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Birmanie : « Il est temps de négocier »

Un soldat birman patrouille dans le quartier n°3 de la ville de Pauktaw en proie aux violences entre les Rohingya bouddhistes et les Shan musulmans en octobre 2015 © Kaung Htet/Getty Images
PAUKTAW, MYANMAR - OCTOBER 27: A soldier stands guard at quarter No.3 in Pauktaw township, that was burned in recent violence between Buddhist Rakhine and Muslim Rohingya, on October 27, 2012 in Pauktaw, Myanmar. Over twenty thousand people have been left displaced following violent clashes which has so far claimed a reported 80 lives. Clashes between Rakhine people, who make up the majority of the state's population, and Muslims from the state of Rohingya began in June. (Photo by Kaung Htet/Getty Images)
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Des affrontements ont éclaté dans l’état Shan, poussant des milliers de réfugiés sur les routes, et rappelant l’instabilité du pays.

Lama Naw Aung, un catholique membre du Parlement birman affirme à Ucanews : « Il est temps de négocier, de cesser les hostilités dans les zones ethniques, et d’apporter la paix dans un pays qui a été assommé par des séries de guerres civiles depuis des dizaines d’années ». De fait, depuis son indépendance, proclamée en 1948, la Birmanie connaît une succession sans fin de conflits ethniques. L’espoir suscité par l’arrivée au pouvoir du parti de Aung San Suu Kyi, l’opposante historique et symbolique de la junte militaire, est obscurci. Dans l’État Kachin hier, parmi les Rohingya et les Shan aujourd’hui, les combats reprennent.

Ils trouvent refuge dans des monastères

Deux groupes armés rivaux, l’armée de l’État Shan du Sud et l’armée nationale de libération Ta’ang, se sont livrés à des exactions dans l’État Shan. Le Myanmar Times rapporte des villages détruits, des civils exécutés ou enlevés. Des mines antipersonnel auraient aussi été déployées. Plusieurs milliers de Shan, fuyant les combats, se sont réfugiés dans des monastères bouddhistes, espérant la fin des hostilités. En effet, bien qu’une grande partie des Shan soit animiste, les monastères sont des lieux considérés comme « protégés ». Le meurtre de moines bouddhistes par la junte militaire durant la « révolution de safran », en 2007, avait profondément choqué les Birmans de toutes ethnies et confessions, et avait durablement décrédibilisé le régime des généraux.

« Si leurs droits sont négligés, les combats continueront »

Shay Ray Shu Maung, un catholique membre de la Chambre haute du Parlement birman, encarté à la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d’Aung Sann Suu Kyi, explique que les combats continueront tant que les droits des minorités seront négligés. Depuis 1948, les minorités ethniques ont eu recours aux armes pour s’opposer à un pouvoir central autoritaire, d’inspiration marxiste. Sans toutes revendiquer un État indépendant, elles réclament une autonomie qui les protège des abus du pouvoir central. La minorité Karen, notamment, a fait les frais de la « réorganisation » opérée par la junte et qui consistait en fait à la déposséder de ses meilleures terres agricoles au profit de l’ethnie majoritaire birmane. Les groupes armés Karen n’ont complètement cessé les combats qu’à partir de 2010. La grande défiance, qu’entretiennent les ethnies à l’égard du pouvoir central, explique qu’elles conservent des armées autonomes, susceptibles de reprendre le combat quand leurs intérêts sont menacés.

Le soutien s’organise

Karuna Lashio Social Service, la Caritas du diocèse de Lashio, est parvenue jusqu’aux réfugiés pour évaluer leurs besoins. Selon l’organisation, citée par Ucanews, il y a assez de nourriture et de vêtements pour le moment, mais il faudra installer des abris si les exilés ne peuvent pas rapidement retrouver leurs maisons.

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