Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Une survivante d’Auschwitz adopte le petit-fils de son bourreau

Rudolf Höss et Eva Mozes témoignent régulièrement ensemble © YouTube
Partager

Plus de 70 ans après sa déportation, Eva Mozes a instauré d’incroyables relations avec Rainer Höss, descendant du terrible commandant en chef du camp où elle et sa sœur ont vécu les pires atrocités.

Eva Mozes Kor est une rescapée d’Auschwitz. Pourtant, elle a décidé d’adopter Rainer Höss, petit-fils du terrible Rudolf Höss, le commandant du camp de concentration où elle a vécu les pires horreurs.

Originaires de Roumanie, Eva Mozes et sa sœur jumelle avaient été déportées par les nazis, à l’âge de 10 ans (La Stampa, 16 décembre). Elles furent libérées en 1945 par l’armée russe avec 200 autres enfants ayant échappé miraculeusement à l’extermination (news.wgcu.org, 18 novembre).

La rencontre avec Rainer

Rudolf-Hoess_3111974b
© DR
Rudolf Höss présentant une photo de sa famille avec, en uniforme, son grand-père, bourreau d'Auschwitz.

La rencontre entre Eva et Rainer remonte à l’été 2013, rapporte La Stampa. C’était à Auschwitz, où elle fut d’emblée frappée par son « extrême intelligence ». Il était le petit-fils du tristement célèbre Rudolf Höss, qui sera condamné à mort puis exécuté par pendaison en 1947. Rainer a coupé les ponts avec sa famille d’origine en 1985. Aujourd’hui, il apprend aux jeunes générations à reconnaître le mal du nazisme et à le combattre.

« Je voudrais t’adopter »

f800f-eva2bmozes2bkor
Eva Mozes est retournée plusieurs fois sur les lieux de son calvaire.

Un an après leur rencontre, Eva, qui a plus de 80 ans, a demandé au petit-fils de son bourreau s’il acceptait d’être adopté par elle, mais lui a également demandé de pardonner à sa famille, lui expliquant que c’était « la seule façon » s’il voulait vraiment « conjurer le mal d’Hitler ».

Une femme pleine de miséricorde

Le cœur d’Eva est plein de miséricorde, cela ne fait aucun doute. Car elle est très lucide sur les événements dramatiques qu’elle et sa sœur ont vécus à Auschwitz. Les jumelles, comme tant d’autres jumeaux, étaient devenues les cobayes du Dr Joseph Mengele, surnommé « l’Ange de la mort » du camp. Elles savaient ce qui les attendait : si l’une des deux mourait, le médecin nazi aurait tué l’autre.

Cinq injections par semaine

27E1529700000578-3050683-image-a-4_1429747312683
Eva et sa sœur jumelle Miriam en 1949

« J’avais droit à cinq injections par semaine, raconte Eva Mozes Kor à un groupe d’écoliers de l’Indiana, où elle vit depuis la fin de la guerre. On lui injectera même un cocktail de bactéries mortelles dont elle survivra. Eva considère la survie de sa sœur et la sienne comme « un vrai miracle ». Depuis, sa sœur est décédée en 1993 d’une grave maladie, et Eva poursuit leur gros travail de pardon qui l’amène régulièrement à Auschwitz, où elle a fini par rencontrer Rainer. 

L’association Candles

Pour entretenir la mémoire de tous ces enfants, en 1984 Eva a fondé avec sa sœur l’association CANDLES, un acronyme pour Children of Auschwitz Nazi Deadly Lab Experiments Survivors, réunissant tous les rescapés des terribles expériences subies à Auschwitz. En 1995, Eva créera un musée de l’Holocauste et un centre éducatif à Terre Haute, dans l’Indiana.

https://youtu.be/2lhAU868230

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]