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De Bangkok à Paris en Tuktuk

L'opération Facteurs du Mékong © Enfants du Mékong

L'opération Facteurs du Mékong

Sylvain Dorient - Publié le 01/10/15

Quatre volontaires d’Enfants du Mékong ont décidé de faire le voyage entre la Thaïlande et la France : ils vont parcourir 20 000 km sur trois roues !

Ce sont des facteurs de l’extrême : ils portent une centaine de lettres d’enfants scolarisés grâce à l’ONG Enfants du Mékong jusqu’en France. Leur destrier ? L’une de ces curieuses motos à trois roues qui parcourent les routes d’Asie. Objectif pour leur ONG : récolter de nouveaux parrainages et faire connaître ses activités en faveur de la scolarisation des enfants de familles pauvres en Asie du Sud-Est. À l’heure où nous écrivons ces lignes, ils sont en train de charger leur bel engin (Facteurs du Mékong)

4 jeunes gens pleins d’avenir

Laurène, Charles, Tanguy et Louis sont tous les quatre des « Bambous », des volontaires qui ont passés une année, au Vietnam ou au Cambodge, pour accompagner les activités d’Enfants du Mékong sur place. Ils ont des profils de rêveurs aux pieds sur terre, de commerciaux abonnés à la gratuité… Que l’on juge plutôt par leurs CV : Laurène a déjà à son actif cinq ans d’études en école de commerce et cinq ans à la centrale d’achat Carrefour. Son voisin de bord, Charles, sort d’études de management et les deux autres, Tanguy et Louis, ont travaillé dans la banque, après des études dans la finance. Mais à l’heure du départ toute leur dextérité dans les chiffres ne vaudra pas une bonne formation en mécanique. Ils ont donc passé quelques temps à apprivoiser les mystères des carburateurs et des bougies.

Deuxième édition !

En 2013, déjà, une expédition de facteurs à dos de tuktuk avait fait la liaison jusqu’à Paris, ramenant 70 nouveaux « parrains » de l’expédition. Enfants du Mékong fonctionne sur la base d’une relation « parrain filleul » entre les donateurs et les écoliers asiatiques qui bénéficient de leur aide pour faire leurs études. D’où l’importance des lettres, qui permettent d’avoir un contact direct entre les deux protagonistes. Chaque parrain « suit » son filleul sur le long terme, lui permettant de poursuivre sereinement ses études.

Aventures en embuscade

Les volontaires de l’expédition précédente ont aussi ramené une foule d’anecdotes. Crevaisons multiples, rencontres en tous genre… Dans la partie chinoise de l’itinéraire, ils étaient accompagnés par une guide qui n’a pas été mécontente du voyage : elle n’avait jamais voyagé à plus de 20 kilomètres de son village natal avant cette expédition !

tuktuk usine
© Enfants du Mékong
Laurène, Charles, Tanguy et Louis, les quatre volontaires.

Étapes en Ouzbékistan

Sur le trajet, les quatre larrons du Bangkok-Paris 2015 interviendront dans diverses écoles francophones des pays qu’ils traverseront. Ils évitent l’Afghanistan, mais traverseront la Chine dans sa plus grande longueur et verrons le Kazakhstan, la Turquie, l’Iran et le Kosovo… Entre autres. Si le Tuktuk arrive jusqu’à Paris, il rejoindra ses collègues de « Paris Tuktuk », où après les steppes Kazakhes, il goûtera une retraite bien méritée, en honnête véhicule de tourisme.

Dans la besace des facteurs…

Voici un exemple de ce que les filleuls envoient à leurs parrains au bon soin des facteurs à Tuktuk :

« À Yvette, ma chère Marraine,

Bonjour Marraine, moi, Aran Arsanok, cela fait sept ans que vous me parrainez et je suis très fier que vous soyez ma marraine, que vous m’ayez soutenu et accompagné durant toutes ces années.

Merci pour vos cadeaux d’anniversaire, de Noël, du Nouvel an, pour votre parrainage tous les mois.

Cette lettre est peut-être la dernière lettre que je vous écris car aujourd’hui grâce à vous, j’ai atteint mon rêve. Je viens de terminer Powoso 2 (BTS Mécanique) et je vais commencer à travailler dans une usine à Samut Prakan (province proche de Bangkok). Je logerai avec ma famille là-bas. J’ai également reçu votre argent de fin de parrainage épargné pendant ces sept années qui va m’être d’une aide précieuse ces prochains mois. [La responsable du programme a épargné sur un compte individuel une partie de votre aide tous les mois pendant la durée de son parrainage permettant à Aran de bénéficier de cette allocation une fois diplômé].

Je suis très content d’avoir eu la chance d’étudier et d’avoir réussi mes études ce qui me permet à présent de me lancer dans ma vie professionnelle.

Je vous promets de bien m’occuper de mes parents et grands-parents.

Je vous remercie infiniment et vous souhaite beaucoup de bonheur, prospérité, réussite dans votre travail et d’être toujours en bonne santé.

Je vous aime.

Aran Arsanok

Ps : Ci-joint, ce sac à main pour vous témoigner ma reconnaissance et vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour moi durant toutes ces années.

Merci beaucoup. »

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