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Un peu d’humour dans l’oraison

© SC Designs/SHUTTERSTOCK
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L’oraison est une forme de prière si simple que plusieurs l’abandonnent en chemin. Serait-ce parce nous manquons d’humour ?

L’oraison est une forme de prière si simple que plusieurs l’abandonnent en chemin. Serait-ce parce nous manquons d’humour ? Il faut être capable de ne pas trop se prendre au sérieux quand on se recueille de longues minutes en silence, sans effort, dans une attention amoureuse à Dieu. Il est là, je suis là, même si je ne ressens rien. Le Seigneur voit notre intention plus que notre attention, souvent déficiente. Nous restons tranquilles, en paix, attendant tout de lui, dans la foi, l’espérance et l’amour. Ce temps perdu pour Dieu creuse le désir qui se manifeste par une aspiration au dépassement, à la liberté, à l’amour. L’oraison éveille le désir; la volonté d’aimer le déploie.

Être là

Un jour, le curé d’Ars avait terminé son heure d’oraison dans l’église en ayant l’impression que Dieu était bien loin. Il ressentait une grande sécheresse intérieure, comme il arrive souvent à celles et ceux qui persévèrent dans ce cœur à cœur avec Jésus. Le bon curé se leva, regarda le crucifix et dit avec humour : « En tout cas, Seigneur, moi j’étais là.

Certes, le Seigneur est toujours là, mais Il peut sembler éloigné, silencieux, distant. On peut donc Lui en faire doucement le reproche avec le psalmiste qui demande au Seigneur s’Il l’a oublié et pour combien de temps Il va lui cacher Son visage (cf Ps 12). Ce qui faisait dire à Thérèse d’Avila : « De la manière que vous traitez vos amis, Seigneur, je comprends que vous n’en ayez pas beaucoup ».

Mère Teresa a vécu pendant 50 ans le sentiment angoissant de l’absence de Dieu. Derrière son merveilleux sourire se cachait une nuit de la foi qu’a connue sa patronne Thérèse de Lisieux. Mère Teresa s’est accrochée à la foi pure, luttant contre ce tourment que Dieu n’était pas Dieu, qu’Il n’existait pas. Cela ne lui a pas enlevé son humour et sa joie, fruits de ses heures d’adoration où elle étanchait la soif de Jésus.

Sœur Emmanuelle, décédée en octobre 2008, rayonnait aussi d’une joie contagieuse. Le mot qu’elle aimait répéter était arabe « Yalla! » (En avant !). Pour elle, Dieu était toujours en avant et elle Lui parlait familièrement dans l’oraison comme on parle à un ami. Sa foi était pétrie d’espérance. Devant un obstacle, elle prenait son chapelet, récitait une dizaine et retrouvait le sourire.

Humilité et humour

Les saints ont de l’humour dans leur relation avec le Seigneur. « Un saint triste est un triste saint », assure un proverbe. Ils ont l’art de ne pas trop se prendre au sérieux, car ils sont détachés d’eux-mêmes. Pensons à la joie de François d’Assise, au bon sens de Bernadette Soubirous, à la bonhommie de Jean XXIII. Et si l’humour était une forme de sainteté qui s’apparente à l’humilité où l’on se laisse relever par le Christ ? Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier

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