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Fabiola : adieu à la « Reine blanche »

AP/Thierry Charlier

Philippe Oswald - Publié le 06/12/14

La Belgique pleure la « mère de tous les Belges », décédée au soir du vendredi 5 décembre. Elle a rejoint son Dieu et l’amour de sa vie, le roi Baudouin.

C’est une grande souveraine et une grande chrétienne qui s’est éteinte vendredi soir au château du Stuyvenberg, à Bruxelles, à l’âge de 86 ans. En retournant à Dieu, la cinquième reine des Belges a aussi rejoint celui dont elle portait le deuil depuis vingt-et-un ans, l’amour de sa vie, le roi Baudouin. « Elle disait souvent qu’elle n’attendait qu’une chose : rejoindre Baudouin. Que ce serait un jour de bonheur pour elle » (Voici).

Cette reine très catholique avait marqué les esprits en assistant aux obsèques de son époux, tout de blanc vêtue, en signe de son espérance en la résurrection, le 7 août 1993. Baudouin était mort brutalement, à 62 ans, après 42 ans de règne, pendant leurs vacances en Espagne. « La dernière apparition publique de la reine, à la santé de plus en plus fragile, remontait au 31 juillet 2013, à l’occasion du 20e anniversaire de la mort de Baudouin. » (L’Express)

Un mariage d’amour entre deux fervents catholiques

Née à Madrid le 11 juin 1928, Dona Fabiola de Mora y Aragon, fille de la noblesse espagnole, avait été infirmière avant d’épouser le plus jeune souverain d’Europe le 6 décembre 1960. Un mariage d’amour entre deux fervents catholiques. « C’est à Lourdes que Baudouin aurait demandé la main de Fabiola (…), issue du catholicisme ibérique le plus pur. Fabiola "est choisie par la très sainte Vierge pour devenir ma femme", écrira le souverain. » (Le Parisien).  Elle fut toujours à ses côtés un soutien aussi discret qu’inébranlable dans l’adversité, notamment lorsque le roi Baudouin refusa héroïquement, en 1990, de signer la loi autorisant l’avortement.

Leur plus grande épreuve fut d’être privés de descendance, Fabiola ayant perdu cinq enfants avant leur naissance. « Nous avons compris que notre cœur était plus libre pour aimer les enfants, absolument tous », a-t-elle confié un jour. La reine multiplie alors les actions caritatives, créant notamment la Fondation Fabiola pour la santé mentale. Elle se consacre aussi à la lutte contre la prostitution ou à l’émancipation des femmes dans les pays en voie de développement. » (Le Figaro)

« Elle fit de Baudouin le roi dont la Belgique avait besoin »

« La Belgique perd une grande Reine. Une Reine d’amour. Une Reine blanche. Une Reine de cœur », écrit La Libre Belgique dans un éditorial vibrant : « …Très vite, dans cette Belgique grise, elle apporta le soleil de son pays, le sourire de sa famille, la force de son éducation. En quelques mois à peine, elle aida son époux à aimer son métier de Roi. En quelques temps seulement, elle devint aussi Belge que les Belges (…). Très vite, elle apprit le néerlandais et à se faire aimer de tout un peuple, des Wallons, des Bruxellois, des Flamands, des germanophones. Elle qui ne parvint jamais à avoir d’enfants fit de tous les enfants de Belgique sa grande famille. Ainsi, grâce à elle, à son amour, à sa présence mais à sa distance aussi, elle fit de Baudouin le Roi dont la Belgique avait besoin. Un Roi qui accompagna la transformation du pays. Unitaire, cette Belgique devint fédérale, par réformes successives. Sans heurts, sans violence. Cette mue fit couler tant d’encre, tant de salive, mais jamais de sang ».

C’est un « deuil pour tous les Belges », a déclaré Didier Reynders, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères. Elle a « marqué plusieurs générations. C’est une page de notre histoire qui tourne », a-t-il ajouté. « Tous se souviendront de ses convictions, de son engagement, de son attention pour les plus faibles tant durant ses 33 années de règne qu’après le décès du Roi Baudouin », a déclaré Benoît Lutgen, le chef du parti centriste CdH.   

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