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Sommes-nous en overdose de pornographie ?

© Playboy Inc. RR
Playboy
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La publication de photos de nus féminins est une approche "dépassée" selon le PDG du magazine "Playboy".

Scott Flanders, PDG du magazine Playboy, a provoqué l’indignation et fait l’objet d’un concert de louanges la semaine dernière – et suscité beaucoup de nostalgie – lorsqu’il a annoncé qu’à partir de mars 2016 le magazine pornographique le plus connu du monde ne publierait plus de photos de femmes nues, qualifiant l’approche soft du magazine de « dépassée ».

Dans un communiqué de presse puis une analyse de texte au New York Times, Flanders explique que le magazine créé par Hugh Hefner pour normaliser l’utilisation de la pornographie a peut-être été victime d’un travail trop bien fait.

Le climat politique et sexuel des années 1953 ne ressemble pas du tout à celui d’aujourd’hui a-t-il déclaré. En grande partie grâce à la mission qu’il juge « héroïque » de Hefner, qui a élargi les libertés d’expression sexuelle.

Cette bataille pour faire de la pornographie la norme a été menée et gagnée a-t-il déclaré au Times. La preuve : « Il suffit aujourd’hui d’un simple clic pour observer gratuitement le moindre acte sexuel imaginable et la nudité ‘artistique’ est reléguée aux oubliettes ».

Playboy à lui tout seul a fait de la pornographie une normalité : en mélangeant des photos explicites de filles normales avec des voitures, des gadgets, des publicités sur les alcools et le tabac, des interviews de célébrités et de personnalités influentes, le magazine a su gagner sa place dans les rayons et sur les tables basses de beaucoup d’hommes « respectables ». La grande qualité éditoriale de ses enquêtes faisait dire à certains : « Je le lis pour les articles », et on finissait par croire que c’était vrai. Le magazine devenu une icône culturelle avec près de 5 millions d’abonnés, a fini par attirer des personnes connues prêtes à poser nues pour espérer donner un coup de pouce à leur carrière. En dépit de sa réputation, Playboy était devenu une passerelle vers la pornographie la plus dure.

Aujourd’hui, l’âge moyen de la première exposition à la pornographie est tombé à 11 ans, et le contenu est beaucoup plus cru. Les adolescents n’ont plus besoin de Playboy car les filles sont prêtes à poser nues et à envoyer les photos sur les téléphones portables de leurs camarades de classe. Le choc pornographique est tel qu’aujourd’hui, nombre d’hommes jeunes ne peuvent plus avoir de rapports sexuels sans une stimulation extrême.

Playboy n’est pas la seule source d’obscénités à devenir obsolète en raison de l’accès facile à la pornographie gratuite sur Internet. Cette semaine la chaîne hôtelière Hyatt a annoncé qu’elle allait suivre les hôtels Marriott et Hilton et ne plus proposer de films pornographiques payants. Les militants anti-porno ont rapidement crié victoire, tandis que les observateurs de l’industrie ont suggéré que cela n’était plus rentable car la chaîne peut simplement faire payer 10 ou 15 dollars la nuit pour le Wifi à haut-débit, et laisser les clients regarder en streaming tout ce qu’ils veulent. Ils ne perdent rien et gagnent en publicité positive.

Contrairement aux hôtels, l’objectif de Playboy de supprimer la nudité du magazine est bien réel et s’inscrit dans le sillage d’une décision similaire prise l’année dernière d’axer davantage leur site Internet sur la publicité et les réseaux sociaux en éliminant toute image à caractère sexuel. La société a déclaré qu’après avoir éliminé les photos de nus en août dernier, le nombre de ses utilisateurs a quadruplé. L’âge moyen de ses visiteurs est tombé de 47 à légèrement plus de 30 ans. Peut-être est-ce le mouvement du pendule qui s’éloigne de l’hyper-sexualité de la décennie actuelle ? Les humains libérés vont-ils enfin se détourner de l’attrait des cochonneries non filtrées ?

Peut-être ou peut-être pas. Mais c’est une évolution à suivre.

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