’il avait à commenter le report du projet de loi El Khomri visant à réformer le Code du travail, il écrirait sans doute : « Qui a reculé reculera encore ! ».  Tel est en tout cas le pronostic largement dominant dans les médias. Tour d’horizon de l’actualité de cette première semaine de mars.

« Un recul et un aveu »

Annoncé lundi matin par Manuel Valls au Salon de l’agriculture, « le report de l’examen en Conseil des ministres [du projet de loi El Khomri] a été compris à la fois comme un recul et comme l’aveu d’une préparation insuffisante. Volontarisme mis en échec, professionnalisme pris en défaut : deux constats qui abîment l’image de Manuel Valls », écrit Guillaume Tabard dans Le Figaro (4 mars).

De fait, constate I-Télé, « après avoir essayé de passer en force le Premier ministre est aujourd’hui acculé, devant rencontrer les parlementaires et les partenaires sociaux à ce sujet. Dans les sondages Manuel Valls est de plus en plus associé négativement à François Hollande, avec une côte de popularité dernièrement en chute de 9 points à 35% d’opinions favorables ».

« Une trahison historique »

À gauche, c’est le tir à vue contre le Premier ministre accusé de commettre « une trahison historique – et destructrice – d’une gauche en mal de repères » par Pierre Jacquemain, recruté par Myriam El Khomri dès 2015 au secrétariat d’État chargé de la politique de la ville et qui a démissionné avec fracas (Nouvel Obs). Il faut « retravailler avec les syndicats et les parlementaires » sur le plafonnement des indemnités aux prud’hommes et l’encadrement des accords d’entreprises, préconise quant à elle l’ancienne ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu, congédiée lors du dernier remaniement. « Elle va plus loin dans la critique en pointant une certaine déconnexion des élus face à la réalité », souligne RTL : « Il est très difficile de raisonner de manière désincarnée quand on gagne plus de 5 000 euros. C’est le cas des députés, des ministres, des fonctionnaires, des dirigeants du Medef ». De quoi chauffer les manifestants qui vont se succéder toute la semaine prochaine et la suivante, faute d’unité des syndicats, relève le JDD.

Du vin chilien au Tour de France !

À propos d’agriculture, le masochisme français a encore frappé avec ce choix surprenant du Tour de France : promouvoir le vin chilien en le prenant comme boisson officielle : « On fait dans le génie, le monde entier aime, célèbre, achète les vignobles de Bordeaux et les terres de Bourgogne. Le monde entier souligne l’excellence à la Française, et nous, le Tour de France, on est Chiliens ! Nous sommes masochistes, surtout, stupides ou ridicules », s’indigne Pascal Praud sur RTL.

Le Pape François, la mondialisation et la laïcité

Mardi 1er mars, le pape François a reçu au Vatican une délégation d’une trentaine d’acteurs du christianisme social, à l’initiative des Poissons roses, un courant chrétien proche du PS mais en désaccord avec les « lois sociétales », dont la loi Taubira. Trois députés de gauche faisaient partie de la délégation dont le député de La Martinique Bruno-Nestor Azerot (Gauche Démocrate et Républicaine) qui avait expliqué à Famille Chrétienne le but de sa visite : « Je ne vais pas voir le pape François avec un cahier de revendications ou pour avoir des satisfécits à mes engagements (Bruno-Nestor Azerot s’était positionné contre son propre camp sur le mariage pour tous, la GPA, la fin de vie, l’écologie humaine). Je vais d’abord écouter une parole rare pour m’en enrichir et me revivifier ».

« Les idéologies sont le poison de la politique » 

Le rendez-vous a manifestement comblé les attentes des participants. « Ce qui m’a frappé, c’est l’association d’une très grande simplicité à une vision du monde hors du commun », confie Dominique Potier (PS) au Figaro. Les principaux thèmes abordés par le pape François sont détaillés dans La Vie par le directeur de la rédaction, Jean-Pierre Denis, qui était de la rencontre. La mondialisation : « la moins bonne » représentée par une sphère, « détache l’homme de lui-même, l’uniformise et finalement l’empêche de s’exprimer librement », tandis que « la meilleure (…) serait plutôt un polyèdre. Tout le monde est uni, mais chaque peuple, chaque nation conserve son identité, sa culture, sa richesse ». L’Europe : « le seul continent qui puisse apporter une certaine unité au monde » mais qui « risque de devenir un lieu vide » si elle ne retrouve pas son Histoire et ses racines culturelles. L’immigration : « On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social », énonce le pape François, mais pour ajouter aussitôt : « [L’Europe] a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures ». La France enfin et sa laïcité : « Une critique que j’ai envers la France est que la laïcité résulte parfois trop de la philosophie des Lumières, pour laquelle les religions étaient une sous-culture. La France n’a pas encore réussi à dépasser cet héritage ». Retenons aussi ce plaidoyer du Pape pour un engagement politique libéré de l’idéologie : « Quand un pays se ferme à une conception saine de la politique, il finit prisonnier, otage de colonisations idéologiques. Les idéologies sont le poison de la politique. On a le droit d’être de gauche ou de droite. Mais l’idéologie, elle, ôte la liberté ».

La France cible de l’idéologie au Conseil de l’Europe

Illustration de l’idéologie à l’œuvre dans les hautes « sphères » : le Conseil de l’Europe accuse la France de racisme ! Plus précisément de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie. « J’avoue que ce genre d’accusations a le don de me hérisser le poil », s’insurge Gérard Leclerc sur France Catholique et Radio Notre-Dame. « C’est bien la France qui est accusée, (…) le peuple français en général. Et là, pardon, mais ça ne passe pas. » Les experts de la Commission européenne préconisent de durcir notre législation pour motifs racistes ou homophobes. « On retrouve là ce que Philippe Muray appelait “l’envie du pénal”. Pour mettre le peuple au pas, il faut, disait-il, “le mettre au pas de loi”. » Avis partagé par Nicolas Gauthier sur Boulevard Voltaire : « On voudrait rendre les Français racistes pour de bon que le Conseil de l’Europe ne s’y prendrait pas autrement ».

François Hollande promeut « les » familles

Autre illustration de l’idéologie en marche, la volonté exprimée par François Hollande de débaptiser le ministère de la Famille. Dans une interview accordée au magazine Elle, le président de la République a annoncé qu’Il faudra désormais l’appeler le ministère « des Familles » afin de « reconnaître toutes les familles : les recomposées, les monoparentales, de même sexe ». « Une façon d’attaquer l’unité de la famille, réplique Ludovine de La Rochère sur I-Télé.  Dire “les familles” c’est entrer dans quelque chose d’individualiste, de cas par cas, qui divise. La famille, elle, rassemble. Il y a là un renoncement à promouvoir, à aider, à favoriser la famille. »

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