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Le synode, expression de la collégialité épiscopale

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Qu'est ce qu'un synode ? Comment le définir ? Que signifie "expression de la collégialité épiscopale "? Le Père Cédric Burgun explicite son organisation.

Le synode, je l’ai dit dans mon précédent billet, est une institution récemment remise au jour dans l’Église et le Code actuel de droit canonique reprend les différentes dispositions (les canons 342 à 348) que Paul VI avait prises en son temps, avant la promulgation de l’actuel Code en 1983. La dernière « mise à jour » du règlement du Synode est récente puisqu’elle fut donnée par le pape Benoit XVI par un Rescrit d’audience de la Secrétairerie d’État le 29 septembre 2006.

Comment définir simplement un synode ?
On peut la définir comme une « assemblée d’évêques » choisis de par le monde, qui se réunissent pour un temps déterminé, afin de travailler ensemble un sujet préalablement défini par le Saint-Père. Cette assemblée doit favoriser une plus étroite communion entre le pape et les évêques, dans leur charge pastorale respective de l’Église ; les évêques, par l’assemblée synodale, aident donc le pape de leurs conseils. C’est pourquoi, comme je l’ai dit précédemment, les évêques assistent le Pape dans son gouvernement de l’Église, mais ce qui signifie aussi que le Synode n’est pas titulaire de l’autorité suprême dans l’Église. Dit autrement, ce n’est pas un parlement qui peut légiférer (le canon 343 est très clair à ce sujet : il n’appartient pas au synode « de trancher ces questions ni de porter des décrets, à moins que, dans des cas précis, il n’ait reçu pouvoir délibératif du Pontife Romain à qui il revient alors de ratifier les décisions du synode »), mais une assemblée de coopérateurs à l’autorité suprême qu’est le pape. On est loin du danger – certains le croient le voir aujourd’hui – comme si l’institution synodale, si elle devenait permanente, serait le nouveau « conciliarisme » dans l’Église. Autrement dit, le Code de droit canonique a « réduit » la compétence du synode : son pouvoir est seulement consultatif, ce qui signifie discuter des questions à traiter et émettre des souhaits. Autrement dit, les avis du synode des évêques ne sont pas contraignants pour le Pape.

C’est pourquoi le canon 344 établit clairement que :
 

« Le synode des évêques est directement soumis à l’autorité du Pontife Romain à qui il appartient : 1) de convoquer le synode chaque fois que cela lui parait opportun, et de désigner le lieu où se tiendra l’assemblée ; 2) de ratifier le choix des membres à élire selon le droit particulier, de désigner et de nommer d’autres membres ; 3) de fixer en temps opportun, selon le droit particulier et avant la célébration du synode, la matière des questions à traiter ; 4) de préciser l’ordre du jour ; 5) de présider le synode par lui-même ou par d’autres : 6) de conclure le synode, le transférer, le suspendre et le dissoudre. »
 

Une « expression de la collégialité épiscopale »
Loin de là, le synode est avant tout une « expression de la collégialité épiscopale », comme l’avait dit saint Jean-Paul II en 1983, définie de manière plus profonde au Concile Vatican II, sans nier la mission pontificale de l’évêque de Rome, bien évidemment, membre de droit du synode (qui ne peut se réunir sans lui) : le pape est celui-là même qui le convoque ! Certes, après sa création, les débats furent nombreux au sujet de la nature de cette institution. Aujourd’hui, cette institution est assez « stable » et claire pour ne poser aucune question doctrinale quant à son autorité. Seuls les tenants d’une mauvaise compréhension de la démocratie dans l’Église croient y voir encore le futur du gouvernement ecclésial … Si, théologiquement, cela ne tiendrait évidemment pas, ce serait de plus une mauvaise compréhension de la démocratie confondue avec un parlementarisme primaire : le synode n’est pas une assemblée des députés de l’épiscopat mondial ! Mais là n’est pas notre sujet.

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