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Charles de Foucauld, frère universel (2/2)

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Deuxième partie de l'article de Jacques Gauthier consacré au bienheureux Charles de Foucauld.

Le dominicain Yves Congar a écrit qu’au début de l’ère atomique, Dieu a allumé deux phares : Thérèse de Lisieux et Charles de Foucauld. Ces témoins du Christ sont très actuels, surtout en cette Année Sainte de la Miséricorde qui commence le 8 décembre 2015. Ils se rejoignent par une identification humble à Jésus, un retour à l’Évangile dans les petites choses du quotidien, un souci des non-croyants et une vocation à l’amour universel.

Si le grain de blé ne meurt

De son vivant, Charles de Foucauld désirait s’entourer de compagnons partageant son idéal de vie chrétienne, d’autant plus que recevoir le prochain signifiait, pour lui, accueillir un membre du corps mystique de Jésus. Il voulait que tous le regardent comme le frère universel : athées, chrétiens, juifs, musulmans. Il écrit en 1898 : « Ayez au fond de l’âme gravé profondément ce principe d’où tout découle : que tous les hommes sont vraiment, véritablement frères en Dieu, leur Père commun, et qu’il veut qu’ils se regardent, s’aiment, se traitent, en tout comme les frères les plus tendres ».

Le frère Charles de Jésus a dû accepter de vivre comme s’il devait toujours rester seul. Il fallait qu’il passe par ce désert intérieur pour se vider de tout ce qui n’était pas Dieu en lui. Son grand désir de continuer la vie cachée de Jésus à Nazareth se vivra au Sahara, parmi les plus délaissés, pour y porter la présence de Dieu dans l’Eucharistie. Il choisit Tamanrasset, au cœur du Hoggar d’Algérie, obtenant l’autorisation d’établir des ermitages avec le tabernacle, dans l’espoir que des frères se joignent à lui dans l’adoration. Il écrit le 15 décembre 1904 : « Quand le grain de blé qui tombe à terre ne meurt pas, il reste seul ; s’il meurt, il porte beaucoup de fruits… Je ne suis pas mort, aussi je suis seul… Priez pour ma conversion, afin que, mourant je porte du fruit » (Charles de Foucauld, Un temps avec Charles de Foucauld, Cerf, 1998, p. 55).

Quelques années après sa mort, les disciples arriveront des cinq continents, grâce surtout à son ami Louis Massignon et au succès du livre de René Bazin sur sa vie. Deux figures spirituelles importantes incarneront l’esprit du petit frère Charles de Jésus : Magdeleine de Jésus, fondatrice des Petites sœurs de Jésus et René Voillaume, fondateur des Petits frères de Jésus. La famille spirituelle de Charles de Foucauld comprend actuellement une vingtaine de groupes et plus de 13000 membres.

Ouverture et réalisme

À l’occasion d’un colloque sur Charles de Foucauld, le 1er juillet 2001, le pape Jean Paul II avait déclaré : « Le frère Charles qui, pour traduire les Évangiles, apprit la langue des Touaregs et en composa un lexique et une grammaire, n’appelle-t-il pas ceux qui s’inspirent de son charisme à entrer en dialogue avec les cultures des hommes d’aujourd’hui, et à poursuivre le chemin de la rencontre avec les autres traditions religieuses, en particulier avec l’islam? ». Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier

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