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« Jihadi John » le bourreau de Daesh raconté par son traducteur

© EYEPRESS NEWS / AFP
IHADI JOHN IDENTIFIED AS LONDONER Islamist militant Mohammed Emwazi, identified as Jihadi John, was a member of a network in contact with one of the men convicted of trying to bomb the British capital's underground railway in 2005, according to the government. The man dubbed by British media Jihadi John has fronted Islamic State videos from Syria that showed either the killing or bodies of victims including British, U.S. and Japanese citizens and Syrian soldiers. U.S. security sources last week identified the man, who appeared clad in black and brandishing a knife, as Mohammed Emwazi.
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« Saleh » a été au cœur de l’État islamique, il témoigne de la brutalité de l’organisation et confirme l’identité d’Emwazi, dit « Jihadi John ».

I« Saleh » a été présent lors de plusieurs exécutions filmées par l’État islamique et témoigne auprès de Skynews. Outre ses fonctions de traducteur, il devait mettre en confiance les otages.

Emwasi est bien l’auteur des décapitations

Mohammed Emwazi, Londonien de 26 ans qualifié de « garçon sans problème » jusqu’à sa radicalisation, est bien l’auteur des égorgements filmés de trois Américains, deux Britanniques, d’un Japonais et plusieurs Syriens. C’était un bon élève, poli, qui aimait le foot (Aleteia)… Ce nouveau témoignage confirme que cet homme a – entre autres – exécuté James Foley.

La presse l’a baptisé « Jihadi John », clin d’œil au célèbre jouet G.I. Joe, mais son surnom de John lui vient d’une référence aux Beatles. Avec deux autres djihadistes britanniques, ils formaient le trio John, Paul et Ringo, leur accent anglais de natifs et leurs discours trompeurs convainquaient leurs victimes qu’ils n’avaient rien à craindre avec eux.

Sinistres manipulateurs

« Si les victimes ont l’air aussi sereines sur les images des vidéos, c’est qu’elles étaient convaincues qu’il s’agissait de simulacres d’exécutions », avoue Saleh. « Nous renommions les otages avec des noms arabes pour leur donner le sentiment qu’ils étaient parmi des amis ». L’otage japonais Kenji Goto était ainsi surnommé Abu Saad, et Saleh lui disait : « Il n’y a pas de problème, c’est juste une vidéo, on ne vous tuera pas. Nous voulons seulement que votre gouvernement cesse d’attaquer la Syrie. Nous n’avons aucun problème avec vous, vous êtes simplement nos invités ».

Dans les petits papiers de l’État islamique

Emwasi, jeune homme né au Koweit mais ayant grandi dans l’Ouest de Londres, aurait pu être un bon client pour les services secrets britanniques, qui ont d’ailleurs tenté de le recruter, sans succès. L’Etat islamique aurait toutes les raisons de le suspecter, mais cette organisation montre au contraire pour le jeune homme beaucoup de déférence, selon Saleh : il est « craint et respecté[…] c’est un Big Boss ». La raison de cette élévation dans la hiérarchie de cette organisation ? Le Londonien a prouvé qu’il était capable de tuer ses compatriotes de sang-froid, devant les caméras.

Saleh décrit une organisation largement dominée par les étrangers. Dans Raqqa, capitale de l’autoproclamé califat en Syrie, 30% seulement des djihadistes seraient Syriens. Et « de plus en plus d’étrangers arrivent ». Un témoignage inquiétant, qui vient corroborer les dires de mère Agnès-Mariam de la Croix, carmélite syrienne qui s’étonnait du « pouvoir magique de ces djihadistes, qui parviennent à traverser les aéroports sans être vus ». Il semblerait qu’ils continuent à se rendre sans entraves en Syrie et en Irak, alimentant les guerres civiles syriennes et irakiennes. 

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