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Burkina Faso. Le rôle actif de l’Église dans la pacification du pays

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L'Église burkinabée entend bien prendre part à la vie politique du pays, derrière son principal archevêque, très investi dans le processus de réconciliation.

Au lendemain de la révolution populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a mis fin au régime du président Blaise Compaore, resté au pouvoir pendant 27 ans, l’Église du Burkina Faso est activement engagée dans le processus de la transition et de la pacification, qui doit aboutir à des élections présidentielles, prévues pour se tenir en octobre prochain.

En effet, après avoir refusé que Mgr Paul Y. Ouedraogo, archevêque de l’archidiocèse de Bobo-Dioulasso et président de la Conférence épiscopale du Burkina Faso-Niger, fût président de la transition comme l’aurait souhaité l’opinion publique, l’Église a proposé à sa place, son candidat. Il s’agit de l’actuel président, Michel Kafando, choisi parmi tant d’autres candidats proposés par d’autres composantes de la société comme l’armée, les partis politiques et les organisations de la société civile.

Juste après la constitution du gouvernement de transition, les évêques ont fait entendre leur voix à travers un message pour rappeler l’objectif principal de la transition : préparer des élections présidentielles démocratiques dans la transparence, la paix et la réconciliation, dont les résultats seront acceptés par tout le peuple et l’opinion internationale. « Il faut arriver à avoir un pays qui avance sur le terrain de la réconciliation et qu’on construise ce pays autour de valeurs comme la justice et la paix », a affirmé Mgr Ouedraogo, à l’issue de l’audience avec le président le vendredi 25 janvier 2015.

L’archevêque à la tête de la commission de réconciliation nationale

Toujours dans la ligne suggérée par l’Église et selon les dispositions de la charte de la transition, le président Michel Kafando, en décembre 2014, a créé la commission de réconciliation nationale et des réformes. Cette commission, au cours de sa première séance le mardi 10 mars 2015, a désigné Mgr Paul Ouedraogo comme président. Ses premières paroles que nous avons recueillies traduisent l’importance de cette commission. « La commission a tenu sa première réunion pour s’organiser et a décidé de travailler de manière consensuelle. Nous avons donc fait des propositions, nous avons discuté et nous nous sommes donné des idées », a-t-il expliqué. Il dit reconnaitre sa responsabilité combien « très lourde » et qu’il l’assume. Il a souligné vouloir travailler en solidarité avec tous les membres de la commission dans l’objectif de répondre, autant que possible, aux aspirations du peuple du Burkina Faso « qui a effectivement besoin », non seulement de cette réconciliation mais aussi de réformes.

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