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États-Unis : Un homme innocenté après 26 ans dans le couloir de la mort

Thomas Hawk
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Après un quart de siècle en prison à attendre son exécution pour des meurtres qu'il n'avait pas commis, il a finalement été libéré le 3 avril dernier.

C’est l’un des prisonniers finalement innocentés qui aura passé le plus de temps dans le couloir de la mort en Alabama (États-Unis). Retour en 1985, sur les événements à l’origine de cette énième erreur judiciaire : deux responsables de deux fast-foods de la région de Birmingham sont tués par balles au cours de hold-ups. La police n’a pas le temps de relever un quelconque indice. Un peu plus tard, c’est le patron d’un restaurant de la même région, à Bessemer, qui est à son tour victime d’un vol, au cours duquel il est blessé. Anthony Ray Hinton, un Afro-Américain de 29 ans à l’époque, est arrêté puis reconnu par le patron.

Pourtant, l’homme, qui a toujours clamé son innocence, travaillait au moment des faits à quelque 25 km de là, dans un entrepôt. Son employeur et ses collègues de travail témoignent en sa faveur et un détecteur de mensonge vient même le blanchir de tout soupçon. Mais cela ne suffit pas à la justice américaine. Les services de police découvrent chez la mère de l’accusé une arme qui, pour les experts mandatés par l’État, a servi aux attaques. C’est amplement suffisant pour l’accusation qui fait condamner Anthony Hinton à mort.

« J’ai toujours pensé que Dieu ne me laisserait pas être tué »

En 1999, l’organisation Equal Justice Initiative (EJI) s’empare de son cas et, en 2002, envoie un expert, ancien responsable du FBI pour témoigner du fait que l’arme saisie ne peut être celle qui a servi à commettre les meurtres. Le processus juridique est relancé. En 2014, la Cour Suprême des États-Unis annule la condamnation et le juge ordonne alors un nouveau procès. Après plus de 26 années passées à attendre la mort, Anthony Ray Hinton se voit finalement retirer toutes les charges retenues contre lui, par décision de la juge Laura Petro de la cour de district du comté de Jefferson (Alabama).

Finalement disculpé, il a été libéré le vendredi 3 avril dernier. Dans une interview au Figaro peu après sa sortie de prison, Anthony Hinton confiait avec résignation : « J’ai toujours pensé que je finirais par sortir, non pas que je croie à la justice des hommes, non ! Mais j’ai toujours pensé que Dieu ne me laisserait pas être tué pour un crime dont je n’étais pas responsable. J’ai prié et Il a fini par m’envoyer son meilleur défenseur ! », ajoutait-il en se tournant vers Bryan Stevenson, le talentueux avocat afro-américain qui s’est saisi de son cas.

Anthony Ray Hinton est la 152e personne condamnée à mort à être innocentée depuis 1973 aux États-Unis et la deuxième en 2015, d’après un décompte du Death Penalty Information Center (DPIC – le Centre d’information sur la peine capitale).

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