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Sainte Marie de l’Incarnation (1599-1672), missionnaire de la Nouvelle France

Sœur Marie de l’Incarnation (1599-1672), fondatrice du couvent des Ursulines à Québec © DR

Jacques Gauthier - Le blogue de Jacques Gauthier - Publié le 30/04/15

Grâce à l’initiative du pape François, l’Église universelle fête le 30 avril la « mère de l’Église canadienne ».

Le 3 avril 2014, le pape François a fait tout un cadeau à l’Église canadienne et à sa population. Il a inscrit au catalogue des saints Sœur Marie de l’Incarnation (1599-1672), fondatrice du couvent des Ursulines à Québec, et François de Laval (1623-1708), premier évêque canadien et fondateur du séminaire de Québec. Ces canonisations dites « équipollentes », c’est-à-dire sans miracle et sans qu’une célébration formelle n’ait lieu, nous montrent que la vie de ces deux modèles d’évangélisateurs est en quelque sorte un miracle.

Une femme d’action et de contemplation

Si François de Laval est considéré comme le père de l’Église canadienne, Marie de l’Incarnation en est la mère. La vie et les écrits de cette grande mystique continuent toujours d’attirer des gens. Certains se réunissent ici et là pour approfondir son message. Née Marie Guyart, elle est devenue Madame Martin, puis Sœur Marie de l’Incarnation. Femme d’action et de contemplation, elle a planté son expérience spirituelle et missionnaire dans le jardin de sa vie quotidienne. Elle a contribué à mettre au monde un peuple de croyants et de croyantes en terre d’Amérique, après avoir si bien intégré le service du prochain et l’amour de la Trinité.

« Je ne me connaissais plus moi-même »

Quatrième enfant de Jeanne Michelet et du boulanger Florent Guyart, Marie est née le 28 octobre 1599 à Tours. À 7 ans, elle voit Jésus dans un songe qui lui demande : « Voulez-vous être à moi ? ». Elle Lui répond spontanément : « Oui ! ». En 1617, ses parents la donnent en mariage à Claude Martin, un fabricant de tissus et de soieries, qui meurt deux ans plus tard. La jeune veuve a un enfant de 6 mois sur les bras et un commerce en faillite. Elle règle les dettes, liquide les biens et s’en va chez son père avec son jeune fils Claude. Ne voulant pas se remarier tout de suite, elle s’occupe de son fils et de son père.

Durant cette période plus calme de sa vie, elle développe un goût pour Dieu et pour la prière. La veille de l’Annonciation 1620, elle fait une expérience de la Miséricorde divine qui la marquera à jamais et qu’elle nommera « le jour de ma conversion ». Dans une grande lumière, elle prend conscience de sa misère et, en même temps, elle se voit plongée dans le Sang du Christ. Plus tard, en 1654, elle écrira à son fils : « Je m’en revins à notre logis, changée en une autre créature, mais si puissamment changée que je ne me connaissais plus moi-même ».

Marie Guyart développera cette union au Christ au milieu d’occupations exigeantes. En 1621, elle travaille à l’entreprise de transport de son beau-frère, au bord de la Loire, négociant des contrats, s’occupant des employés, prenant soin des chevaux. Elle vit une grande intimité amoureuse avec la Trinité dans cette existence trépidante, intégrant les affaires et la prière. Elle vient en aide aux gens tout en leur parlant de Jésus. Lire la suite sur le blogue de Jacques Gauthier

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