Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Vendredi 15 octobre |
Sainte Thérèse d'Avila
Aleteia logo
home iconÉglise
line break icon

Pape François : maltraiter et exploiter des enfants, une honte devant Dieu !

Isabelle Cousturié - aleteia - Publié le 25/05/14

A Bethleem, deuxième étape de sa visite en Terre Sainte, le Souverain Pontife lance un vibrant plaidoyer pour les droits de l'enfant.

« Les enfants sont un signe. Signe d’espérance, signe de vie (…) Quand les enfants sont accueillis, aimés, défendus, protégés dans leurs droits, la famille est saine, la société est meilleure, le monde est plus humain », a plaidé le pape François pour tous « ces enfants trop nombreux qui continuent de vivre dans des situations inhumaines, aux marges de la société » dans le monde.

Le pape François célébrait une messe devant une foule de chrétiens palestiniens, sur la place de la Mangeoire, juste à côté de l’église de la Nativité, à Bethléem, encerclée par les forces de sécurité israéliennes. Seuls 10.000 fidèles ont pu assister à la messe, sur stricte autorisation, certains même venus de Galilée ou de la bande de Gaza où le pape n’ira pas. Parmi les participants, le président palestinien Mahmoud Abbas, rencontré en début de matinée,  la maire de Bethléem, Mme Vera Baboun, et des centaines de travailleurs migrants d’Asie.

Toute l’homélie du Saint-Père était centrée sur l’enfant, sur son bien-être et ses droits, bien souvent bafoués, négligés par des adultes trop occupés à soigner leurs intérêts : « Malheureusement, dans notre monde qui a développé les technologies les plus sophistiquées, de nombreux enfants aujourd’hui encore sont exploités, maltraités, tenus en esclavage, objets de violence et de trafics illicites. De nombreux enfants sont aujourd’hui déracinés, réfugiés, parfois noyés dans les mers, spécialement dans les eaux de la Méditerranée », a dénoncé le pape.

« De tout cela nous avons honte aujourd’hui devant Dieu. Ce Dieu qui s’est fait Enfant », a-t-il dit. Son appel à un sursaut de conscience claque au-dessus des textes :

«  Et nous, qui sommes-nous devant l’Enfant Jésus ? Qui sommes-nous devant les enfants d’aujourd’hui ? Sommes-nous comme Marie et Joseph, qui accueillent Jésus et en prennent soin avec amour maternel et paternel ? Ou bien sommes-nous comme Hérode, qui veut l’éliminer ? Sommes-nous comme les bergers, qui vont en toute hâte, s’agenouillent pour l’adorer et offrent leurs humbles présents ? Ou bien sommes-nous indifférents ? Sommes-nous peut-être des rhéteurs et des piétistes, des personnes qui exploitent les images des enfants pauvres à des fins lucratives ? Sommes-nous capables de nous tenir à côté d’eux, de « perdre du temps » avec eux ? Savons-nous les écouter, les défendre, prier pour eux et avec eux ? Ou bien les négligeons-nous, pour nous occuper de nos intérêts ? ».

Et de poursuivre : « quand un enfant pleure c’est peut-être par ce qu’il a faim, parce qu’il a froid, parce qu’il veut rester dans les bras… Aujourd’hui les enfants pleurent beaucoup, et leurs pleurs nous interpellent. Dans un monde qui met au rebut chaque jour des tonnes de nourriture et de médicaments, il y a des enfants qui pleurent, en vain, de faim et de maladies facilement curables… ». Sans compter les larmes « étouffées » de tous ceux qui « doivent combattre, doivent travailler, qui ne peuvent pas pleurer ! » : les petits travailleurs esclaves et les enfants soldats.  Aujourd’hui, a insisté le pape, les enfants ont besoin d’être accueillis et défendus, dès l’instant où ils sont  dans le ventre de leur  mère.

Avant de rappeler et conclure : « L’Enfant Jésus né à Bethléem, chaque enfant qui naît et qui grandit en chaque partie du monde, est un signe “diagnostic”, qui nous permet de vérifier l’état de santé de notre famille, de notre communauté, de notre nation. De ce diagnostic franc et honnête, peut jaillir un nouveau style de vie, où les relations ne soient plus de conflit, d’oppression, de ‘‘consommation’’, mais soient des relations de fraternité, de pardon et de réconciliation, de partage et d’amour ».

Le pape François devait également dialoguer avec des enfants d’un camp de réfugiés proche de Dheisheh, puis déjeuner avec des familles palestiniennes défavorisées.


Tags:
ChrétiensPape FrançoisTerre sainte
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
Wedding dresses collection Laure de Sagazan 2022
Marzena Devoud
Robes de mariée : les tendances de l’année 2022
2
Mathilde de Robien
La pyramide de la patience ou les étapes de la relation amoureuse
3
Agnès Pinard Legry
Mgr de Moulins-Beaufort et Gérald Darmanin, deux lectures du secr...
4
Agnès Pinard Legry
La « démission collective des évêques » est-elle envisageable ?
5
Pope-Francis-Mgr-Giovanni-Ravelli-Antoine-Mekary-Aleteia
Agnès Pinard Legry
La silhouette qui va maintenant accompagner le Pape tous les jour...
6
Agnès Pinard Legry
Y a-t-il eu plus d’abus sexuels dans l’Église que dans le reste d...
7
confession
Mgr Bruno Valentin
Et si le rapport Sauvé nous aidait à mieux confesser ?
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement