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Greenpeace « piège » des scientifiques climato-sceptiques

© Albator / Greenpeace
Greenpeace activists create a solar symbol around the world-famous Paris landmark, the Arc de Triomphe.
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Pendant la COP21, les militants de Greenpeace ne se sont pas contentés d’escalader l’Arc de Triomphe : le mouvement écologiste a annonçé avoir "piégé" plusieurs scientifiques.

Voilà des années que la guerre climatique a débuté. Les scientifiques se disputent sur le sujet sans qu’il soit aisé de savoir exactement ce qui est rejeté ou défendu de part et d’autre.

Tous s’accordent à constater le taux élevé de pollution, beaucoup affirment qu’il existe un réchauffement climatique. Pas tous cependant, puisque certains rappellent qu’après une période de réchauffement, les températures se sont stabilisées depuis 19 ans à la surface de la Terre. Dix-neuf années sont anecdotiques à l’échelle de l’histoire terrestre bien entendu, mais pourraient montrer, aux yeux de certains, que l’Homme qui continue pendant ce temps à polluer n’est pour rien dans le « réchauffement climatique ».

Car ce qui agite le plus la communauté scientifique, c’est précisément la question de la responsabilité humaine, et ceux qui la questionne ou la rejette sont accusés de « climato-scepticisme ».

Il y a quelques jours, certains scientifiques « climato-sceptiques » ont été piégés par l’organisation Greenpeace, en marge de la COP 21. Les célèbres activistes ont en effet dévoilé une série de correspondances qui montrent comment des industriels des combustibles fossiles se sont offert, sans le dire, les services de plusieurs universitaires pour contrer les adeptes du réchauffement climatique, et influer sur les négociations en cours.

« Nous avons voulu savoir si, en amont de la conférence de Paris sur le climat, certains chercheurs du monde académique accepteraient d’être rémunérés pour rédiger et signer des rapports susceptibles de servir les intérêts d’industriels des fossiles. Et ce, en acceptant de cacher leur financement », a expliqué Ben Stewart, directeur des médias de la branche britannique de Greepeace.

Concrètement, un militant de l’ONG s’est fait passer pour un consultant en relations publiques. Il a adressé un courrier au physicien William Happer, professeur émérite à l’université de Princeton (New Jersey). Le faux consultant explique : « Notre client est une compagnie pétrolière du Proche-Orient, inquiète de l’impact de la conférence climatique des Nations Unies qui doit se tenir ce mois-ci (…) Nous pensons que, vu votre travail important sur le sujet et votre poste à Princeton, un très court article écrit ou endossé par vous pourrait œuvrer fortement en faveur de notre client ».

Le physicien doit donc écrire un article sur les bénéfices du pétrole et du gaz : il accepte la mission à 250 dollars de l’heure. Cette somme n’est pas pour lui mais pour la CO2 Coalition, un think tank climatosceptique qui le défraie, mais ne lui règle pas de salaire. Le faux consultant accepte le prix, à condition de maintenir le financement secret, pour éviter d’altérer la crédibilité de l’article. L’auteur accepte et précise que ce n’est pas la première fois que cela arrive.

Le sociologue Frank Clemente, professeur émérite à la Penn State University (Pennsylvanie), se fait également piéger en acceptant de rédiger un rapport « pour contrer les études liant le charbon à une mortalité prématurée, en particulier le chiffre de l’Organisation mondiale de la santé selon lequel 3,7 millions de personnes meurent chaque année de la pollution due à la combustion des fossiles », contre financement : 275 dollars l’heure, 15 000 dollars pour un article de 8 à 10 pages et 6 000 dollars pour une tribune publiée dans la presse.

Pour se « vendre », le professeur énumère ses travaux et précise que « dans aucune de ces situations le sponsor n’a été identifié, écrit-il. Je publie tous mes travaux comme “scientifique indépendant” ».

Contacté par Le Monde, le sociologue précise pourtant qu’il ne renie absolument rien de ce qu’il a écrit dans ses travaux et affirme qu’à sa connaissance, « ils ne contiennent aucune erreur ».

Greenpeace a immédiatement affirmé avoir « piégé » les scientifiques.

En réalité, les militants écologistes ont réussi à prouver que ces spécialistes étaient payés pour écrire, et que des industriels les payaient pour qu’ils contredisent la doxa écologiste ambiante. Rien ne prouve en revanche que ce qu’ils ont écrit soit faux.

Ces mêmes militants de Greenpeace sont en revanche restés silencieux lorsque l’un des fondateurs de l’organisation, le docteur en écologie Patrick Moore, a affirmé en mars dernier que l’homme n’avait aucune responsabilité dans le réchauffement climatique d’une part, et que ce dernier n’était pas nécessairement néfaste.

Dans une tribune intitulée « Pourquoi je suis sceptique au sujet de changement climatique », Patrick Moore affirme qu’il n’y a pour l’instant « aucune preuve scientifique » de la responsabilité humaine dans le réchauffement global. Il y affirme également tout le bien qu’il pense du CO2. Mais il explique pourquoi les écologistes s’acharnent, selon lui pour l’argent et le pouvoir.

« Les écologistes alimentent les craintes et augmentent ainsi les dons, les politiciens semblent sauver la Terre de sa propre perte, les médias jouent sur le sensationnel, l’augmentation du nombre d’institutions permet la multiplication de subventions à coups de milliards, et crée donc de nouveaux départements qui servent à alimenter la frénésie mondiale ainsi que des scénarios effrayants ; de nombreuses entreprises deviennent “vertes” pour obtenir des subventions publiques et financer des projets qui ne seraient pas viables économiquement sans celles-ci (comme les parcs éoliens ou les panneaux solaires). Et la gauche voit le changement climatique comme un moyen parfait de redistribuer les richesses des pays industriels aux pays en voie de développement et à la bureaucratie de l’ONU. »

Apparemment, les scientifiques climato-sceptiques ne sont pas les seuls à être intéressés par l’argent, et les sommes sont autrement plus importantes chez leurs adversaires.

En août dernier, le Climate Change Business Journal, peu suspect de climato-scepticisme, affirmait que l’industrie globale du changement climatique se chiffrait à 4 milliards de dollars par jour. À qui faire confiance donc puisque le sujet même brasse des sommes d’argent considérables ? Mieux vaudrait se concentrer sur certains arguments des climato-sceptiques qui, eux, n’ont encore jamais été contrés.

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