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Une Grecque en vacances sauve la vie d’un migrant syrien en train de se noyer

© Sandra Tsiligeridu Via Facebook
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Un bel exemple de ces gestes concrets de miséricorde envers les migrants et les réfugiés que demande le pape François.

Dans le monde entier, les migrants et les réfugiés interpellent chacun d’entre nous, et la réponse que nous pouvons leur apporter se trouve dans l’Évangile de la Miséricorde. C’est à cette source que le Pape François a puisé le thème de la 102e Journée mondiale du migrant et du réfugié qui aura lieu le dimanche 17 janvier prochain.

C’est un véritable appel à la miséricorde que le Pape a lancé dans l’actuelle mosaïque apocalyptique de l’urgence humanitaire dans l’Union européenne : cadavres de migrants entassés dans un camion sur l’autoroute Budapest-Vienne ou échoués sur les rives de la Turquie, mères avec leurs enfants dans les bras traversant les barbelés en Serbie, jeunes Syriens désespérés dans la gare qui s’est effondrée à Budapest, familles entières bloquées aux frontières de la Grèce et de la Macédoine…

Sandra Tsiligeridu, une Pietà moderne

Dans ce contexte de douleur et de souffrances, la miséricorde apparaît comme une fleur dans le désert, ou mieux en Méditerranée, dans le témoignage concret d’une ancienne mannequin grecque qui, revenant d’une balade en mer, a sauvé la vie d’un réfugié Syrien épuisé après une lutte contre la noyade de 13 heures en pleine mer. « Je m’appelle Sandra Tsiligeridu, j’ai 42 ans et je ne suis pas une héroïne. Je n’ai fait que ce que font les êtres humains. Tout le monde, à ma place, aurait agi comme moi », a-t-elle assuré au quotidien italien la Repubblica.

Cette femme a sauvé d’une mort certaine Mohammed en le hissant à bord de son bateau. La photo de l’ancien top model serrant dans ses bras le jeune migrant a fait le tour du monde et représente une « Pietà » moderne (la sculpture de Michel-Ange exposée dans la basilique Saint-Pierre) : une mère tenant dans ses bras son fils blessé et le réconfortant.

Des mains s’agitant à la surface de l’eau

En cet après-midi du 27 août 2015, Sandra Tsiligeridu, en vacances avec son époux et sa fille de 8 ans, revenait d’une promenade en bateau près de l’île Peserimos en Grèce. Comme elle le racontera plus tard, elle voit soudain des mains s’agiter à la surface de l’eau : « J’ai compris que c’était un homme en difficulté et j’ai commencé à crier. C’est alors que nous nous sommes approchés ». Et, les larmes aux yeux, elle poursuit : « Je n’arrêtais pas de de pleurer et je répétais : ‘Pauvre homme, pauvre homme' ».

Une fois hissé à bord du bateau, grelottant de froid, le jeune en état d’hypothermie se présente : « Je m’appelle Mohammed Besmar et je viens de Syrie ». Puis il demande à la mère de famille pourquoi celle-ci pleure. Incapable de lui répondre, elle le prend alors en silence dans ses bras.

Mohammed, avec 40 compatriotes syriens, tentait la traversée depuis la Turquie jusqu’à l’île grecque de Kos dans une embarcation de fortune. Alors qu’ils étaient au milieu de leur périple, les trafiquants ont perdu une rame que Mohammed a voulu rattraper. Mais les vagues l’ont éloigné de l’embarcation.

Une photo symbole de miséricorde

Voilà comment, grâce au simple geste de générosité de la famille Tsiligeridu, Mohammed ne sera pas compté au nombre des morts en Méditerranée. La photo de cette heureuse rencontre est devenue un symbole de la miséricorde qui se cache dans des gestes simples mais aux conséquences vitales.

Nous sommes tous l’Église de la Miséricorde. Et dans le contexte de l’Année de la Miséricorde, le thème choisi par le pape François pour la prochaine Journée mondiale du migrant et du réfugié, le Saint-Père interpelle au sujet de la situation dramatique de milliers d’hommes et de femmes, contraints d’abandonner leurs propres terres.

« L’Église est sans frontières »

Le pape François a rappelé que, face à la souffrance, l’Église est sans frontières et mère de tous (Message du pape François pour la Journée mondiale des migrants et des réfugiés 2015). Sa mission est donc « d’aimer Jésus-Christ, de L’adorer et de L’aimer, particulièrement dans les plus pauvres et abandonnés ; au nombre de ceux-ci figurent certainement les migrants et les réfugiés, qui cherchent à tourner le dos aux dures conditions de vie et aux dangers de toute sorte ».

Le Pape explique que la sollicitude de Jésus, particulièrement envers « les plus vulnérables et marginalisés, nous invite tous à prendre soin des personnes plus fragiles et à reconnaître son visage souffrant, surtout dans les victimes des nouvelles formes de pauvreté et d’esclavage ». Citant l’Évangile : « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli » (Mt 25, 35-36).

Parce que tout le monde peut être le visage miséricordieux de Dieu présent à tout moment et dans toute circonstance.

Adapté de l’espagnol par Élisabeth de Lavigne

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