Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Farkhunda Malikzada, la « Asia Bibi » afghane

© Capture d'écran / islamexposedblog.blogspot.fr
Partager

Après l'annonce d'une réduction de peine pour les meurtriers de Farkhunda Malikzada, tuée en mars dernier car accusée de basphème, sa famille et ses avocat relancent son procès en troisième instance.

Ce sera donc à la Cour Suprême d’Afghanistan de statuer sur le cas de Farkhunda Malikzada, musulmane de 27 ans lynchée à mort par la foule 19 mars dernier, accusée à tort d’avoir brûlé un exemplaire du Coran. Les avocats et la famille de la jeune femme ont décidé de faire appel à la troisième instance du pays, après que la Cour d’appel de Kaboul a annulé la condamnation à mort des responsables de l’assassinat de l’Afghane.

Haine et colère à l’œuvre

Le tribunal a en effet décidé, à huis clos, de commuer en 20 ans de prison la peine de mort prononcée pour trois des meurtriers et en 10 ans de prison celle d’un autre accusé. Farkhunda a été surnommée l' »Asia Bibi afghane », tant son cas rappelle celui de la chrétienne condamnée à mort au Pakistan voisin. Dans chacune de ces deux histoires figure une fausse accusation de blasphème, mais celle de Farkhunda peut sembler plus extrême encore, dans la mesure où celle-ci a perdu la vie.

Tout est parti d’une dispute avec un mollah qui a ensuite appelé la foule pour s’en prendre à elle. La haine et la colère aveugles ont alors fait le reste : la jeune femme a été battue à mort à coups de pierres et de bâtons. Après son lynchage, des individus ont mis le feu à sa dépouille et l’ont jetée dans une rivière de Kaboul, tandis que les policiers présents sont restés inactifs.

Pour Kimberley Motley, avocate internationale travaillant en Afghanistan depuis sept ans et qui a suivi l’affaire de près, Farkhunda « se joint à une longue liste de cas qui démontrent la corruption du système judiciaire afghan ». Au-delà de la simple question juridique, le cas de Farkhunda, tout comme celui d’Asia Bibi au Pakistan, révèle plus que jamais le niveau d’extrême fragilité des droits humains en Afghanistan.

Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous
Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]