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Pie XII a-t-il abandonné les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ?

© DR
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Le Pape a fait tout ce qu’il a pu, et ce de bien des manières, pour les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

On sait aussi que Pie XII était régulièrement informé des tentatives d’assassinat contre Hitler entre 1939 et 1940. Sir d’Arcy Osborne, le chargé d’affaire britannique qui était en contact à ce sujet avec Pie XII note dans son carnet : « Jamais, dans l’histoire, un Pape n’a été engagé d’une façon si délicate dans une conspiration tendant à renverser un tyran par la force ». Et après la guerre, c’est encore le pape Pie XII qui décida l’abstention du Vatican qui permit la création de l’État d’Israël à l’ONU en 1948. Il est reconnu que l’action de l’Église a sauvé plus d’un demi million de juifs et Pie XII a toujours encouragé cela. Il a, à lui seul, sauvé plus de juifs que tous les autres responsables religieux du monde réunis.

Entre 1943 et 1945, à Rome, le Général Karl Wolff menaça à plusieurs reprises d’enlever et de tuer le Pape, d’exterminer toute la Curie, ou d’occuper le Vatican, tout en prétendant parallèlement à Hitler que le Pape coopérait.
Le général en chef nazi à Rome a confirmé ces choses de nombreuses fois avant sa mort et une interview de lui est disponible sur le site de la fondation Pave the way. La déportation du Pape devait se faire au Lichtenstein mais le général, pensant que ce serait un désastre pour l’Allemagne qui aurait risqué la désertion des soldats catholiques de l’armée, assurait sans cesse Hitler de la coopération du Pape. Ces rapports, qui font croire que le Pape penche parfois pour les positions allemandes, sont les seuls documents qui auraient pu faire penser à une certaine compromission, mais il faut bien analyser le contexte de leur rédaction.

Pie XII, de son côté, était en permanence tourmenté par l’alternative dramatique dans laquelle il se trouvait : agir le plus vite possible mais seulement en secret pour préserver les populations, au risque de sembler ne pas en faire assez, ou faire des déclarations publiques et passer pour un héros mais en déclenchant une répression terrible contre des multitudes d’innocents. Le Pape forma un gouvernement en exil pour se prémunir contre les menaces nazies et il fixa les dispositions du conclave qui devait élire le nouveau Pape, dans un pays libre, s’il venait à être arrêté.

Après la guerre, tous les juifs qui avaient vécu de près les événements célébraient avec admiration la politique d’action secrète du Pape en faveur des juifs. Mais en 1963 la pièce de théâtre Le Vicaire, écrite par deux communistes avec l’aide et des documents du KGB pour nuire à l’Église, fait naître une légende sur Pie XII, dépeint comme indifférent voire hostile à la cause des juifs. Cette action du KGB était due au fait que Pie XII était aussi un Pape anticommuniste. À compter de cette date, les pseudo-scandales se succèdent : l’ouvrage de John Cornwell, le film Amen de Costa-Gavras, la plaque contre Pie XII à Yad Vashem, etc. Les manipulations ont beau être dénoncées par des historiens sérieux, elles restent malheureusement inconnues du grand public…

Mais avant 1963, tous les responsables d’Israël ont sans cesse remercié le Pape et célébré ses efforts. Après la guerre, par exemple, l’ancien consul d’Israël à Milan, Pinhas Lapide, déclara : « L’Église catholique sous le pontificat de Pie XII fut l’instrument qui sauva 700 000, mais probablement jusqu’à 860 000 juifs d’une mort certaine de la main des nazis. Ces chiffres dépassent de très loin ceux de toutes les autres Églises, institutions religieuses et organisations de secours réunis » (Three Popes and the Jews, 1967). À la mort de Pie XII, Golda Meir, Premier ministre d’Israël, déclara à l’ONU en 1958 : « Pendant les 10 années de la terreur nazie, quand notre peuple a souffert un martyr effroyable, la voix du Pape s’est élevée pour condamner les bourreaux et pour exprimer sa compassion envers les victimes. Nous perdons un grand Serviteur de la Paix »…

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