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Expérience de mort imminente : quand le mystère se fait science

© DR
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Un nouveau livre fascinant vient de paraître sur un thème situé au croisement entre science, philosophie et théologie.

Depuis le siècle des Lumières, les camps du savoir se disputent l’exclusivité du vrai, en particulier pour ce qui concerne la science, laquelle, bousculée par l’urgence de la preuve et de la logique, est contrainte d’attribuer ce qu’elle ne comprend pas au domaine du « mystère », voire du « miracle ». Pourtant, le nombre de scientifiques non seulement fascinés mais intéressés par le concept de « miracle » va croissant : si le miracle est correctement délimité, commencent-ils à affirmer, il s’harmonise parfaitement avec certains phénomènes démontrables en partie seulement.

Cela vaut, par exemple, pour les expériences de mort imminente qui, dans le livre de l’italien Francesco Agnoli Sorella morte corporale. La scienza e l’aldilà (Sœur mort corporelle. La science de l’au-delà), sont non seulement racontées de manière précise et détaillée par des scientifiques, mais pour ceux-ci, ces expériences sont devenues une impulsion à élargir le champ d’étude.
« Cela pourra sembler étrange, écrit Francesco Agnoli, mais le terme ‘miracle’ revient sans doute plus fréquemment chez les scientifiques que chez les philosophes et aujourd’hui chez les théologiens. Il n’est pas rare en effet de parler de ‘miracle’ concernant la création de l’univers : quelle est la chose la plus difficile, ressusciter un mort ou créer l’univers entier ? » Francesco Agnoli s’inspire de cette question pour reconstruire, en guise d’introduction aux interventions des scientifiques, une histoire de l’alliance- plus ou moins légitime selon les époques- entre les divers champs de savoir humain.

Aleteia a rencontré l’auteur, écrivain et animateur du blog http://www.libertaepersona.org :
 
Dans quelle mesure les scientifiques sont-ils de nouveau enclins à accepter le concept de miracle ?
Francesco Agnoli : Dans la mesure où le mot « miracle » a une signification très précise dans la culture chrétienne, très différente de celle des cultures païennes. Pour ces dernières, tout est miracle, car tout résulte de l’intervention de nombreuses divinités qui animent la nature. En revanche, dans la conception chrétienne, ce terme a tout à voir avec les lois de la nature, parce qu’elle identifie un Dieu législateur, qui a établi des lois de l’Univers. Pour les chrétiens, Dieu agit normalement en suivant ses lois : saint Augustin nous le disait. Mais dès lors que le Législateur n’est en rien contraint et limité par ses lois, il peut évidemment aussi bien les suspendre. Un peu comme le fabricant d’une horloge, lequel travaille en actionnant un mécanisme qui tend à fonctionner selon une loi intrinsèque, mais sur lequel il peut intervenir, en en suspendant les fonctionnement et en bougeant les aiguilles vers l’avant ou vers l’arrière.
 
Vous référez-vous à la théorie de Malebranche, celle du « Dieu horloger » ?
F.A. : Oui, mais l’idée d’un « Dieu horloger » doit être bien comprise. Un concept de Dieu comme constructeur de la « machine du monde » existait déjà au Moyen Age, puis chez Kepler et tant de personnages religieux. C’est une idée qui s’oppose à une vision panthéiste, dans laquelle tout est animé, mais ne porte pas nécessairement à un mécanisme absolu. L’idée d’un « Dieu horloger » doit être entendue comme référence à un Dieu qui érige les lois, mais qui pour autant ne se tient pas à l’extérieur des choses par la suite. C’est un Dieu qui crée chaque instant.
 
De quelle manière le miracle s’associe-t-il à l’idée des expériences de mort imminente ?
F.A. : Les expériences de mort imminente sont de plus en plus étudiées également du point de vue scientifique ;  à ce jour elles ne sont pas encore expliquées scientifiquement. Nous n’avons pas la possibilité de dire que ces visions sont simplement le fruit d’un cerveau devenu fou ; il semblerait plutôt que quelque chose nous met en relation avec la grande énigme du rapport esprit/cerveau. Nous avons par le passé toujours réfléchi sur le rapport âme/corps, et nous avons compris au fil du temps que l’âme n’est pas un contenu et le corps un contenant, mais qu’il existe une connexion intime. Cela ne signifie pas pour autant qu’il y ait égalité ou similitude. Beaucoup de choses aujourd’hui nous font comprendre que l’esprit et le cerveau constituent une dualité. De nombreux aspects, en effet, ne sont réductibles au seul cerveau- ma personnalité, ma conscience, le fait que les cerveaux objectifs produisent une personnalité subjective- et nous font ainsi penser à l’existence de l’esprit.

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