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Le pape François attendu en Afrique comme une popstar

Un homme lit un exemplaire du "Catholic Mirror" arborant en une la photo du pape François, devant la Basilique de la Sainte-Famille à Nairobi (Kenya) 22 novembre 2015 © SIMON MAINA / AFP PHOTO
A man reads a copy of the "Catholic Mirror" newspaper bearing an image of Pope Francis at the Holy Family Basilica in Nairobi November 22, 2015. The Saint Joseph parish of the Kenyan capital Nairobi is expected to host a mass led by Pope Francis, who arrives in Kenya in two-days on a historic visit to East and Central Africa. Pope Francis heads to Africa this week for the riskiest trip of his papacy, defying danger with an open-topped popemobile and visits to a slum, refugee camp and mosque despite security fears following jihadist attacks. AFP PHOTO / TONY KARUMBA / AFP / SIMON MAINA
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Au Kenya comme en Ouganda et en Centrafrique, la fièvre monte dans l’attente de l’arrivée du pape. Messages et paroles d’encouragement se multiplient.

C’est une star qui est attendue en Afrique. Une star comparable à Michael Jackson tant il draine de foules, commente le directeur de la rédaction de Jeune Afrique, à quelques jours de la visite du pape au Kenya, en Ouganda et en Centrafrique, du 25 au 30 novembre prochain. François Soudan est impressionné par les espoirs que les quelque 200 millions de catholiques que compte le continent africain mettent sur la venue du Pape, et dont l’Occident ne mesure peut-être pas, selon lui, toute l’ampleur.

Seule différence avec Michael Jackson, ajoute-t-il, « les apparitions du pape François sont gratuites, puisqu’il n’a rien d’autre à vendre que sa propre foi ». Le Souverain Pontife, depuis son élection en 2013, s’est rendu plusieurs fois en Asie, en Amérique Latine et en Europe, mais c’est la première fois qu’il se déplace en Afrique et dans des pays où les tensions civiles sont particulièrement fortes, voire meurtrières.

Une occasion unique pour la Centrafrique

Pour les fidèles africains, c’est « le Pape des démunis, des sans-voix, proche des pauvres, loin des puissants et des riches » qui vient les voir, et beaucoup misent sur son influence et ces six jours de rencontres et de prière intenses pour panser leurs blessures et envisager un avenir plus serein, même en Centrafrique – troisième et dernière étape – où le Pape a décidé de relever le défi sécuritaire en maintenant sa visite. De bon augure, le message de bienvenue des responsables de l’ex-rébellion Seleka – à dominance musulmane – pour faire savoir au Pape qu’ils sont favorables à sa venue dans le pays, voyant en elle « une occasion unique » pour le pays de se recentrer sur « la paix, la cohésion sociale, l’amour et le pardon ».

Dans un communiqué, diffusé le 18 novembre dernier, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), invite tout le peuple, entre autres les musulmans, à « sortir en grand nombre » pour témoigner leur hospitalité et leur gratitude au Pape qui a toujours fait preuve « d’une grande solidarité » à l’égard de leur pays « si longtemps meurtri » (Newsabangui).

Le clergé africain veut « nettoyer ses écuries »

Beaucoup d’attente également de la part du clergé africain. Jeune Afrique rapporte à ce propos les confidences d’un évêque d’Afrique centrale sans le nommer : « Nous voulons qu’il nettoie nos écuries, beaucoup d’entre nous ont besoin d’être recadrés… La moitié de nos prêtres ont une double vie – maîtresses, enfants à peine cachés, culte du Veau d’or – cela ne peut plus durer », a dit ce haut prélat avant de faire sienne la récente injonction du Pape : « Vous ne pouvez pas critiquer l’argent roi et vivre comme des pharaons ».

« La visite du Saint-Père nous offre l’opportunité de réfléchir aux valeurs qui sont à la base de notre nation et pour lesquelles nos parents ont lutté et sacrifié leurs vies », affirment les évêques du Kenya dans une déclaration envoyée à l’Agence Fides. De leurs côtés, les évêques ougandais saluent avec joie l’arrivée du « Pape – constructeur de ponts » dans un pays où « l’unité et l’accord national ont fait défaut pendant des décennies ».

Enfin, réunis à Accra (Ghana) du 16 au 20 novembre dernier, les évêques du Conseil permanent du symposium des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM), espèrent eux aussi que cette première visite du Pape en Afrique « contribuera à renforcer la foi des fidèles de l’Église Famille de Dieu » et confortera les Églises d’Afrique dans leurs « très profondes valeurs chrétiennes et africaines ».

Pour l’entente entre les religions

Que ce soit au Kenya, en Ouganda ou en Centrafrique, la visite du Souverain Pontife est considérée « un événement majeur ». Le Saint-Père plaidera dans chaque pays pour la réconciliation et l’entente entre les religions, et renouvellera son appel à ne pas utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence, a répété le cardinal secrétaire d’État, Pietro Parolin, dans un nouvel entretien télévisé en Italie.

À la veille de son départ pour l’Afrique, le Souverain Pontife a envoyé un message audio aux populations des trois pays, leur rappelant qu’il venait « en ministre de l’Évangile proclamer l’amour du Christ et son message de réconciliation, de pardon et de paix ». Très attendu, le discours que le Saint-Père doit prononcer le 30 novembre devant la communauté musulmane dans la mosquée centrale de Bangui.

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