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Accueil de l’étranger : l’humble leçon des moines bénédictins du Barroux

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"J’ai demandé l’hospitalité et vous m’avez reçu." Les fils du saint patron de l'Europe accueillent l'autre comme le Christ depuis plus de 1 400 ans

« Dès qu’un hôte aura été annoncé, le supérieur et les frères se hâteront au-devant de lui avec toutes les marques de la charité« , Règle de saint Benoît, chapitre consacré à la réception des hôtes.

Il est des préceptes chrétiens que l’on perd facilement de vue quand il s’agit d’accueillir l’étranger. Mais la règle appliquée par les moines bénédictins est formelle et elle n’a pas changé en 1 400 ans d’existence de leur ordre monastique : « Ne jamais perdre la charité ».

Pour Benoît de Nursie, le père fondateur de la grande tradition monastique occidentale, accueillir un hôte revient à accueillir le Christ, à demeurer fidèle à la lettre de l’évangile : « J’ai demandé l’hospitalité et vous m’avez reçu ». Au Moyen-Âge, l’abbaye de Cluny nourrissait aux jours de fête jusqu’à 7 000 pauvres !

L’abbaye Sainte-Madeleine du Baroux est la digne héritière de cette « civilisation de la bonté » et Dom Louis-Marie, son père abbé s’en porte garant par un petit texte mis en ligne sur le site Internet de la communauté.

La civilisation de la bonté

« Il est souvent difficile de reconnaître le Christ quand les hôtes sont nombreux et pauvres. » C’est pourtant principalement vers eux que l’accueil doit être « chaleureux » afin de mieux « recevoir et adorer le Christ », souligne le père abbé. En pratique : partager un repas, laver les pieds, offrir un bon lit et même « savoir écouter les remarques que pourrait lui faire » son invité au sujet de ce qu’il aurait vu d’imparfait dans la communauté, « car c’est sans doute pour cette raison que le Seigneur l’a envoyé ».

« L’attitude de saint Benoît à l’égard des étrangers est foncièrement positive, désintéressée et surnaturelle », insiste Dom Louis-Marie.

Accueillir l’étranger dans les murs comme dans l’esprit

Mais l’accueil charitable de l’étranger n’est pas sans conditions car saint Benoît exige aussi des moines un peu de prudence : « Une prière en commun est nécessaire afin de déjouer les tromperies du démon », avertit le père des moines. « Saint Benoît accueille, et en même temps discerne les esprits. »

L’étranger est reçu dans les murs mais aussi « dans l’esprit ». Il est invité à lire des passages de l’Écriture. Il ne s’agit pas de l’accueillir les yeux fermés mais de l’inviter à entrer dans « le monde lumineux de Dieu », relève le père abbé, « si un hôte se montrait revendicatif et indiscret, on devrait le congédier », souligne-t-il.

En résumé, tout est question de discernement : « Demandons au Saint-Esprit de nous donner la force d’accueillir les étrangers non seulement en leur donnant un toit et à manger, mais en les faisant entrer dans ce qui fait l’âme de notre pays : la foi catholique ».

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