Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Qui a vraiment gagné les élections iraniennes ?

© FATEMEH BAHRAMI / ANADOLU AGENCY / AFP
TEHRAN, IRAN -FEBRUARY 29: Iranian Interior Minister Abdolreza Rahmani Fazli informs the media about the election results at Interior Ministry Conference Hall, in Tehran, Iran on February 29, 2016. Fatemeh Bahrami / Anadolu Agency
Partager

L’organisation d’élections à l’étranger éveille mécaniquement une frénésie d’analyses et d’interrogations comme si un scrutin décidait de tout.

Pour les récentes élections iraniennes, la mystique électorale a  porté la presse a séparer l’électorat en deux camps bien tranchés : d’un côté, les sombres ultraconservateurs qui seraient naturellement les partisans d’un ordre fossilisé et promis à l’extinction en raison de l’évolution irrémédiable des Etats à évoluer vers davantage de démocratie et de paix. De l’autre des réformateurs encore opprimés mais qui porteraient en eux, le changement et l’avenir, et qui permettraient à l’Iran de devenir demain un grand marché ouvert à la circulation des capitaux. Les plus subtils ont intercalés entre ces extrêmes des modérés candidats tièdes et hybrides, sans doute à mi-chemin entre le loup et l’agneau. Une fois ces catégories dessinées, il ne restait plus qu’à jeter les dés pour savoir qui l’avait emporté. Les réformateurs furent d’abord désignés comme vainqueurs puis leur victoire fut nettement relativisée face a la défense efficace des conservateurs. Si ces analyses peuvent remplir des pages de papier, elles ne nous renseignent en rien sur le résultat des élections. La raison en est simple, les catégories précitées ne correspondent à aucune réalité iranienne.

Qu’est ce qu’être conservateur au juste ? Cela consiste à transmettre ce qui demeure. De ce point de vue, il ne fait aucun doute que les Iraniens le soient tous. Dans un pays occupé pendant mille ans par des puissances étrangères et ayant néanmoins réussi à préserver son identité linguistique et culturelle jusqu’à nos jours, aucun candidat aux élections n’aurait l’idée fantaisiste de souhaiter dissoudre l’identité iranienne en un marché sans frontière. Tous les candidats peuvent donc être considérés comme conservateurs. Cela les empêche t’il d’être réformateurs ? Nullement. Car tout legs historique n’est pas appelé à demeurer. La transmission appelle un choix. Dans ces circonstances que retenir du résultat des élections ? Un plébiscite urbain en faveur de la politique d’équilibre adoptée par le président Rohani : l’Iran veut bien consentir à des concessions diplomatiques afin de bénéficier des capitaux étrangers qui n’ont pu vivifier son économie jusqu’à présent. Cela ne signifie pas pour autant qu’il soit prêt à céder un pouce de terrain lorsqu’on lui demande de sacrifier son identité. Quel est le vainqueur des élections ? L’Iran.

Tags:
iran
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]