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Inde : Découverte d’un réseau clandestin de mères porteuses

Meena Kadri-CC
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Certains réseaux d’esclavagisme moderne, déjà connus pour leur trafic de prostituées et de domestiques, se lanceraient désormais dans la traite de mères porteuses.

Un mal d’un genre nouveau frappe l’Inde et déstabilise les ONG. Le quotidien anglophone indien Hindustan Times révèle en effet l’existence d’un véritable business de nourrissons alimenté par une traite de mères porteuses. Toutes sont originaires de la même région, le Jharkhand, dans le Nord-Est de l’Inde, déjà largement considéré comme un foyer de l’esclavage moderne.

Ses six enfants arrachés pour être vendus

Une jeune femme, nommée pour la ciconstance Phulmani, illustre à elle-seule les méthodes de ce nouveau réseau sordide. Depuis ses 13 ans, Phulmani a été forcée de mettre au monde et de livrer ses six enfants à des trafiquants de la région du Jharkhand. Pendant ces années d’esclavage, elle était avant tout utilisée pour allaiter des bébés nés à Delhi qu’elle devait remettre après six mois, à des agents qui les vendaient.

Aujourd’hui âgée de 31 ans, la jeune femme est traumatisée par ce qu’elle a vécu : « Ils me traitaient comme une vache à lait. Ma volonté ne comptait pas à leurs yeux : tout ce qu’ils voulaient c’est que j’accouche pour eux », témoigne-t-elle tout en ignorant quelle pouvait être la destinée de ces nourrissons. Aujourd’hui de retour dans son district natal de Gumla dans la province du Jharkhand, elle souhaite interpeller la justice, et a déjà déposé une plainte auprès du Child Welfare Committee (CWC) – le Comité pour le bien-être de l’enfant . Ce dernier s’est déjà rendu dans le district de Gumla pour une autre affaire liée au trafic de mère porteuse.

Une jeune fille a également été victime de ce triste business en plein cœur de Delhi cette fois dès l’âge de 8 ans. Elle est revenue chez elle seulement l’année dernière à l’âge de 28 ans. Selon Alakh Singh, un membre de l’ONG, elle aurait été forcée de livrer une dizaine de bébés tout au long de sa détention. Des résidents locaux interrogés par le CWC ont reconnu que de nombreuses filles de Gumla et des districts voisins connaissent le même sort.
 

Un phénomène jusqu’ici inédit

Selon l’Hindustan Times, des groupes de militants des droits de l’homme dénoncent depuis longtemps ces réseaux très bien organisés de traite de filles et de jeunes femmes de Jharkhand. D’après eux, environ 10 000 enfants sont victimes de trafics mis en place dans cette région depuis des années. Mais jusqu’à présent, c’était toujours dans le but de travailler comme domestique ou prostituée.

Pour la première fois les ONG doivent faire face à des cas de gestation forcée. Shakti Vahini, membre du CWC, affirme que plus de 100 filles originaires de Jharkhand ont été sauvées à Delhi. Une autre ONG indienne, Bachapan Bachao Andolan – le Mouvement de secours à l’enfance –, estime avoir porté secours à près de 80 000 enfants à travers toute l’Inde : 15% à 20% d’entre eux étaient originaires de la région du Jharkhand, maintenant tristement célèbre pour sa traite de mère porteuses. Au regard de la récente actualité, peut-on supposer que ce trafic moderne d’êtres humains réponde à la demande occidentale d’adoptions croissante ?

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