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Boko Haram attaqué sur trois fronts

© ALI KAYA / AFP
Soldiers of the Chadian army stand next to Panhard AML 90 armoured vehicles on January 21, 2015, at the border between Nigeria and Cameroon, some 40 km from Maltam, as part of a military contingent against the armed Islamist group Boko Haram. Chad, seen as having the most capable military in the region, sent on January 17-18, 2015 a convoy of troops and 400 military vehicles into neighbouring Cameroon to battle Boko Haram. AFP PHOTO / ALI KAYA
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Les armées du Niger et du Tchad ont lancé depuis le Niger une vaste offensive dans le Nord-Est du Nigeria, tandis que se poursuivent celles du Cameroun et de l’armée nigériane.

Au lendemain de l’allégeance qu’il a prêtée au pseudo État islamique (EI) (Aleteia), le groupe islamiste Boko Haram est sur la défensive de part et d’autre du lac Tchad.

Une offensive terrestre et aérienne d’envergure en territoire nigérian a été lancée contre les islamistes de Boko Haram par les forces tchadiennes et nigériennes, positionnées au sud-est du Niger. Lancée les 7 et 8 mars depuis les villes de Bosso et de Diffa, au Niger, cette offensive marque l’ouverture d’un nouveau front avec celui ouvert par l’armée nigériane qui semble décidée à reprendre à Boko Haram son fief de Gwoza, et par les forces camerounaise et tchadienne au Cameroun, de l’autre côté du lac Tchad. Le ministre de la défense du Cameroun a d’ailleurs annoncé que son pays avait verrouillé ses frontières avec le Nigeria pour empêcher Boko Haram de s’y replier.

Quatre pays soutenus par l’Union Africaine

Au total, quatre pays africains, le Nigeria, le Tchad, le Niger et le Cameroun, en proie aux exactions meurtrières des islamistes (près de 10 000 victimes depuis le début de l’année), sont engagés depuis un mois dans une campagne militaire conjointe sans précédent contre Boko Haram. Ils ont le soutien de l’Union africaine (UA) qui a annoncé vendredi 6 mars avoir entériné la création d’une force régionale de lutte contre Boko Haram, atteignant 10 000 hommes et basée à N’Djamena (Tchad). « Cette force, dont le principe avait été adopté le 29 janvier lors d’un sommet des chefs d’État de l’UA, a pour mandat "d’empêcher l’expansion des activités de Boko Haram et d’autres groupes terroristes" et "d’éradiquer leur présence" » (Le Monde).

« Anéantir Boko Haram »

Cette nouvelle offensive répond à la volonté du président tchadien Idriss Déby Itno, d’« anéantir » le groupe armé et d’éliminer son chef, Abubakar Shekau (Le Monde). « C’est la première fois que les troupes nigériennes s’engagent au Nigeria depuis que le Parlement de Niamey a donné son autorisation à un tel déploiement début février » (L’Express). Les armées nigérienne et tchadienne progressent en territoire nigérian avec environ 200 véhicules. « La coalition a repris la ville de Damasak, au Nord-Est, aux islamistes nigérians, qui la tenaient depuis novembre » (Le Figaro), faisant quelque 200 morts chez les combattants de Boko Haram tandis que l’armée tchadienne n’aurait perdu qu’une dizaine d’hommes au terme de « violents combats ».

Mais Boko Haram n’a pas dit son dernier mot. Le groupe islamiste, qui continue de recruter (de gré ou de force) tout en multipliant les massacres, masse des troupes dans son fief de Gwoza, dans le Nord-Est du Nigeria dont il semble vouloir faire un camp retranché, peut-être dans un défi suicidaire bien dans la culture djihadiste (Aleteia). Mais ce « Fort Alamo », s’il a lieu, ne signifierait pas pour autant la fin de Boko Haram, dispersé sur d’immenses et impénétrables territoires. Bien qu’elle soit parvenue à libérer les villes de Monguno et de Baga, toujours dans la région du lac Tchad, on peut douter encore des capacités de l’armée du Nigeria à combattre efficacement Boko Haram : ce sont ces doutes qui expliquent cette première offensive conjointe des armées du Tchad et du Niger sur le sol du Nigeria, offensive modérément appréciée par celui-ci (RFI).

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