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Hong Kong : un 1er octobre sous tension

Eglises d'Asie
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Alors que les manifestations prennent de l’ampleur à Hong Kong, la journée du 1er octobre, fête nationale chinoise, concentre tous les dangers.

« Il n’y a pas de solution », regrette un expatrié français vivant à Hongkong. Le 30 août dernier, le Parti communiste chinois répondait aux manifestants en leur proposant un « système de vote » pour choisir le chef de l’exécutif de Hong Kong, qui revient à trancher entre trois candidats… tous sélectionnés par le Parti. Une parodie de démocratie à laquelle les opposants se refusent.

Partie du mouvement Occupy Central, l’occupation du quartier d’affaire de Hong Kong, le mouvement s’est amplifié à la suite de la réaction de la police chinoise, qui a notamment fait usage de gaz lacrymogène contre les opposants. Les témoins expatriés sont assez étonnés de la réaction indignée de la population au comportement des policiers : l’usage des gaz lacrymogènes est limité et il n’y a pas eu de provocations, dans une ville où la délinquance est restreinte et les manifestations habituellement inexistantes. Commencé avec quelques milliers d’étudiants, le mouvement de protestation rassemblait mardi 80 000 personnes, selon Human Rights Watch.

L’exaspération à son comble
Malgré l’apparence très lisse de la société hongkongaise, la journée de mercredi pourrait dégénérer. C’est la fête nationale chinoise, qui est habituellement célébrée par de grands rassemblements et des feux d’artifice. Cette année, il n’y aura pas de festivité à Hong Kong, par décision du Parti, peut-être pour porter l’exaspération à son comble. Le Parti pouvant difficilement céder sans perdre la face, il lui reste la solution de la force brute, comme l’emprisonnement des « meneurs », mais cela lui vaudrait la désapprobation internationale. Il pourrait le supporter, mais une façon plus perverse de mettre fin à cette crise serait de pousser les « manifestants pro-chinois » à l’affrontement. Ils sont entre deux 2000 et 5000 et il suffirait de quelques accidents pour faire porter le mauvais rôle aux manifestants.

L’Église Catholique dans les cortèges
L’évêque émérite de Hong Kong, Mgr Joseph Zen Ze-kiun, soutient ouvertement le mouvement depuis ses débuts. Il a dormi avec les manifestants et a participé aux conférences publiques données au cours des événements. Bien que les catholiques soient très minoritaires à Hong Kong, leur participation est loin d’être anecdotique. Les lycées catholiques, qui scolarisent près d’un quart des élèves de la ville, ont assuré que ceux qui participeraient aux manifestations ne seraient pas pénalisés. Des rassemblements de prières avec des élèves devraient clôturer les manifestations,rapporte l’agence Eglises d’Asie.
 
 
 

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